Culture et Loisirs
International
Vie Pratique et Consommation
Publié le
17/10/2025
Résultats bruts
du 15/09/2026 à 19:34
Depuis toujours
Réponses
3837
Oui
22%
Non
78%
Le football occupe une place singulière dans le paysage culturel et médiatique français. Premier sport du pays en termes de pratique et de médiatisation, il concentre des enjeux économiques et identitaires considérables. Mesurer la proportion de Français qui le suivent réellement permet d'interroger la réalité de cet ancrage populaire, au-delà des audiences ponctuelles générées par les grandes compétitions. Les résultats sont sans ambiguïté : 78 % des répondants sur Politês déclarent ne pas suivre le football, contre 22 % qui affirment le suivre. Si le football domine l'espace médiatique, son suivi régulier ne concernerait qu'environ un Français sur cinq. Premier enseignement, et de loin le plus saillant : l'écart entre hommes et femmes est considérable. 28 % des hommes déclarent suivre le football, contre 11 % des femmes. Ce différentiel de 17 points pourrait suggérer que le football, malgré son omniprésence dans l'espace public, reste perçu comme un loisir à forte coloration masculine. Ce constat peut aller dans le sens d'une asymétrie culturelle persistante, indépendamment du développement du football féminin ces dernières années. Deuxième enseignement : les écarts selon l'âge sont présents mais modérés. Les 15-17 ans affichent le taux de suivi le plus élevé, à 33 %, devant les 65 ans et plus (24 %). Les tranches 25-34 ans et 50-64 ans sont les moins concernées, avec respectivement 19 % et 20 %. On observe ainsi une forme de courbe en U atténuée, les plus jeunes et les plus âgés étant légèrement plus nombreux à suivre le football que les adultes en milieu de vie. Ce résultat pourrait être lu comme le reflet de temps de loisir différenciés selon les étapes de vie, sans qu'il soit possible d'en tirer de conclusion définitive. Troisième enseignement : les variations selon la catégorie socioprofessionnelle et la région sont faibles. Les inactifs déclarent suivre le football à 24 %, les CSP+ à 21 % et les CSP- à 19 %. Les écarts régionaux sont également limités : l'Île-de-France (24 %) et le Sud-Est (23 %) se situent légèrement au-dessus de la moyenne nationale, sans que l'on puisse y déceler de tendance structurante forte. Ces résultats peuvent être lus à la lumière d'un paradoxe propre au football français : un sport qui génère des audiences records lors des grandes compétitions — comme les 16 millions de téléspectateurs réunis pour certains matchs de l'équipe de France — mais dont le suivi régulier resterait l'affaire d'une minorité. L'engouement semblerait davantage conjoncturel, lié aux événements marquants, que constitutif d'une pratique de suivi continue pour la majorité de la population. Au fond, ce sondage pose une question que les chiffres d'audience peinent parfois à révéler : entre le football comme spectacle national ponctuel et le football comme pratique de suivi régulière, quelle est la réelle place de ce sport dans le quotidien des Français ? Les données recueillies ici nuancent sensiblement l'image d'un pays entièrement acquis à la cause footballistique.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours