Culture et Loisirs

International

Société

Publié le

20/10/2025

Lisez vous des livres ?

Résultats ajustés

du 31/10/2026 à 07:39

Depuis toujours

Réponses

1269

Oui

77%

Non

23%

Synthèse des résultats

La lecture de livres constitue un marqueur culturel majeur en France, inscrit dans une longue histoire d'alphabétisation et dans une politique publique du livre portée par l'État. Derrière une question apparemment simple se dessine une réalité plus nuancée : qui lit encore, et dans quels segments de la population cette pratique est-elle la plus répandue ou la plus fragilisée ? À l'échelle nationale, une large majorité des répondants sur Politês déclare lire des livres : 76 % répondent positivement, contre 24 % négativement. Ce résultat traduit un rapport globalement favorable à la lecture, sans pour autant effacer des disparités notables selon le genre, l'âge ou la catégorie socioprofessionnelle. Premier enseignement : l'écart entre femmes et hommes est l'un des plus marqués de l'enquête. Les femmes déclarent lire des livres à 83 %, contre 69 % pour les hommes, soit un écart de 14 points. Ce résultat s'inscrit dans la continuité d'une différenciation de genre dans les pratiques culturelles, phénomène régulièrement documenté par les études sur la consommation culturelle. Deuxième enseignement : la lecture varie sensiblement selon l'âge. Les 18-24 ans affichent le taux le plus bas, avec 60 % de réponses positives, contre 80 % chez les 50-64 ans. Les 25-34 ans se situent à 72 %, tandis que les 35-49 ans rejoignent la moyenne nationale à 76 %. Cet écart générationnel pourrait suggérer que les jeunes adultes, davantage exposés aux formats numériques courts et aux usages fragmentés des écrans, entretiendraient un rapport différent au livre traditionnel — sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion causale. Troisième enseignement : le niveau socioprofessionnel semble associé à des pratiques de lecture légèrement différenciées. Les CSP+ déclarent lire à 79 %, contre 74 % pour les CSP- et 73 % pour les inactifs. L'écart reste modéré, mais il pourrait indiquer que l'accès ou le goût pour la lecture varie selon les ressources culturelles et économiques disponibles. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte institutionnel dense. La France dispose d'un ensemble de dispositifs publics dédiés au livre, des bibliothèques municipales aux librairies indépendantes, en passant par le Centre national du livre. La loi de 2021 a élargi les missions des bibliothèques en direction de l'inclusion et de la maîtrise de la langue, témoignant d'une préoccupation persistante pour l'accès à la lecture au-delà des publics déjà acquis. Par ailleurs, les recherches en sciences cognitives et en pédagogie alimentent un débat sur les effets comparés des supports papier et numérique sur la qualité de la compréhension, notamment en milieu scolaire. Les données présentées ici sont redressées afin de refléter au mieux la population française, ce qui renforce leur fiabilité globale. Il convient néanmoins de rappeler que la question repose sur une autodéclaration, susceptible d'introduire un biais de désirabilité sociale : certains répondants pourraient se déclarer lecteurs plus fréquemment qu'ils ne le sont en réalité. Si la lecture de livres demeure une pratique largement répandue en France, les écarts observés selon le genre et la tranche d'âge invitent à s'interroger sur les conditions de sa transmission et de son renouvellement. La question de savoir si ces tendances se renforcent ou s'atténuent dans le temps reste ouverte.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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