Santé
Sciences et Technologies
Société
Publié le
23/10/2025
Résultats bruts
du 16/07/2026 à 19:41
Depuis toujours
Réponses
2299
Oui
36%
Non
64%
Le smartphone occupe une place croissante dans le quotidien des Français, au point que la simple idée de s'en passer, même brièvement, soulève des questions sur notre rapport à la connectivité. Demander si l'on peut s'en abstenir une semaine, c'est interroger à la fois une pratique et un sentiment de dépendance, dans un contexte où cet appareil concentre communication, information, services et loisirs. Le résultat est net : une large majorité des répondants sur Politês se dit incapable de passer une semaine sans téléphone. 64 % répondent non, contre 36 % qui estiment pouvoir s'y soumettre. Ce n'est pas un résultat polarisé au sens d'un débat ouvert, mais plutôt l'expression d'un sentiment de dépendance qui domine nettement. Premier enseignement : l'écart entre hommes et femmes est notable. 70 % des femmes déclarent ne pas pouvoir se passer de leur téléphone une semaine, contre 61 % des hommes. Cet écart de neuf points pourrait suggérer que le sentiment de dépendance au smartphone est perçu différemment selon le genre, sans qu'il soit possible d'en établir une cause précise à partir de ces seules données. Deuxième enseignement : la relation à l'âge révèle une dynamique inattendue. Le refus de se passer du téléphone augmente régulièrement avec l'âge, passant de 56 % chez les 15-17 ans à 71 % chez les 35-49 ans et 73 % chez les 50-64 ans. Ce résultat pourrait aller dans le sens d'une intégration plus profonde du smartphone dans les usages professionnels et personnels chez les actifs. À noter, les 65 ans et plus constituent une exception marquée : ils sont 52 % à dire oui, soit le taux le plus élevé de tous les groupes d'âge. Cette singularité pourrait refléter un rapport au smartphone moins ancré dans des usages intensifs ou professionnels, même si la prudence s'impose compte tenu de la taille de ce groupe. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles présentent des écarts modérés mais cohérents. Les inactifs sont proportionnellement plus nombreux à penser pouvoir se passer de leur téléphone (39 %), tandis que les CSP+ (34 %) et CSP- (32 %) expriment un sentiment de dépendance plus fort. Cela pourrait suggérer que l'usage professionnel du téléphone renforce la perception de son caractère indispensable. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le smartphone est devenu un outil structurant de la vie sociale et professionnelle. Des données récentes indiquent que 65 % des Français déclarent ne pas pouvoir se passer de leur téléphone plus d'une journée, et que le temps moyen consacré à cet appareil avoisine trois heures et demie par jour. Des initiatives comme la Journée Mondiale sans téléphone portable ou les débats autour du droit à la déconnexion témoignent d'une prise de conscience collective des enjeux liés à cet usage intensif, sans que cela se traduise encore, à en juger par ces résultats, par une perception d'autonomie renforcée vis-à-vis de l'appareil. Ces résultats étant bruts et non redressés, ils reflètent la composition de l'échantillon interrogé et appellent à une certaine prudence dans leur généralisation à l'ensemble de la population française. Au fond, ce sondage pointe moins une incapacité technique qu'une dépendance perçue et largement assumée. La question qui demeure ouverte est celle du sens à donner à cette relation : simple pragmatisme face à un outil jugé indispensable, ou signe d'un attachement plus profond dont les Français commencent à prendre la mesure ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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