Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

19/10/2025

Pensez-vous que les hommes peuvent porter du vernis à ongles ?

Résultats bruts

du 16/09/2026 à 18:32

Depuis toujours

Réponses

3847

Oui, c'est une forme d'expression personnelle

65%

Oui, mais dans certaines occasions seulement

4%

Non, ce n'est pas fait pour les hommes

15%

Je n'ai pas d'avis

16%

Synthèse des résultats

Le vernis à ongles masculin est l'un de ces sujets en apparence anodins qui révèlent, en creux, l'état des représentations collectives autour du genre et de la liberté d'expression individuelle. Alors que cette pratique connaît un regain de visibilité, notamment sous l'influence des réseaux sociaux et de certaines figures publiques, la question méritait d'être posée directement aux Français. C'est ce qu'a fait Politês. Sur l'ensemble des répondants, une majorité nette se prononce en faveur du port du vernis à ongles par les hommes : 65 % estiment que c'est une forme d'expression personnelle valable, tandis que 4 % l'acceptent dans certaines occasions seulement. Au total, environ 69 % des personnes interrogées y sont donc favorables, sous une forme ou une autre. À l'opposé, 15 % considèrent que le vernis n'est pas fait pour les hommes, et 16 % ne se prononcent pas. Premier enseignement : l'écart entre hommes et femmes est notable. Chez les femmes, 77 % affirment que le vernis à ongles constitue une forme d'expression personnelle légitime pour les hommes, contre 57 % chez les hommes eux-mêmes. Ces derniers sont également proportionnellement plus nombreux à refuser la pratique (18 %, contre 10 % chez les femmes) ou à ne pas se prononcer (19 %, contre 11 %). Cela pourrait suggérer que les normes de masculinité pèsent davantage sur les hommes eux-mêmes dans leur rapport à cette question, même si une majorité d'entre eux se montre favorable. Deuxième enseignement : l'écart générationnel est particulièrement marqué. Les tranches d'âge les plus jeunes affichent une adhésion élevée — 69 % chez les 18-24 ans et 70 % chez les 25-34 ans. Ce chiffre descend à 42 % chez les 50-64 ans, et tombe à 16 % chez les 65 ans et plus, où une majorité de 57 % se prononce contre. On peut émettre l'hypothèse que ce clivage générationnel reflète une évolution progressive des représentations : les générations les plus jeunes auraient grandi dans un environnement culturel davantage exposé à la remise en question des codes de genre. D'un point de vue socioprofessionnel, les CSP+ se montrent légèrement plus favorables (67 %) que les CSP- (60 %), une différence modérée qui invite à la prudence dans l'interprétation. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large. Le vernis à ongles masculin, longtemps marginal en Occident, fait l'objet d'une attention renouvelée depuis plusieurs années. Des sources historiques rappellent que cette pratique existait bien avant d'être associée au féminin ; son appropriation récente par diverses personnalités publiques, relayée par les plateformes numériques, participe d'un débat plus profond sur la rigidité des codes de genre. Les réticences observées ici — concentrées chez les générations plus âgées et, dans une moindre mesure, parmi les hommes eux-mêmes — pourraient refléter la persistance de représentations traditionnelles coexistant avec des évolutions culturelles en cours. Si une majorité des répondants semble considérer le vernis à ongles comme une liberté individuelle légitime pour les hommes, les résistances demeurent réelles et leur distribution selon l'âge et le genre pose une question ouverte : ces évolutions des normes esthétiques sont-elles le signe d'une transformation durable des représentations de la masculinité, ou d'un mouvement générationnel encore en voie de consolidation ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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