Économie

Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

12/10/2025

Seriez-vous disposé à travailler moins et gagner moins, mais avoir plus de temps à vous ?

Résultats ajustés

du 24/06/2026 à 21:35

Depuis toujours

Réponses

748

Oui

43%

Non

35%

Travailler + pour gagner +

14%

Sans opinion

8%

Synthèse des résultats

La relation des Français au travail suscite depuis longtemps des débats intenses, des lois Aubry sur les 35 heures aux discussions récentes sur la semaine de quatre jours. Derrière la question posée se joue un arbitrage fondamental : celui entre pouvoir d'achat et qualité de vie, entre investissement professionnel et temps pour soi. Au niveau global, une pluralité de Français interrogés sur Politês se dit disposée à travailler moins en contrepartie d'une baisse de revenus : 43 % répondent oui, contre 35 % qui s'y refusent. L'option consistant à travailler davantage pour gagner plus est retenue par 14 % des répondants, tandis que 8 % ne se prononcent pas. Le résultat dessine moins un consensus tranché qu'une répartition en trois tendances distinctes, avec une légère inclinaison vers la valorisation du temps libre. Premier enseignement : un écart de genre notable. Les femmes expriment une disposition plus marquée à accepter ce compromis, à 47 % contre 39 % chez les hommes. À l'inverse, les hommes sont deux fois plus nombreux à choisir l'option « travailler plus pour gagner plus » (20 % contre 9 % chez les femmes). Ces résultats pourraient s'expliquer, au moins en partie, par le fait que les femmes portent plus souvent le poids des responsabilités domestiques et familiales : le temps libéré du travail représenterait alors pour elles une ressource particulièrement précieuse. Deuxième enseignement : un pic d'adhésion chez les actifs en milieu de vie professionnelle. Les 25-34 ans et les 35-49 ans affichent les taux d'approbation les plus élevés, à respectivement 47 % et 49 %. Les 18-24 ans se montrent, en revanche, plus partagés, avec une part notable optant pour « travailler plus » (25 %). Ce clivage pourrait suggérer que la disposition à sacrifier du revenu en échange de temps croît avec l'expérience du marché du travail, avant de tendre à refluer à l'approche de la retraite. Troisième enseignement : une ligne de fracture selon le statut vis-à-vis de l'emploi. Les actifs, qu'ils soient CSP+ (50 % de oui) ou CSP- (45 %), adhèrent plus volontiers à la proposition que les inactifs (29 % de oui), qui penchent davantage vers le refus (36 %) ou vers l'option de travailler plus (21 %). On peut émettre l'hypothèse que les personnes inactives — qu'elles soient étudiantes, retraitées ou en situation de chômage — entretiennent un rapport au travail sensiblement différent : réduire encore son activité n'aurait pas le même sens lorsqu'on ne travaille pas ou plus. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le rapport au travail évolue en France. Les réformes successives sur la durée légale du travail depuis la fin des années 1990, les préoccupations croissantes autour de l'épuisement professionnel, et l'essor du télétravail depuis 2020 ont contribué à redéfinir les frontières entre sphère professionnelle et vie personnelle. La valorisation du temps libre semble aujourd'hui portée moins par une idéologie que par des aspirations concrètes à un meilleur équilibre de vie. Les résultats présentés sont redressés pour refléter la population française dans sa diversité, ce qui renforce leur robustesse globale. Certains segments démographiques restent toutefois représentés par de faibles effectifs et méritent d'être interprétés avec précaution. Si une pluralité de Français semble prête à renoncer à une partie de ses revenus en échange de temps, cette disposition n'est pas uniforme : elle varie selon l'âge, le genre et le rapport concret à l'emploi. La question demeure ouverte : dans quelle mesure cette aspiration se traduit-elle, ou pourrait-elle se traduire, par des choix de vie effectifs ou par des revendications collectives ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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