Santé
Sciences et Technologies
Société
Publié le
20/10/2025
Résultats ajustés
du 06/09/2026 à 01:59
Depuis toujours
Réponses
1295
Oui
9%
Non
80%
Ne sais pas
11%
Le financement de la recherche scientifique fait régulièrement l'objet de débats en France, entre ambitions affichées par les pouvoirs publics et contraintes budgétaires réelles. La question posée ici touche à la perception citoyenne d'un enjeu qui dépasse le seul monde académique : la capacité d'un pays à investir dans la connaissance et l'innovation conditionne en partie sa souveraineté scientifique et sa compétitivité à long terme. Le résultat est sans ambiguïté : 80 % des répondants estiment que la recherche n'est pas assez financée, contre seulement 9 % qui pensent le contraire. 11 % déclarent ne pas savoir. On est ici face à un consensus particulièrement marqué, qui transcende les lignes habituelles de clivage. Premier enseignement : ce consensus se retrouve dans l'ensemble des segments démographiques. Chez les hommes comme chez les femmes, le sentiment d'un financement insuffisant est majoritaire, à respectivement 78 % et 82 %. L'écart est modeste, mais les femmes expriment un avis légèrement plus tranché, la part d'indécis s'établissant à 11 % dans les deux groupes. Deuxième enseignement : le sentiment de sous-financement tend à progresser avec l'âge. Les 15-17 ans sont les moins catégoriques, avec 69 % de réponses « Non » et 17 % d'indécis, contre 84 % chez les 35-49 ans et 81 % chez les 50-64 ans. On pourrait émettre l'hypothèse que l'opinion se consolide à mesure que les individus développent une connaissance plus directe du fonctionnement des institutions et du marché du travail, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion causale ferme. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles supérieures (CSP+) affichent le taux de « Non » le plus élevé (83 %), légèrement devant les CSP- (82 %). Les inactifs expriment quant à eux davantage d'incertitude, avec 17 % de « Ne sais pas » — ce qui pourrait refléter un moindre contact avec les réalités du monde de la recherche ou de l'emploi qualifié. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le financement public de la recherche est régulièrement questionné. La France consacrait 2,18 % de son PIB à la recherche et développement en 2023, un niveau inférieur à l'objectif de 3 % fixé par la Loi de programmation de la recherche pour les années 2021-2030. Des réductions budgétaires successives et des alertes répétées de la communauté scientifique ont pu contribuer à forger une perception largement partagée d'un sous-investissement structurel. Dans ce contexte, les données recueillies par Politês illustrent la manière dont ces débats ont pu s'ancrer dans l'opinion au fil des années. Les données présentées sont issues d'un échantillon redressé de 1 293 répondants, ce qui offre une base solide pour l'interprétation des résultats globaux. Au fond, la quasi-unanimité observée sur cette question invite à s'interroger : dans un pays où le consensus citoyen sur un sujet de politique publique est aussi net, comment expliquer la persistance d'un écart entre les attentes exprimées et les arbitrages budgétaires effectivement réalisés ? La question de la traduction de cette opinion en demande politique reste entière.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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