Économie
Sciences et Technologies
Société
Publié le
08/10/2025
du 30/10/2026 à 11:00
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1053
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70%
Non
30%
L'intelligence artificielle s'est imposée en quelques années comme l'un des sujets les plus débattus dans la sphère publique. Son potentiel de transformation du marché du travail — entre automatisation de tâches jusqu'ici dévolues aux humains et émergence de nouvelles compétences — cristallise des inquiétudes bien réelles. La question posée aux répondants sur Politês cherchait à mesurer le niveau d'appréhension ressenti face à cet enjeu. Le résultat global est sans ambiguïté : près de sept répondants sur dix, soit 68 %, déclarent ressentir une inquiétude face à l'impact de l'IA sur l'emploi. Une minorité significative, représentant 32 %, dit ne pas partager cette préoccupation. On se trouve donc face à une majorité exprimant une crainte, sans pour autant parler de consensus absolu, puisqu'un tiers des répondants exprime une relative sérénité sur le sujet. Premier enseignement notable : un écart de genre marqué. Les femmes expriment une inquiétude plus prononcée que les hommes, à 72 % contre 62 %. Cet écart de dix points pourrait suggérer une exposition perçue différente aux risques liés à l'automatisation, certains secteurs à forte présence féminine étant régulièrement cités parmi ceux potentiellement les plus touchés par ces mutations. Deuxième point saillant : la relation entre âge et inquiétude ne suit pas une logique linéaire simple. C'est la tranche des 25-34 ans qui exprime le niveau d'inquiétude le plus faible, à 59 %, soit neuf points en dessous de la moyenne nationale. Les 50-64 ans et les 65 ans et plus se montrent quant à eux plus préoccupés, à 66 % et 68 % respectivement. Ces écarts pourraient indiquer que les générations les plus jeunes sur le marché du travail perçoivent davantage l'IA comme une réalité à intégrer plutôt que comme une menace, ou qu'elles se sentent mieux armées pour y faire face. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles moins favorisées et les inactifs affichent une inquiétude légèrement supérieure à celle des CSP+. Les CSP- et les inactifs partagent ainsi un taux identique de 71 %, contre 64 % pour les CSP+. Ce résultat pourrait aller dans le sens d'une préoccupation plus forte chez ceux qui se sentent potentiellement moins protégés face aux reconfigurations du marché du travail. Cette perception s'inscrit dans un contexte de transformation accélérée, notamment depuis l'essor de l'IA générative. Des projections publiées par de grands organismes internationaux évoquent des bouleversements potentiels d'une ampleur considérable d'ici la fin de la décennie. Parallèlement, le règlement européen sur l'IA, adopté en 2024, vise à encadrer les usages considérés comme à haut risque, y compris dans le domaine de l'emploi. Ce cadre réglementaire, encore en phase de déploiement progressif, n'a peut-être pas encore suffisamment diffusé dans l'opinion pour atténuer les craintes exprimées. Au fond, cette enquête révèle que l'inquiétude face à l'IA et à l'emploi est partagée par une large majorité des Français interrogés, avec des nuances selon le genre, l'âge et la situation professionnelle. La question qui reste ouverte est de savoir si cette préoccupation se traduira par une demande accrue d'encadrement institutionnel, ou si elle s'atténuera à mesure que les transformations se concrétiseront dans le quotidien professionnel.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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