Économie

Sciences et Technologies

Société

Publié le

08/10/2025

Ressentez-vous une inquiétude face à l'intelligence artificielle et à son impact sur l'emploi ?

Résultats bruts

du 23/07/2026 à 22:19

Depuis toujours

Réponses

2513

Oui

62%

Non

38%

Synthèse des résultats

L'intelligence artificielle s'est imposée en quelques années comme l'une des transformations technologiques les plus structurantes pour le monde du travail. La question de ses effets sur l'emploi, longtemps cantonnée aux cercles d'experts, est désormais au cœur des préoccupations d'une large part de la population. C'est dans ce contexte que les répondants sur Politês ont été interrogés sur leur ressenti face à l'IA et à son impact potentiel sur l'emploi. Les résultats révèlent une adhésion majoritaire à l'inquiétude : 62 % des répondants déclarent ressentir une crainte à ce sujet, contre 38 % qui n'en expriment pas. La dynamique est donc celle d'une préoccupation partagée, sans pour autant atteindre un consensus écrasant. Plus d'un tiers des personnes interrogées reste ainsi en dehors de cette inquiétude, ce qui nuance l'image d'une anxiété collective généralisée. Premier enseignement saillant : l'écart entre les femmes et les hommes est particulièrement net. 72 % des femmes déclarent ressentir cette inquiétude, contre 56 % des hommes. Cet écart de seize points pourrait suggérer des représentations différentes du risque professionnel selon le genre, ou une exposition perçue comme plus directe à certains secteurs d'activité susceptibles d'être affectés par l'automatisation. Deuxième enseignement : l'inquiétude tend à croître avec l'âge. Les 25-34 ans sont les moins concernés, avec 59 % de réponses positives, tandis que les 50-64 ans atteignent 66 % et les 65 ans et plus 68 %. Ce résultat peut paraître contre-intuitif. Il pourrait néanmoins refléter une perception différente de la capacité à s'adapter : les générations plus âgées pourraient se sentir moins en mesure de se reconvertir si leurs emplois venaient à être transformés. Troisième enseignement : les CSP+ se distinguent par une inquiétude sensiblement plus faible (56 %) que les CSP- (64 %) et les inactifs (65 %). Ce résultat est notable dans la mesure où certaines études récentes suggèrent que les emplois qualifiés et bien rémunérés ne seraient pas nécessairement épargnés par l'IA générative. Il est possible que la distance perçue vis-à-vis du risque soit plus grande chez les catégories socioprofessionnelles supérieures, même si des travaux académiques récents invitent à nuancer cette perception. Ces résultats s'inscrivent dans un moment de forte actualité autour de l'IA. Des projections récentes évoquent une exposition croissante de millions d'emplois en France à l'automatisation d'ici la fin de la décennie, y compris dans des métiers à hauts revenus. Parallèlement, l'émergence de nouvelles offres d'emploi liées à l'IA témoigne d'une transformation du marché du travail à double face. Ce contexte ambivalent, entre menace et opportunité, pourrait contribuer à expliquer pourquoi une majorité significative exprime une inquiétude, sans que celle-ci soit unanime. Au fond, ces données illustrent que la question de l'IA et de l'emploi dépasse le débat entre spécialistes pour toucher désormais une majorité de répondants. La persistance d'une minorité non inquiète invite à s'interroger sur ce qui différencie ceux qui se sentent exposés de ceux qui ne le sont pas. Confiance dans sa capacité d'adaptation, distance avec le monde du travail salarié ou rapport différent à la technologie : les facteurs explicatifs sont sans doute multiples et imbriqués.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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