Politique

Sécurité et Justice

Société

Publié le

14/10/2025

Pensez-vous que l'installation de plus de caméras de vidéosurveillance dans l'espace public est une mesure efficace pour lutter contre l'insécurité ?

Résultats ajustés

du 16/09/2026 à 03:15

Depuis toujours

Réponses

1999

Oui

60%

Non

40%

Synthèse des résultats

La question de la vidéosurveillance dans l'espace public occupe une place récurrente dans le débat politique français. Régulièrement convoquée lors des campagnes électorales locales, elle cristallise des tensions entre impératifs sécuritaires et préoccupations liées aux libertés individuelles. Mesurer la perception de son efficacité par les Français permet d'éclairer la résonance populaire d'une mesure souvent présentée comme une réponse visible à l'insécurité. Sur l'ensemble des répondants, une majorité se dégage en faveur de l'efficacité de ce dispositif : 60 % des répondants interrogés sur Politês estiment que l'installation de davantage de caméras de vidéosurveillance constitue une mesure efficace pour lutter contre l'insécurité, contre 40 % qui ne le pensent pas. Ce résultat traduit une adhésion majoritaire, sans pour autant relever du consensus, puisque quatre répondants sur dix expriment un doute ou un rejet de cette efficacité. Premier enseignement notable : un écart générationnel marqué. Les répondants de 50 à 64 ans sont 73 % à considérer la vidéosurveillance comme efficace, et ceux de 65 ans et plus à 69 %, soit des niveaux sensiblement supérieurs à la moyenne. À l'inverse, les 18-24 ans (52 %) et les 25-34 ans (53 %) se montrent nettement plus réservés, frôlant le partage égal des opinions. Ces écarts pourraient suggérer que les générations plus jeunes entretiennent un rapport plus ambivalent à ces dispositifs, dans un contexte où les enjeux de vie privée et de surveillance numérique font l'objet d'une attention croissante. Deuxième enseignement : les différences selon la catégorie socioprofessionnelle restent limitées mais perceptibles. Les inactifs sont les plus enclins à percevoir la vidéosurveillance comme efficace (66 %), devant les CSP- (60 %) et les CSP+ (58 %). Ces écarts modestes ne permettent pas de conclure à une divergence structurelle forte, mais pourraient aller dans le sens d'une perception de l'insécurité plus prégnante parmi les catégories inactives. Troisième enseignement : la géographie n'introduit pas de clivage majeur. Les résultats par région varient peu, de 53 % en Nord-Ouest à 57 % en Île-de-France, sans écart suffisant pour identifier une dynamique territoriale distincte. De même, l'écart entre hommes (61 %) et femmes (60 %) est négligeable. Ces résultats méritent d'être lus au regard d'un débat scientifique et institutionnel qui reste ouvert. Plusieurs chercheurs et institutions, dont la Cour des comptes, ont pointé une efficacité difficile à mesurer ou peu documentée de la vidéosurveillance en matière de prévention de la délinquance. L'effet dissuasif souvent avancé est contesté, et certaines études indiquent que la délinquance tendrait à se déplacer plutôt qu'à disparaître. Par ailleurs, l'essor de la vidéosurveillance algorithmique soulève des questions juridiques et éthiques que le cadre législatif actuel cherche à encadrer progressivement. Dès lors, la perception favorable exprimée par une majorité de répondants pourrait davantage refléter un sentiment de réassurance symbolique qu'une conviction fondée sur une évaluation de l'impact réel de ces dispositifs. Au final, la vidéosurveillance bénéficie d'une perception favorable chez une majorité de répondants, portée en particulier par les générations les plus âgées. La ligne de partage la plus nette s'observe selon l'âge, ce qui invite à s'interroger sur l'évolution de cette perception à mesure que les générations plus jeunes, davantage familières des enjeux numériques, occuperont une place croissante dans le débat public.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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