Politique

Sécurité et Justice

Société

Publié le

14/10/2025

Pensez-vous que l'installation de plus de caméras de vidéosurveillance dans l'espace public est une mesure efficace pour lutter contre l'insécurité ?

Résultats ajustés

du 23/07/2026 à 22:45

Depuis toujours

Réponses

1991

Oui

61%

Non

39%

Synthèse des résultats

La question de la vidéosurveillance dans l'espace public traverse la société française depuis plusieurs décennies. Installer davantage de caméras constitue-t-il un moyen efficace de lutter contre l'insécurité ? Derrière cette interrogation se joue un arbitrage plus profond entre sentiment de sécurité, efficacité réelle des dispositifs et respect des libertés individuelles. Sur l'ensemble des répondants, une majorité se dégage clairement en faveur de cette mesure : 61 % estiment que l'installation de davantage de caméras de vidéosurveillance est une mesure efficace contre l'insécurité, contre 39 % qui ne le pensent pas. Ce résultat traduit une adhésion majoritaire, sans pour autant effacer une minorité significative de sceptiques. Premier enseignement : un écart générationnel marqué. Chez les 18-24 ans et les 25-34 ans, le soutien à la vidéosurveillance s'établit à 53 %, soit à peine au-dessus de la majorité. Chez les 35-49 ans, il atteint 55 %. En revanche, les 50-64 ans (73 %) et les 65 ans et plus (69 %) expriment un soutien nettement plus élevé. Ces écarts pourraient s'inscrire dans des sensibilités différentes face au sentiment d'insécurité, ou dans des rapports distincts aux enjeux de vie privée selon les générations. Deuxième enseignement : les différences selon le genre sont quasiment inexistantes. Hommes et femmes se prononcent à quasi-parité — 61 % contre 60 % —, ce qui indique que la question ne semble pas se structurer selon cette variable. Troisième enseignement : les inactifs se distinguent légèrement. Avec 67 % de réponses favorables, ils devancent les CSP+ (59 %) et les CSP- (60 %). Sans qu'il soit possible d'en tirer de conclusion définitive, cette nuance pourrait aller dans le sens d'une sensibilité plus marquée au sentiment d'insécurité chez les personnes hors du marché du travail, ou d'un rapport différent aux espaces publics. Ces résultats méritent d'être mis en perspective avec le débat que soulève la vidéosurveillance en France. Si l'outil bénéficie d'une image favorable dans l'opinion, son efficacité réelle sur la criminalité fait l'objet de discussions dans la littérature spécialisée : certains experts relèvent que des villes très équipées n'ont pas été épargnées par des actes graves. Par ailleurs, l'essor des caméras dites intelligentes, capables d'analyser automatiquement les comportements, ouvre de nouvelles questions éthiques que des autorités de régulation comme la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) ont commencé à encadrer. L'adhésion exprimée ici ne préjuge pas d'une connaissance précise de ces enjeux techniques et juridiques. Les données recueillies par Politês sont redressées pour refléter la population française dans son ensemble, ce qui en renforce la robustesse globale. Les segments aux effectifs les plus réduits appellent toutefois à davantage de prudence dans l'interprétation. Au final, les Français interrogés apparaissent majoritairement convaincus de l'utilité des caméras de surveillance, mais ce consensus de surface recouvre des nuances générationnelles et socioprofessionnelles qui méritent attention. La question qui reste ouverte est celle du lien entre perception d'efficacité et acceptabilité des arbitrages que ces dispositifs impliquent en matière de libertés publiques.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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