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Publié le

20/10/2025

Pensez-vous que le domaine de la recherche est assez financé ?

Résultats ajustés

du 24/07/2026 à 22:13

Depuis toujours

Réponses

1289

Oui

9%

Non

80%

Ne sais pas

11%

Synthèse des résultats

Le financement de la recherche scientifique est un sujet qui cristallise de nombreuses tensions en France. Alors que la Loi de programmation de la recherche 2021-2030 a affiché l'ambition de porter l'effort national de R&D à au moins 3 % du PIB, les débats budgétaires récents et les alertes répétées de la communauté scientifique ont contribué à maintenir ce sujet dans l'actualité. Interroger les Français sur le caractère suffisant ou non du financement de la recherche, c'est donc toucher à une question qui dépasse le seul monde académique pour interroger les priorités collectives. La réponse recueillie sur Politês est sans ambiguïté : 80 % des répondants estiment que la recherche n'est pas assez financée, contre seulement 9 % qui jugent le financement suffisant. 11 % déclarent ne pas savoir. On observe ici un consensus particulièrement marqué, qui transcende largement les clivages habituels. Premier enseignement : cet avis est partagé de façon très homogène entre les femmes et les hommes. 82 % des femmes et 79 % des hommes répondent « Non », un écart de trois points qui ne constitue pas une différence significative. Le sentiment de sous-financement de la recherche ne semble pas être porté différemment selon le genre. Deuxième enseignement : une légère variation générationnelle mérite d'être relevée. Les 35-49 ans expriment le taux de « Non » le plus élevé, à 84 %, et présentent en parallèle le taux d'indécision le plus faible (9 %). Les 15-17 ans, à l'inverse, affichent le taux de « Non » le plus bas de tous les groupes d'âge (69 %) et la proportion de « Ne sais pas » la plus élevée (17 %). Ces données pourraient suggérer que la perception du sous-financement s'affermit avec l'âge, peut-être à mesure que les individus développent une connaissance plus directe du fonctionnement des institutions publiques et de leurs contraintes. Troisième enseignement : les CSP+ se distinguent légèrement par une certitude plus forte dans leur réponse négative (83 %) et un taux d'indécision particulièrement bas (8 %), inférieur à celui des inactifs (17 %). Cette moindre hésitation chez les catégories socioprofessionnelles supérieures pourrait aller dans le sens d'une plus grande familiarité avec les enjeux de financement public, sans qu'il soit possible d'en établir la cause. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte documenté de tensions budgétaires. L'effort de recherche français s'établissait à 2,18 % du PIB en 2023, en baisse par rapport à l'année précédente, et donc encore loin de l'objectif des 3 % affiché par la LPR. Des alertes récentes, portées par plus de 7 600 chercheurs signataires d'un appel dénonçant un sous-investissement chronique, ainsi que les débats autour du budget 2026, pourraient contribuer à entretenir une perception largement partagée d'un financement insuffisant. Ce résultat peut aussi être lu dans un contexte où la confiance dans la capacité de l'État à honorer ses engagements à long terme est régulièrement mise à l'épreuve. Les résultats ont été redressés pour refléter la population française, ce qui renforce leur robustesse d'ensemble. Certains segments aux effectifs insuffisants ont été écartés de l'analyse afin de garantir la fiabilité des conclusions présentées. Au-delà des chiffres, ce qui ressort est la solidité d'un diagnostic partagé : quelle que soit la tranche d'âge, le genre ou la catégorie sociale, une très large majorité des répondants considère que la recherche manque de moyens. La question qui reste ouverte est peut-être celle des arbitrages : dans un contexte de contraintes budgétaires persistantes, comment les citoyens hiérarchisent-ils leurs priorités entre recherche, santé, éducation ou transition écologique ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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