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Publié le

20/10/2025

Pensez-vous que le domaine de la recherche est assez financé ?

Résultats ajustés

du 26/10/2026 à 21:17

Depuis toujours

Réponses

768

Oui

9%

Non

81%

Ne sais pas

10%

Synthèse des résultats

Le financement de la recherche est un sujet qui traverse régulièrement le débat public en France, à l'intersection des enjeux de souveraineté scientifique, de compétitivité économique et de choix budgétaires. La question posée aux répondants sur Politês cherchait à mesurer leur perception quant à l'adéquation des moyens alloués à ce secteur. Le résultat est net : 81 % des répondants estiment que la recherche n'est pas suffisamment financée, contre seulement 9 % qui jugent le financement adéquat. Les 10 % restants déclarent ne pas savoir. On se trouve donc face à un consensus particulièrement marqué, qui traverse l'ensemble des catégories de population. Premier enseignement : cet avis défavorable au financement actuel est partagé de façon quasi-uniforme selon le genre. Les hommes sont 84 % à répondre non, contre 79 % chez les femmes. L'écart est limité, mais on observe que les femmes expriment davantage d'incertitude, avec 13 % de « ne sais pas » contre 6 % chez les hommes. Cela pourrait suggérer un rapport légèrement différent au sujet, sans que l'on puisse en tirer de conclusion définitive. Deuxième enseignement : une tendance se dessine selon l'âge. Les tranches les plus jeunes, notamment les 15-17 ans (70 % de non) et les 18-24 ans (75 % de non), expriment un avis défavorable moins tranché que les générations plus âgées. Les 35-49 ans et les 50-64 ans atteignent respectivement 83 % de réponses négatives. Ce résultat pourrait aller dans le sens d'une perception plus critique du financement public de la recherche avec l'avancée en âge, hypothèse qui pourrait être liée à une plus grande familiarité avec le fonctionnement des institutions ou à une appréhension plus directe des enjeux budgétaires. Troisième enseignement : les inactifs se démarquent légèrement des autres catégories socio-professionnelles. Avec 6 % de « oui », ils sont proportionnellement les moins nombreux à estimer que la recherche est suffisamment financée, et affichent également le taux de « ne sais pas » le plus élevé parmi les catégories socio-professionnelles (13 %). Les CSP+ et les CSP- présentent des profils proches l'un de l'autre, autour de 80-81 % de réponses négatives. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le financement de la recherche publique fait l'objet de tensions récurrentes. La loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR), adoptée en 2020, prévoyait une hausse progressive du budget de cinq milliards d'euros sur la décennie, mais elle a suscité des critiques, notamment au motif que sa trajectoire budgétaire en euros courants ne prenait pas en compte l'inflation. Par ailleurs, la Cour des comptes a récemment alerté sur le caractère qu'elle qualifie d'« insoutenable » concernant la trajectoire budgétaire de l'Agence nationale de la recherche. Ces éléments de débat institutionnel pourraient contribuer à expliquer une opinion publique sensible à la question des moyens accordés à la science. Les résultats ont été redressés pour être représentatifs de la population française, ce qui renforce leur robustesse. Au-delà des chiffres, ce qui ressort de cette consultation est une conviction partagée et transversale : les répondants ne semblent pas considérer que la recherche bénéficie de moyens à la hauteur de ses enjeux. La question qui reste ouverte est celle des arbitrages : dans un contexte budgétaire contraint, quel niveau de priorité les citoyens seraient-ils prêts à accorder à ce secteur face à d'autres postes de dépenses publiques ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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