Économie
Sciences et Technologies
Société
Publié le
15/12/2025
Résultats ajustés
du 24/07/2026 à 13:23
Depuis toujours
Réponses
1606
Oui
87%
Non
11%
Ne sais pas
2%
La montée en puissance de l'intelligence artificielle s'accompagne d'un débat de fond sur l'avenir du travail. Derrière la question posée se joue un enjeu concret : les répondants sur Politês anticipent-ils une transformation durable et profonde du marché de l'emploi sous l'effet de l'IA, ou cette perspective reste-t-elle abstraite et lointaine ? Le résultat est net : 87 % des répondants estiment que l'intelligence artificielle va remplacer certains métiers. Seuls 11 % s'y opposent, et 2 % déclarent ne pas savoir. On est ici face à une adhésion très large, qui transcende les lignes habituelles de clivage. C'est moins un débat qu'un constat partagé. Premier enseignement : un écart notable entre hommes et femmes. Les hommes expriment cette conviction à hauteur de 91 %, contre 84 % chez les femmes. Si l'écart reste modéré, il pourrait être cohérent avec un profil d'exposition différenciée aux discours technologiques, et peut suggérer des niveaux d'information ou de proximité professionnelle avec l'IA qui ne seraient pas uniformément répartis. Deuxième enseignement : une légère inflexion générationnelle. Les répondants âgés de 25 à 34 ans et de 35 à 49 ans sont les plus convaincus, à respectivement 90 % et 89 %. Les répondants de 65 ans et plus, tout en restant majoritairement en accord (77 %), se distinguent par un niveau de scepticisme légèrement plus élevé (19 % de « non »). Cela pourrait aller dans le sens d'une perception plus immédiate du sujet chez les actifs en milieu de carrière, directement confrontés aux évolutions de leur environnement professionnel. À noter que ce segment repose sur un effectif limité (31 répondants) : les chiffres le concernant méritent d'être lus avec précaution. Troisième enseignement : une homogénéité remarquable selon le niveau socioprofessionnel. CSP+ et CSP- répondent de façon quasi identique, à 87 % chacun. Ce résultat pourrait sembler contre-intuitif au regard des débats sur l'exposition différenciée des métiers à l'automatisation, mais il pourrait refléter que la question posée, volontairement large, appelle une réponse de principe plus qu'une évaluation personnelle du risque. Mis en perspective, ce résultat s'inscrit dans un contexte où les estimations sur l'impact de l'IA sur l'emploi se sont multipliées ces dernières années. Des travaux de l'OCDE évoquent des proportions significatives d'emplois exposés à un risque d'automatisation ou de transformation profonde. L'IA générative, en particulier, a accéléré la prise de conscience dans de nombreux secteurs. Les acteurs du marché du travail — des syndicats au patronat en passant par les pouvoirs publics — se sont tous saisis du sujet, ce qui aurait pu contribuer à diffuser cette conviction dans l'opinion. Au fond, ce qui ressort de ces résultats n'est pas tant une inquiétude qu'une certitude partagée. Les Français, dans leur grande majorité, considèrent que l'IA modifiera le paysage des métiers. La question qui reste ouverte est celle de la nature de cette transformation : remplacement net, réorganisation des tâches, ou émergence de nouvelles professions ? C'est peut-être là que les perceptions commenceraient à diverger.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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