Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
19/10/2025
Résultats bruts
du 29/05/2026 à 11:34
Depuis toujours
Réponses
3761
Oui, c'est une forme d'expression personnelle
65%
Oui, mais dans certaines occasions seulement
4%
Non, ce n'est pas fait pour les hommes
15%
Je n'ai pas d'avis
16%
Le port du vernis à ongles par les hommes s'inscrit dans un débat plus large sur l'évolution des normes de genre et la redéfinition de la masculinité. Longtemps associée à la féminité, cette pratique esthétique connaît une visibilité croissante, notamment sous l'influence de figures culturelles et des réseaux sociaux. Ce sondage interroge la manière dont les répondants sur Politês perçoivent aujourd'hui cette pratique. Le résultat global est clair : une majorité se prononce en faveur du port du vernis à ongles par les hommes. 65 % considèrent que c'est une forme d'expression personnelle légitime, et 4 % supplémentaires s'y montrent favorables dans certaines occasions. Au total, près de 7 répondants sur 10 expriment une forme d'acceptation. En face, 15 % estiment que cette pratique n'est pas faite pour les hommes, tandis que 16 % déclarent ne pas avoir d'avis. Premier enseignement, un écart de perception notable selon le genre. Les femmes expriment un soutien plus affirmé : 77 % d'entre elles y voient une forme d'expression personnelle, contre 57 % des hommes. Ces derniers sont par ailleurs plus nombreux à s'y opposer (18 %) ou à ne pas se prononcer (19 %). Ces chiffres pourraient suggérer que, si la pratique bénéficie d'une adhésion largement partagée, les hommes entretiennent davantage de réserves face à une question qui les concerne directement. Deuxième enseignement, un écart générationnel marqué. L'adhésion à l'idée que les hommes peuvent porter du vernis à ongles décroît sensiblement avec l'âge. Elle atteint 69 % chez les 18-24 ans et les 25-34 ans, reste à 62 % chez les 35-49 ans, puis tombe à 42 % chez les 50-64 ans. Le groupe des 65 ans et plus présente un profil très distinct : seulement 17 % y voient une forme d'expression personnelle, contre 57 % qui s'y opposent. Ces résultats pourraient aller dans le sens d'une plus grande fluidité des normes esthétiques chez les générations les plus jeunes. Troisième enseignement, un clivage socioprofessionnel modéré. Les CSP+ affichent un niveau d'adhésion plus élevé (67 %) que les CSP- (59 %), ces dernières étant également plus nombreuses à ne pas se prononcer (19 % contre 16 %). Cet écart reste mesuré, mais il mérite d'être signalé. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la pratique du vernis masculin gagne en visibilité en France, portée notamment par des figures publiques et des tendances esthétiques relayées sur les plateformes numériques. Les années récentes ont vu émerger le concept de « man-ucure » et une intégration progressive de codes esthétiques autrefois associés à la mode féminine dans la mode masculine. Cette évolution culturelle pourrait contribuer à normaliser la pratique, même si la question continue de susciter des positions contrastées selon les profils. Note méthodologique : les résultats présentés ici sont des données brutes, sans redressement de l'échantillon. La surreprésentation de certains profils, notamment les jeunes adultes (les 18-34 ans représentent plus de 60 % de l'échantillon), invite à une lecture prudente des chiffres globaux. Au-delà des chiffres, ce sondage donne à voir une société en transition sur les questions de genre et d'expression esthétique. L'acceptation majoritaire ne masque pas des positions encore tranchées dans certains segments de la population. La question reste ouverte : dans quelle mesure cette tendance, aujourd'hui portée par les générations les plus jeunes, se consolidera-t-elle à mesure que ces mêmes générations avancent en âge ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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