Économie

Sciences et Technologies

Société

Publié le

24/10/2025

Si vous pouviez acheter un Androide ( Robot à apparence humaine, peau, etc ) le feriez-vous ?

Résultats ajustés

du 22/10/2026 à 18:56

Depuis toujours

Réponses

552

Oui

24%

Non

70%

Ne sais pas

6%

Synthèse des résultats

La question de l'achat d'un androïde — entendu comme un robot doté d'une apparence humaine, peau comprise — place les répondants sur Politês face à une technologie encore largement associée à la science-fiction, mais qui s'approche progressivement du marché grand public. L'enjeu est double : il touche à la fois à la perception de cette technologie et aux réticences, qu'elles soient pratiques, symboliques ou éthiques, que suscite l'idée de côtoyer un être artificiel à visage humain. Le résultat global est sans ambiguïté : sept répondants sur dix se prononcent contre cet achat, tandis que 24 % se déclarent prêts à franchir le pas et 6 % expriment une incertitude. On observe ainsi un rejet majoritaire et assez net, dans un contexte où le sujet reste néanmoins suffisamment clivant pour qu'un quart des répondants envisage cette possibilité. L'enseignement le plus structurant tient à l'écart entre hommes et femmes. Chez les hommes, 37 % se disent prêts à acheter un androïde, contre 12 % chez les femmes, soit un écart de 25 points. Cela pourrait suggérer des représentations différenciées de ces objets, souvent associés, dans les imaginaires collectifs, à des usages ou à des projections davantage orientés vers un public masculin — qu'il s'agisse des récits de science-fiction ou de certains usages envisagés par des acteurs industriels. Un second enseignement concerne les tranches d'âge. Ce sont les 35-49 ans qui expriment la plus forte appétence, avec 38 % de réponses favorables, devant les 50-64 ans (33 %). À l'inverse, les 18-24 ans figurent parmi les plus réticents, avec 15 % de réponses favorables, un niveau identique à celui des 65 ans et plus. Cette distribution ne suit pas une logique générationnelle simple : la jeunesse, souvent supposée plus ouverte aux nouvelles technologies, n'est pas ici la plus réceptive. Ce résultat pourrait inviter à nuancer l'idée selon laquelle la familiarité avec le numérique entraîne nécessairement une plus grande ouverture aux robots humanoïdes. Du côté des catégories socioprofessionnelles, les CSP+ (27 % de réponses favorables) et les CSP- (25 %) se situent à des niveaux proches. Les inactifs se montrent pour leur part nettement plus réservés, avec 15 % de réponses favorables. On pourrait émettre l'hypothèse d'une corrélation entre insertion professionnelle et rapport à la technologie, sans qu'il soit possible d'en tirer de conclusions définitives. Cette défiance majoritaire s'inscrit dans un contexte de développement accéléré des androïdes. Des entreprises telles que Tesla, avec son robot Optimus, ou des acteurs chinois spécialisés dans les compagnons émotionnels, avancent vers une commercialisation grand public à des prix potentiellement accessibles. Parallèlement, les débats éthiques portant sur la responsabilité juridique, les droits associés à ces entités et leurs effets sociaux restent largement ouverts. La notion de « vallée de l'étrange » — ce malaise provoqué par des entités presque humaines mais perçues comme artificielles — pourrait constituer un facteur de frein psychologique dans l'adoption de ces technologies. Les résultats ont fait l'objet d'un redressement statistique afin de refléter la structure de la population française. L'effectif global de 552 répondants permet une lecture des grandes tendances, et les segments dont les effectifs sont les plus réduits n'ont pas été commentés par souci de robustesse. Au fond, ce que révèlent ces résultats, c'est moins un rejet de la technologie en général qu'une résistance spécifique à l'idée d'un être artificiel à apparence humaine dans la sphère privée. La question qui s'ouvre est de savoir si cette résistance est durable ou si elle est susceptible d'évoluer à mesure que ces technologies deviendront plus familières et mieux encadrées sur le plan réglementaire.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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