Politique

Sécurité et Justice

Société

Publié le

21/10/2025

Selon vous, observe-t-on une montée du racisme chez les jeunes ?

Résultats ajustés

du 19/08/2026 à 22:00

Depuis toujours

Réponses

796

Yes

51%

No

30%

Don't know

19%

Synthèse des résultats

La question du racisme chez les jeunes occupe régulièrement une place centrale dans le débat public en France. Elle touche à la fois à la manière dont les nouvelles générations intériorisent ou reproduisent des comportements discriminatoires, et à la capacité de la société à en prendre la mesure. Ce sondage invite les répondants sur Politês à se positionner sur une réalité perçue, au croisement du vécu quotidien et des représentations collectives. Les résultats dessinent une tendance nette, sans pour autant refléter un consensus. Une majorité relative des répondants, soit 51 %, estime qu'une montée du racisme chez les jeunes est effectivement observable. Près d'un tiers (30 %) s'y oppose, et 19 % déclarent ne pas savoir. Ce résultat traduit une opinion publique orientée, mais traversée par une incertitude notable, qui invite à la prudence dans l'interprétation. Premier enseignement : la perception d'une montée du racisme chez les jeunes est partagée de façon remarquablement homogène selon le genre. Les femmes (51 %) et les hommes (50 %) affichent des résultats quasi identiques, ce qui suggère que le sujet ne se prête pas, dans la perception des répondants, à une lecture genrée marquée. Deuxième enseignement : on observe un gradient selon l'âge dans la part des indécis. Les 15-17 ans et les 18-24 ans affichent les taux de « ne sait pas » les plus bas (respectivement 11 % et 12 %), tandis que les 25-34 ans et les 35-49 ans enregistrent des taux de 21 % et 23 %. Cela pourrait suggérer que les plus jeunes, potentiellement en contact direct avec ces dynamiques dans leur environnement scolaire ou social, se sentent davantage en mesure de se prononcer. En revanche, le taux de refus chez les jeunes adultes de 18-24 ans (37 %) est sensiblement plus élevé que chez les 35-49 ans (24 %), une nuance qui mérite d'être signalée. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles moins favorisées (CSP-) et les inactifs affirment plus souvent observer cette montée (respectivement 53 % et 54 %) que les CSP+ (48 %). Cet écart, modeste mais régulier, pourrait aller dans le sens d'une exposition différenciée aux manifestations du racisme selon le milieu social, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion définitive. Cette perception s'inscrit dans un contexte documenté. Le rapport du Défenseur des droits de février 2026 soulignait que les discriminations touchant les jeunes de 15 à 26 ans couvrent « tous les domaines de la vie », et des enquêtes récentes pointent une banalisation des discours haineux en ligne, particulièrement parmi les adolescents. Ces éléments peuvent alimenter le sentiment d'une montée du phénomène, même si la perception ne saurait être assimilée à une mesure objective de son évolution. Les résultats ont été redressés pour refléter au mieux la population française, ce qui en renforce la fiabilité d'ensemble. En définitive, ce résultat dit moins une certitude sur l'état du racisme chez les jeunes qu'il ne révèle la manière dont les Français perçoivent et interprètent ce phénomène. La question qui demeure ouverte est celle de savoir si cette perception reflète davantage une réalité en mutation, ou une attention sociale accrue portée à des comportements qui existaient déjà.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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