Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
23/10/2025
Résultats bruts
du 16/09/2026 à 23:52
Depuis toujours
Réponses
4435
Oui
7%
Non
89%
Sans opinion
4%
L'expression « ma femme », utilisée par un époux pour désigner son épouse, se situe au carrefour de la langue quotidienne et des débats contemporains sur le sexisme et le langage. Dans un contexte où les questions de représentation et d'égalité des genres occupent une place croissante dans le débat public, interroger les Français sur la connotation de cette formule revient à sonder leur rapport aux évolutions du langage et aux normes sociales. Le résultat est sans ambiguïté : 89 % des répondants sur Politês estiment que dire « ma femme » pour parler de son épouse n'est pas dégradant, contre seulement 7 % qui le considèrent comme tel. Les sans-opinion ne représentent que 4 % des répondants. On observe ainsi une adhésion large et transversale, qui traverse les catégories sociales, les régions et les générations. Premier enseignement : le genre introduit un écart notable sans remettre en cause ce consensus. Les répondants s'identifiant comme non binaires se distinguent nettement — 15 % d'entre eux jugent l'expression dégradante et 16 % se déclarent sans opinion —, soit des taux sensiblement plus élevés que chez les hommes (6 % de « oui ») et les femmes (8 % de « oui »). Cela pourrait suggérer une sensibilité différenciée aux enjeux de langage et de représentation de genre parmi les personnes non binaires, sans qu'il soit possible d'en tirer de conclusion causale directe. Deuxième enseignement : l'âge dessine une tendance progressive. La part de répondants considérant l'expression comme dégradante augmente avec l'âge : 5 % chez les 18-24 ans, elle atteint 12 % chez les 50-64 ans et 14 % chez les 65 ans et plus. Ce résultat, contre-intuitif au regard des débats publics souvent associés aux jeunes générations, pourrait s'expliquer par un rapport différent à la charge historique et sociale portée par cette expression, sans qu'il soit possible d'en certifier la cause. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles ne révèlent pas de clivage majeur. Les CSP+ affichent 8 % de « oui », les CSP- seulement 5 %, et les inactifs 7 %. L'écart reste modeste et ne remet pas en cause la tendance générale. Ces résultats peuvent être mis en perspective avec les débats linguistiques actuels. Si des mouvements féministes et des réflexions sur le langage inclusif ont contribué à interroger la connotation possessive du déterminant « ma » associé à « femme », ces questionnements ne semblent pas, à ce stade, avoir largement infusé dans les représentations collectives. L'expression reste perçue comme une formule ordinaire, davantage héritée de l'usage que vécue comme une marque de subordination. Il convient par ailleurs de noter que les résultats présentés ici sont des données brutes, sans redressement statistique, ce qui invite à interpréter avec prudence les variations observées au sein des segments de population les plus restreints. Au total, l'expression « ma femme » ne semble pas, pour l'immense majorité des répondants sur Politês, soulever de problème particulier. Reste à savoir si cette perception est stable dans le temps ou si elle pourrait évoluer à mesure que les débats sur le langage et l'égalité de genre continuent de se structurer dans l'espace public.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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