Environnement

Santé

Société

Publié le

30/10/2025

Vous pensez que augmenter le coût du tabacs vas aider les fumeurs a arrêté ?

Résultats ajustés

du 18/10/2026 à 15:02

Depuis toujours

Réponses

521

Oui

37%

Non

63%

Synthèse des résultats

La question du prix du tabac comme outil de lutte contre le tabagisme occupe une place centrale dans les débats de santé publique en France. Derrière cette interrogation se joue une question de fond : les Français croient-ils aux politiques fiscales comme levier de changement de comportement, ou perçoivent-ils la dépendance comme un obstacle que l'argument économique ne suffit pas à surmonter ? Le résultat est net. Une majorité de 62 % des répondants sur Politês estiment que l'augmentation du coût du tabac n'aidera pas les fumeurs à arrêter, contre 38 % qui pensent le contraire. On est loin d'un partage équilibré des opinions : le scepticisme l'emporte clairement, même si une part significative de la population interrogée reste ouverte à l'efficacité de cette mesure. Premier enseignement : un écart notable selon le genre. Les hommes sont 46 % à croire en l'effet incitatif de la hausse des prix, contre 30 % des femmes. Cet écart de seize points pourrait suggérer que les femmes seraient, dans l'ensemble, plus sceptiques quant à la capacité du levier tarifaire à modifier les comportements des fumeurs. Sans qu'il soit possible d'en établir la cause, cette différence d'appréciation mérite d'être relevée. Deuxième enseignement : une ligne de partage par catégorie socioprofessionnelle. Les CSP+ sont 46 % à juger la mesure efficace, contre 33 % des CSP-. Ce résultat mérite attention : ce sont les catégories aux revenus plus élevés qui se montrent les plus confiantes dans l'effet dissuasif du prix, alors même que les ménages modestes sont, selon les données disponibles, les plus touchés par la charge financière que représente le tabac. Cet écart pourrait refléter une perception différente du rapport au prix selon le niveau de ressources, sans qu'il soit possible d'en tirer de conclusion définitive. Troisième enseignement : les 35-64 ans font figure d'exception. Les tranches d'âge 35-49 ans et 50-64 ans, avec respectivement 51 % de réponses favorables dans chacune, sont les seules à atteindre ou dépasser la majorité sur cette question. Les autres tranches restent en deçà, notamment les 18-24 ans (37 %) et les 25-34 ans (38 %). Ce profil générationnel pourrait aller dans le sens d'une perception plus concrète des enjeux de santé chez les adultes d'âge intermédiaire, sans qu'on puisse en tirer de conclusion définitive. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où les politiques de hausse tarifaire sur le tabac constituent une composante centrale de la stratégie française de santé publique. Si des études institutionnelles montrent qu'une fraction importante de fumeurs déclare être motivée à arrêter par les hausses de prix, les Français sur Politês semblent, en majorité, douter que cet outil soit suffisant face à la réalité de la dépendance. Le développement du marché parallèle du tabac, régulièrement documenté dans les analyses sectorielles, pourrait également alimenter ce scepticisme quant à l'efficacité réelle des hausses de prix. Les résultats présentés sont redressés pour refléter au mieux la population française et reposent sur un échantillon de 520 participants. Ce résultat illustre une tension persistante entre l'outil fiscal comme levier de santé publique et la perception populaire de son efficacité réelle. La question qui reste ouverte est celle des conditions dans lesquelles cette confiance pourrait évoluer : des hausses tarifaires plus significatives, un accompagnement renforcé à l'arrêt du tabac, ou d'autres formes d'intervention pourraient-ils modifier cette perception ? Les données ne permettent pas, à ce stade, de trancher.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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