Économie
Sciences et Technologies
Société
Publié le
24/10/2025
Résultats ajustés
du 03/07/2026 à 11:30
Depuis toujours
Réponses
533
Oui
23%
Non
71%
Ne sais pas
6%
L'idée d'acquérir un robot à apparence humaine, capable de percevoir son environnement et d'interagir avec ses propriétaires, appartient encore largement à la science-fiction pour la plupart des consommateurs. Pourtant, avec des projets comme le robot Optimus de Tesla ou les avancées en matière de peau artificielle, la question de l'androïde domestique commence à quitter le domaine de l'imaginaire pour rejoindre celui du débat public. C'est dans ce contexte que les répondants sur Politês ont été interrogés sur leur intention d'achat. Le résultat global est sans ambiguïté : une large majorité, soit 71 % des répondants, déclare qu'elle n'achèterait pas d'androïde si elle en avait la possibilité. Seul un quart environ répond positivement (23 %), tandis que 6 % se disent indécis. On se trouve donc davantage face à un rejet net que face à une hésitation collective. Premier enseignement, et sans doute le plus saillant : l'écart entre les hommes et les femmes est particulièrement marqué. Parmi les répondants masculins (329 personnes), 36 % se montrent favorables à l'achat d'un androïde, contre seulement 12 % chez les femmes (215 personnes). L'opposition féminine est quant à elle très prononcée, à 83 %. Cet écart pourrait suggérer des représentations différenciées du robot humanoïde selon le genre, peut-être liées à des usages imaginés distincts ou à des perceptions inégales des enjeux éthiques et intimes que soulève ce type d'objet. Deuxième enseignement : la dynamique par tranche d'âge révèle un profil en cloche. Les 35-49 ans affichent le niveau d'adhésion le plus élevé (37 %), suivis des 50-64 ans (35 %), tandis que les 18-24 ans se montrent parmi les plus réticents (15 %), aux côtés des 65 ans et plus (11 %). Ce résultat pourrait aller à contre-courant de l'intuition selon laquelle les jeunes générations seraient spontanément plus ouvertes aux innovations technologiques. Il pourrait également être lu comme le reflet de préoccupations ou de représentations propres à chaque groupe d'âge face à ce type d'objet. Mis en perspective, ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la commercialisation d'androïdes grand public reste encore limitée, voire inexistante à ce jour. Les débats éthiques et juridiques entourant le statut des robots, les questions de vie privée et de relation affective à la machine, ainsi que les incertitudes technologiques portant sur la dextérité ou l'autonomie réelle de ces dispositifs, contribueraient à entretenir une réserve globale. À mesure que ces technologies se rapprocheront du marché de consommation, il sera pertinent d'observer si les perceptions évoluent. En définitive, la perspective d'acquérir un androïde suscite aujourd'hui une réserve majoritaire parmi les Français interrogés, portée notamment par les femmes et les jeunes adultes. La question qui demeure ouverte est celle de l'évolution de ces perceptions : à mesure que ces robots deviendront plus visibles et accessibles, les réticences pourraient-elles se réduire, ou les enjeux éthiques et symboliques viendraient-ils au contraire renforcer les résistances ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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