Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
23/10/2025
Résultats bruts
du 29/05/2026 à 14:27
Depuis toujours
Réponses
4214
Oui
7%
Non
89%
Sans opinion
4%
L'expression « ma femme » est l'une des plus courantes du langage quotidien pour désigner son épouse. Certains débats contemporains sur le langage genré et les rapports de pouvoir au sein du couple invitent néanmoins à s'interroger sur ses connotations possibles. L'usage du pronom possessif peut, selon certaines lectures, renvoyer à une conception de la conjointe comme bien appartenant au mari — héritage d'une époque où le droit français plaçait effectivement la femme mariée sous la tutelle légale de son époux. Sur ce point, les répondants sur Politês se montrent très largement sereins : 89 % d'entre eux ne trouvent pas que cette expression soit dégradante, contre 7 % qui l'estiment telle. Les sans-opinion représentent 4 % des répondants. La dynamique est celle d'un consensus clair, laissant peu de place au doute dans l'opinion exprimée. Premier enseignement : l'écart entre hommes et femmes sur cette question reste limité. Les femmes sont 8 % à juger l'expression dégradante, contre 6 % des hommes. Cet écart, bien que dans le sens attendu d'une sensibilité légèrement plus marquée chez les femmes, demeure modeste. Cela pourrait suggérer que la critique de cette formulation ne fait pas consensus même parmi les femmes, et que la majorité d'entre elles ne perçoivent pas l'expression comme problématique. Deuxième enseignement : une légère tendance se dessine avec l'âge. Les 50-64 ans sont 12 % à trouver l'expression dégradante, et les 65 ans et plus atteignent 13 %, contre seulement 5 % chez les 18-24 ans et les 25-34 ans. Ce résultat, contre-intuitif au premier regard, pourrait s'expliquer par une sensibilité plus ancienne aux rapports de pouvoir conjugaux, nourrie d'un vécu direct des inégalités juridiques et sociales qui ont longtemps marqué le statut des femmes mariées en France. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles présentent peu de variations significatives. Les CSP+ sont 8 % à répondre oui, contre 5 % pour les CSP-. L'écart est faible et invite à la prudence avant toute généralisation. Cette question s'inscrit dans un mouvement plus large de réflexion sur le langage comme vecteur de normes sociales. Certains auteurs et espaces de débat avancent que le possessif dans « ma femme », à l'image de « ma voiture » ou « ma maison », pourrait implicitement réduire la conjointe à un statut d'appartenance. Pour autant, les résultats recueillis montrent que cette lecture critique ne semble pas s'être diffusée dans l'opinion générale des Français, du moins pas sous la forme d'un rejet de l'expression elle-même. En définitive, l'expression « ma femme » ne semble pas, aux yeux d'une très large majorité des répondants, constituer un marqueur dégradant. Reste ouverte la question de savoir si ce consensus reflète une indifférence au débat, une adhésion au terme comme simple convention neutre, ou une résistance à une remise en cause perçue comme superflue.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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