Culture et Loisirs
International
Société
Publié le
13/11/2025
du 01/11/2026 à 00:35
Depuis toujours
Réponses
2154
Oui très bien
26%
Non zéro
11%
Oui je peux me faire comprendre
40%
A little bit
23%
La maîtrise de l'anglais est un sujet qui traverse de nombreux débats en France, des politiques éducatives aux exigences du monde professionnel. Dans un contexte de mondialisation où l'anglais s'impose comme langue de référence dans les échanges internationaux, la question du niveau réel des Français reste centrale. Cette enquête menée sur Politês propose un éclairage sur la perception qu'ont les Français de leur propre compétence dans cette langue. Le résultat global dessine un tableau nuancé. Une majorité relative des répondants, 40 %, se décrit comme capable de se faire comprendre en anglais, sans revendiquer une maîtrise approfondie. Un peu plus d'un quart, 27 %, déclarent parler très bien anglais. À l'opposé, 22 % se limitent à quelques mots et 11 % déclarent ne parler aucun mot d'anglais. Autrement dit, près d'un tiers des répondants expriment une compétence très limitée ou nulle, tandis que les deux tiers restants se situent sur un spectre allant de la débrouillardise à la maîtrise fluente. Premier enseignement : un écart générationnel perceptible. Les 65 ans et plus se distinguent nettement du reste de la population, avec seulement 11 % déclarant parler très bien anglais et 39 % indiquant ne pas parler anglais du tout. À l'inverse, les 15-17 ans et les 18-24 ans affichent les taux de non-pratique les plus faibles, respectivement 6 % et 7 %. Cet écart pourrait refléter un effet de génération lié à l'évolution des méthodes d'enseignement et à une exposition accrue à l'anglais via les médias numériques chez les plus jeunes. Deuxième enseignement : un clivage socioprofessionnel marqué. Les CSP+ sont 33 % à se déclarer très bons en anglais, contre seulement 17 % chez les CSP-. À l'inverse, 20 % des CSP- déclarent ne pas parler anglais du tout, soit plus du triple du taux observé chez les CSP+ (6 %). Ces données pourraient aller dans le sens d'une inégalité d'accès aux ressources linguistiques, qu'il s'agisse de la formation initiale, des voyages ou des environnements professionnels exposés à l'anglais. Troisième enseignement : la région Île-de-France se démarque sensiblement. Les Franciliens interrogés sont 41 % à déclarer parler très bien anglais, contre 21 à 25 % dans les autres grandes régions. Cet écart pourrait être associé à la surreprésentation de profils CSP+ et de métiers à dimension internationale dans la capitale, davantage exposés aux contextes anglophones. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la France occupait, selon l'indice EF EPI, une position intermédiaire parmi les pays européens pour la maîtrise de l'anglais. L'objectif fixé à 2025 d'amener au moins 80 % des élèves de troisième au niveau A2 du CECRL témoigne de la conscience des pouvoirs publics quant aux marges de progression existantes. Les données recueillies ici, si elles reposent sur une auto-évaluation déclarative et non sur des tests standardisés, semblent cohérentes avec cette réalité : un niveau fonctionnel dominant, une maîtrise avancée encore minoritaire. La perception qu'ont les Français de leur niveau d'anglais reflète une compétence fonctionnelle répandue, mais une maîtrise avancée encore inégalement distribuée selon les générations, les catégories socioprofessionnelles et les territoires. La question qui demeure ouverte est celle de l'écart entre compétence perçue et compétence effective, et de ce qu'il pourrait révéler des dynamiques d'apprentissage à l'œuvre dans la société française.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
9015
Aztek21
a demandé
Réponses
8495
Lisa
a demandé
Réponses
8412