Économie
Sciences et Technologies
Société
Publié le
08/10/2025
Résultats bruts
du 16/07/2026 à 20:05
Depuis toujours
Réponses
2511
Oui
62%
Non
38%
L'intelligence artificielle s'est imposée en quelques années comme l'un des sujets les plus débattus dans les sphères économique et sociale. Sa capacité à automatiser des tâches, y compris dans des métiers intellectuels, soulève une question centrale : dans quelle mesure transforme-t-elle le marché du travail ? C'est dans ce contexte que les répondants sur Politês ont été interrogés sur leur niveau d'inquiétude face à l'IA et à son impact sur l'emploi. La répartition des réponses est nette : 62 % des répondants déclarent ressentir une inquiétude face à ce sujet, contre 38 % qui n'en expriment pas. Une majorité se dit donc préoccupée par les effets potentiels de l'IA sur l'avenir du travail, même si plus d'un tiers de la population n'y souscrit pas. Le premier enseignement majeur concerne le genre. Les femmes expriment une inquiétude sensiblement plus marquée que les hommes : 72 % d'entre elles répondent par l'affirmative, contre 56 % des hommes, soit un écart de 16 points. Cet écart pourrait suggérer une perception différenciée de l'exposition au risque selon le genre, dans un contexte où certains secteurs à prédominance féminine, comme les métiers administratifs, sont identifiés parmi les plus susceptibles d'être affectés par l'automatisation. Deuxième enseignement : l'inquiétude tend à croître avec l'âge. Elle s'établit à des niveaux relativement proches dans les tranches les plus jeunes — 63 % chez les 15-17 ans, 61 % chez les 18-24 ans, 59 % chez les 25-34 ans — avant de s'accentuer à partir de 35 ans, pour atteindre 68 % chez les 65 ans et plus. Ce gradient pourrait s'expliquer, entre autres, par une moindre familiarité avec les outils numériques chez les générations plus âgées, ou par des perspectives de reconversion professionnelle perçues comme plus difficiles. Troisième enseignement : la catégorie socioprofessionnelle influe également sur le niveau d'inquiétude. Les CSP+ se montrent les moins inquiets, à 56 %, tandis que les CSP- (64 %) et les inactifs (65 %) expriment une préoccupation plus forte. On pourrait émettre l'hypothèse que les catégories percevant leur position sur le marché du travail comme plus précaire ou moins adaptable seraient davantage sensibles à ce risque. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte de débat international sur les effets de l'IA générative, dont le déploiement accéléré depuis 2022 a rouvert des questions sur l'automatisation de métiers jusqu'alors peu concernés, notamment dans les domaines administratifs, juridiques ou créatifs. Certaines estimations avancent qu'une part significative des emplois européens pourrait être exposée à des transformations profondes, ce qui contribuerait à nourrir une inquiétude diffuse dans l'opinion publique. Au final, l'inquiétude face à l'IA et à l'emploi apparaît comme une préoccupation partagée par une majorité de Français, mais de façon inégalement répartie selon le profil des répondants. La question qui se pose désormais est celle des réponses attendues : entre formation, réglementation et dialogue social, quelles voies seraient perçues comme les plus légitimes pour y faire face ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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