Économie
International
Politique
Publié le
20/10/2025
Résultats ajustés
du 14/08/2026 à 02:50
Depuis toujours
Réponses
823
Oui
79%
Non
12%
Sans opinion
9%
La question de la légitimité et du bilan d'un chef d'État figure parmi les plus structurantes du débat démocratique. En interrogeant directement les répondants sur leur perception de la présidence d'Emmanuel Macron, ce sondage mesure un jugement global sur l'exercice du pouvoir, au-delà de l'adhésion à telle ou telle réforme. Le résultat d'ensemble est net : 79 % des répondants expriment un jugement négatif sur la présidence d'Emmanuel Macron, contre 12 % qui ne le partagent pas et 9 % sans opinion. Cette configuration traduit une opinion majoritairement défavorable, avec une minorité d'avis contraires et peu d'indécision. Premier enseignement : le jugement négatif traverse l'ensemble des catégories socioprofessionnelles, mais s'accentue parmi les CSP-. Les actifs occupant des emplois moins qualifiés sont 82 % à considérer Emmanuel Macron comme un mauvais président, contre 77 % chez les CSP+. Cet écart de cinq points, bien que mesuré, pourrait suggérer que les critiques liées au pouvoir d'achat et à la justice sociale trouvent un écho particulièrement fort dans les catégories populaires. Deuxième enseignement : un écart notable entre les femmes et les hommes. Les femmes sont 83 % à répondre positivement à la question, contre 74 % des hommes, soit neuf points d'écart. Ce différentiel de genre invite à s'interroger sur les facteurs susceptibles d'expliquer une perception plus critique chez les femmes, qu'il s'agisse de l'impact ressenti des politiques sociales ou d'autres dimensions de l'action présidentielle. Troisième enseignement : un jugement encore plus sévère chez les 65 ans et plus. Avec 92 % de réponses affirmatives, les seniors se distinguent nettement du reste de la population. À l'opposé, les 18-24 ans affichent le score le plus bas (60 %) et le taux de sans-opinion le plus élevé (23 %), ce qui pourrait indiquer un rapport plus distant ou plus incertain à la figure présidentielle chez les jeunes adultes. Ce tableau très défavorable s'inscrit dans un contexte où les deux mandats d'Emmanuel Macron ont été marqués par des crises sociales d'ampleur : le mouvement des Gilets jaunes à partir de 2018, la gestion controversée de la pandémie de Covid-19, puis la réforme des retraites adoptée en 2023 dans des conditions politiques tendues. À ces éléments s'est ajoutée une période d'instabilité gouvernementale à partir de 2024, avec la succession rapide de plusieurs gouvernements à la suite d'élections législatives anticipées. Ces éléments composent un arrière-plan dans lequel ce type de résultat peut prendre sens, sans qu'il soit possible d'établir un lien de causalité direct. Les résultats collectés sur Politês ont été redressés afin de refléter au mieux la diversité de la population française, ce qui renforce la robustesse des chiffres globaux. L'interprétation des segments à plus faibles effectifs reste toutefois indicative. Au total, ces données illustrent une opinion critique fermement ancrée, qui transcende les clivages de genre, d'âge ou de catégorie socioprofessionnelle, tout en présentant des nuances selon les profils. Elles invitent à se demander si cette perception est susceptible d'évoluer d'ici la fin du mandat, ou si elle reflète un jugement désormais consolidé au sein de l'opinion française.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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