Culture et Loisirs

International

Société

Publié le

20/10/2025

Lisez vous des livres ?

Résultats ajustés

du 22/07/2026 à 06:24

Depuis toujours

Réponses

2155

Oui

76%

Non

24%

Synthèse des résultats

La lecture de livres occupe une place singulière dans le paysage culturel français. Au-delà du simple loisir, elle renvoie à des questions d'accès à la culture, de transmission du savoir et d'inégalités sociales. Comprendre qui lit, et dans quelle mesure, permet d'éclairer des dynamiques plus larges sur les pratiques culturelles. Dans l'ensemble, une large majorité des répondants sur Politês déclare lire des livres : 77 % répondent oui, contre 23 % non. Ce résultat témoigne d'une adhésion majoritaire à la pratique de la lecture, même si près d'un quart de la population interrogée s'en déclare absente. La tendance dominante est claire, sans pour autant effacer cette minorité non négligeable. Premier enseignement notable : un écart de genre marqué. Les femmes déclarent lire des livres à hauteur de 83 %, contre 70 % pour les hommes, soit un différentiel de 13 points. Cet écart pourrait refléter des pratiques culturelles différenciées selon le genre, un phénomène régulièrement documenté dans les études sur la consommation culturelle en France, sans qu'il soit possible d'en identifier ici la cause précise. Deuxième enseignement : une variation selon l'âge, avec un creux chez les plus jeunes. Les 18-24 ans affichent le taux de lecture le plus bas, à 60 %, tandis que les 15-17 ans se situent à 65 %. À partir de 25 ans, la proportion de lecteurs augmente progressivement, pour atteindre 79 % chez les 50-64 ans. Les 65 ans et plus se situent légèrement en retrait, à 75 %. Ce profil par âge pourrait aller dans le sens d'un rapport à la lecture qui se consolide avec l'avancée en âge, même si d'autres facteurs — comme la disponibilité du temps libre ou les modes de consommation culturelle propres aux jeunes générations — pourraient également contribuer à cette observation. Troisième enseignement : une stratification socioprofessionnelle modérée. Les CSP+ déclarent lire à 80 %, les CSP- à 76 %, et les inactifs à 70 %. L'écart entre le haut et le bas de l'échelle reste limité, mais il est présent. Il pourrait faire écho aux liens historiquement documentés entre niveau de capital culturel et pratiques de lecture, sans qu'il soit possible de conclure à un déterminisme fort. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large. La France dispose d'une longue tradition de politique publique en faveur du livre, portée notamment par des institutions comme le Centre National du Livre et par des initiatives récurrentes de promotion de la lecture auprès de tous les publics. Dans le même temps, l'essor des usages numériques et la multiplication des formats textuels en ligne ont profondément reconfiguré le rapport à l'écrit. Ces transformations pourraient contribuer à expliquer une partie des écarts observés entre générations, même si les données disponibles ne permettent pas de trancher sur ce point. Les résultats sont redressés pour refléter au mieux la population française, ce qui renforce leur robustesse. Il convient toutefois de noter que la question posée ne distingue ni la fréquence ni le type de lecture, ce qui invite à interpréter le taux global avec une certaine réserve. Si la lecture de livres reste une pratique partagée par une large majorité de la population, les variations selon le genre, l'âge et la catégorie socioprofessionnelle rappellent qu'elle n'est pas uniformément répartie. La question qui se pose est celle des conditions dans lesquelles ces écarts pourraient évoluer, notamment à mesure que les frontières entre lecture traditionnelle et lecture numérique continuent de se brouiller.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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