Culture et Loisirs
International
Société
Publié le
13/11/2025
Résultats ajustés
du 04/09/2026 à 18:32
Depuis toujours
Réponses
1956
Oui très bien
23%
Non zéro
17%
Oui je peux me faire comprendre
38%
A little bit
22%
La maîtrise de l'anglais est une question récurrente dans le débat public français, à l'intersection des enjeux éducatifs, professionnels et culturels. Dans un pays où la langue nationale fait l'objet d'une protection institutionnelle forte, la compétence en anglais traduit aussi une tension plus profonde entre identité linguistique et exigences de la mondialisation. Globalement, une majorité des répondants sur Politês s'estime en mesure de communiquer en anglais, à des degrés divers. Près de six répondants sur dix déclarent pouvoir se faire comprendre ou parler très bien anglais, soit respectivement 38 % et 23 %. À l'opposé, 17 % affirment ne pas parler anglais du tout, et 22 % se situent dans une zone intermédiaire, qualifiant eux-mêmes leur niveau d'« a little bit ». Ce tableau d'ensemble dessine une population majoritairement dotée d'une compétence fonctionnelle en anglais, sans pour autant atteindre une maîtrise généralisée. Premier enseignement : un écart notable entre hommes et femmes. Les hommes sont plus nombreux à se déclarer anglophones confirmés, 27 % indiquant parler très bien anglais contre 20 % chez les femmes. À l'inverse, les femmes déclarent plus fréquemment un niveau nul (19 % contre 15 %) ou un niveau limité (26 % contre 17 %). Cet écart, observable dans l'auto-évaluation, pourrait refléter des différences dans les contextes d'exposition à la langue, autant que dans la propension à évaluer ses propres compétences selon des normes variables selon le genre. Deuxième enseignement : une tendance générationnelle marquée. Les 15-24 ans affichent les niveaux déclarés les plus élevés, avec respectivement 30 % et 28 % indiquant parler très bien anglais, et des taux de non-maîtrise très faibles (6 % et 7 %). À l'autre extrémité, les 65 ans et plus se distinguent nettement : 39 % déclarent ne parler aucun anglais, soit le taux le plus élevé de toutes les tranches d'âge. On peut émettre l'hypothèse que les générations ayant bénéficié d'un enseignement des langues plus intensif et d'une exposition accrue via les médias numériques présentent une meilleure aisance déclarée avec l'anglais. Troisième enseignement : un clivage socio-professionnel significatif. Les CSP+ se distinguent nettement, avec 34 % déclarant parler très bien anglais et seulement 6 % indiquant un niveau nul. Chez les CSP- et les inactifs, ces proportions s'inversent : respectivement 12 % et 14 % se déclarent très à l'aise, tandis que 28 % et 27 % affirment ne pas parler anglais du tout. Ces résultats pourraient aller dans le sens d'un lien entre catégorie socio-professionnelle et accès à des environnements propices à la pratique de la langue, qu'il s'agisse de la formation initiale, des voyages ou du milieu professionnel. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où l'anglais occupe une place croissante sur le marché du travail français. France Travail, organisme public de placement et d'accompagnement professionnel, a ainsi développé des dispositifs visant à encourager son apprentissage. Parallèlement, des institutions comme l'Académie française continuent de signaler l'expansion des anglicismes dans la communication institutionnelle. Cette tension entre nécessité pratique de l'anglais et attachement à la langue française structure depuis plusieurs décennies le débat autour de la loi Toubon de 1994, dont l'efficacité reste débattue. Les résultats recueillis sur Politês rappellent que la maîtrise de l'anglais n'est pas uniforme dans la population, et que des inégalités persistantes semblent traverser à la fois les générations, les genres et les catégories sociales. Il convient de noter que les résultats présentés reposent sur une auto-évaluation des répondants, ce qui introduit une part de subjectivité dans la mesure du niveau réel de maîtrise de la langue. Si une majorité de répondants sur Politês se déclare capable de communiquer en anglais, la maîtrise apparaît inégalement répartie selon l'âge, le genre et la catégorie socio-professionnelle. La question de savoir si ces écarts se réduiront avec les évolutions du système éducatif et du marché du travail, ou s'ils reflètent des dynamiques sociales plus structurelles, reste ouverte.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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