Politique

Sécurité et Justice

Société

Publié le

14/10/2025

Pensez-vous que l'installation de plus de caméras de vidéosurveillance dans l'espace public est une mesure efficace pour lutter contre l'insécurité ?

Résultats ajustés

du 16/07/2026 à 20:48

Depuis toujours

Réponses

1964

Oui

61%

Non

39%

Synthèse des résultats

La vidéosurveillance dans l'espace public cristallise les tensions entre impératifs sécuritaires et protection des libertés individuelles. Alors que le parc de caméras ne cesse de s'étendre en France, la question de leur efficacité réelle reste ouverte, aussi bien dans le débat scientifique que dans le débat politique. Sur ce sujet, les répondants sur Politês expriment une adhésion majoritaire : 61 % estiment que l'installation de davantage de caméras de vidéosurveillance constitue une mesure efficace pour lutter contre l'insécurité, contre 39 % qui ne le pensent pas. Ce résultat dessine un paysage d'opinion penché en faveur de cet outil, sans pour autant effacer un scepticisme significatif qui réunit près de quatre personnes sur dix. Premier enseignement, l'âge introduit un écart notable dans les perceptions. Les 50-64 ans et les 65 ans et plus affichent des taux d'adhésion respectivement de 74 % et 70 %, quand les tranches plus jeunes — 15-17 ans, 18-24 ans et 25-34 ans — se situent toutes entre 53 % et 54 %. Cet écart générationnel pourrait suggérer des sensibilités différentes face au sentiment d'insécurité, mais aussi des préoccupations plus marquées chez les plus jeunes à l'égard des enjeux de surveillance et de protection des données personnelles. Deuxième enseignement, le genre introduit également une différenciation. Les hommes soutiennent davantage la mesure (63 %) que les femmes (59 %), un écart modéré mais cohérent avec la tendance générale. Troisième enseignement, les inactifs expriment un soutien plus net (67 %) que les CSP+ (60 %) et les CSP- (59 %). Cette différence pourrait aller dans le sens d'une sensibilité plus forte au sentiment d'insécurité au sein de cette population, bien que cette lecture reste interprétative. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le débat sur l'efficacité réelle de la vidéosurveillance demeure tranché ni scientifiquement ni politiquement. Des travaux académiques ont régulièrement souligné que l'effet dissuasif des caméras, lorsqu'il est observé, peut s'accompagner d'un déplacement de la délinquance vers des zones moins surveillées plutôt que d'une réduction globale. Par ailleurs, l'émergence des caméras dites intelligentes, capables d'analyser automatiquement les comportements en temps réel, a relancé les interrogations sur la frontière entre sécurité publique et protection des libertés fondamentales. En France, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) a explicitement appelé à un encadrement strict de ces technologies. Les résultats ont fait l'objet d'un redressement statistique visant à corriger les biais d'échantillonnage, ce qui renforce leur valeur représentative de la population française. Au total, la vidéosurveillance bénéficie d'un soutien majoritaire, porté en particulier par les générations les plus âgées. Ce soutien coexiste cependant avec un scepticisme non négligeable, qui pourrait traduire moins un rejet de l'objectif sécuritaire qu'une interrogation sur la pertinence des moyens pour y parvenir. La question qui demeure est celle-ci : dans quelle mesure la perception d'efficacité d'un outil sécuritaire façonne-t-elle son déploiement, indépendamment des preuves objectives de son impact ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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