Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

23/10/2025

Trouvez-vous qu’appeler son épouse : « ma femme » soit dégradant ?

Résultats bruts

du 23/07/2026 à 14:19

Depuis toujours

Réponses

4337

Oui

7%

Non

88%

Sans opinion

5%

Synthèse des résultats

L'expression « ma femme » est ancrée dans le langage quotidien français pour désigner son épouse. Dans un contexte où les débats sur le langage genré, l'écriture inclusive et les représentations symboliques du couple occupent une place croissante dans l'espace public, la question de savoir si cette formulation peut être perçue comme dégradante mérite d'être posée. Elle touche à la fois à l'usage ordinaire de la langue et aux évolutions des rapports entre hommes et femmes. Le résultat est sans ambiguïté : 88 % des répondants sur Politês estiment que l'expression « ma femme » n'est pas dégradante, contre 7 % qui considèrent qu'elle l'est. 5 % se déclarent sans opinion. On se trouve ici face à un consensus très large, qui dépasse les clivages habituels. Premier enseignement : le genre introduit un écart notable. Les personnes s'identifiant comme non binaires sont 15 % à trouver l'expression dégradante, contre 8 % des femmes et 6 % des hommes. Ce résultat pourrait suggérer que la sensibilité à la dimension possessive du terme est plus présente chez les personnes qui s'inscrivent en dehors des catégories de genre traditionnelles. L'effectif du groupe non binaire (81 répondants) reste toutefois en deçà du seuil habituellement requis pour garantir une pleine fiabilité statistique ; ces chiffres sont donc à interpréter avec prudence. Deuxième enseignement : un écart générationnel se dessine. Les 50-64 ans (12 %) et les 65 ans et plus (14 %) sont proportionnellement plus nombreux à juger l'expression dégradante que les 18-24 ans (5 %) ou les 25-34 ans (5 %). Ce résultat, contre-intuitif au premier abord, pourrait s'expliquer par une sensibilité différente aux mutations du langage selon les générations, ou par une plus grande familiarité avec les débats féministes des décennies passées chez les répondants les plus âgés. Des éléments complémentaires seraient nécessaires pour en tirer une conclusion ferme. Les variations régionales et socioprofessionnelles sont, quant à elles, très limitées : les écarts entre catégories restent dans un intervalle de quelques points seulement, ce qui ne permet pas d'y lire des lignes de fracture significatives. Mis en perspective, ce résultat s'inscrit dans un débat linguistique plus large. Des travaux académiques sur le langage inclusif et l'écriture non sexiste ont mis en lumière que certaines expressions traditionnelles peuvent être relues à l'aune des rapports de pouvoir et de possession symbolique. L'expression « ma femme », par son déterminant possessif, pourrait résonner différemment selon la sensibilité de chacun : convention neutre pour les uns, marqueur d'une asymétrie relationnelle pour les autres. Les données recueillies indiquent que cette seconde lecture reste très minoritaire parmi les répondants français interrogés. Au final, les Français sur Politês apparaissent très largement attachés à la neutralité de l'expression « ma femme ». Ce consensus ne clôt pas pour autant le débat sur le langage genré : il invite plutôt à s'interroger sur les conditions dans lesquelles une expression courante peut, ou non, acquérir une signification nouvelle aux yeux d'une société en évolution.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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