Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
19/10/2025
Résultats bruts
du 17/07/2026 à 04:45
Depuis toujours
Réponses
3810
Oui, c'est une forme d'expression personnelle
65%
Oui, mais dans certaines occasions seulement
4%
Non, ce n'est pas fait pour les hommes
15%
Je n'ai pas d'avis
16%
Le port du vernis à ongles par les hommes s'est imposé ces dernières années comme un marqueur du débat plus large sur la redéfinition des codes de genre et de la masculinité. Derrière cette question esthétique en apparence anecdotique se joue en réalité une interrogation plus profonde sur les frontières de l'expression personnelle et sur l'évolution des normes sociales. Le résultat global est sans ambiguïté : près de sept répondants sur dix (69 %, en combinant les deux modalités positives) considèrent que les hommes peuvent porter du vernis à ongles. La réponse la plus choisie est celle qui y voit une forme d'expression personnelle, retenue par 65 % des répondants. À l'opposé, 15 % estiment que ce n'est pas fait pour les hommes, tandis que 16 % déclarent ne pas avoir d'avis. On est donc face à une adhésion majoritaire, mais non unanime, avec une minorité significative qui maintient une position restrictive. Premier enseignement : l'écart entre les genres est l'un des plus saillants de cette enquête. Les femmes sont 77 % à voir dans le vernis masculin une forme d'expression personnelle, contre 57 % chez les hommes. Ces derniers sont par ailleurs proportionnellement plus nombreux à s'y opposer (18 %) ou à rester sans avis (19 %). Cela pourrait suggérer que, si la pratique gagne en acceptabilité tous genres confondus, les hommes eux-mêmes demeurent plus partagés sur la question — ce qui pourrait refléter une intériorisation encore partielle des nouvelles normes de genre au sein de la population masculine. Deuxième enseignement : la variable générationnelle dessine un gradient particulièrement net. L'adhésion à la liberté de porter du vernis atteint 70 % chez les 25-34 ans, contre 42 % chez les 50-64 ans et seulement 17 % chez les 65 ans et plus. Dans ce dernier groupe, 58 % considèrent que le vernis n'est pas fait pour les hommes. Cet écart générationnel marqué pourrait aller dans le sens d'une évolution des normes en cours plutôt qu'accomplie : les générations plus jeunes ont grandi dans un contexte médiatique et culturel davantage exposé à des représentations diversifiées de la masculinité. Ces résultats peuvent également être lus à la lumière d'une tendance de fond dans l'industrie cosmétique et dans les représentations culturelles. Des célébrités internationales et françaises ont contribué ces dernières années à normaliser cette pratique, tandis que des marques ont lancé des gammes explicitement non genrées. Le marché mondial du vernis à ongles, estimé à plusieurs dizaines de milliards de dollars, intègre désormais une demande masculine croissante. Des résistances persistent néanmoins, comme en témoignent les résultats observés chez les répondants les plus âgés. Les données recueillies par Politês étant brutes et non redressées, une certaine prudence s'impose dans leur interprétation, en particulier sur les segments dont les effectifs sont les plus réduits. Au fond, ce que ces résultats donnent à voir, c'est moins une transformation culturelle achevée qu'un mouvement en cours, inégalement réparti selon les générations et les genres. La question qui reste ouverte est celle du rythme auquel ces perceptions continueront d'évoluer, et des conditions sociales susceptibles d'accélérer ou de freiner ce mouvement.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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