Politique

Sécurité et Justice

Société

Publié le

28/10/2025

Trouvez vous qu'il y a beaucoup de désinformation ?

Résultats ajustés

du 13/07/2026 à 19:11

Depuis toujours

Réponses

1290

Oui

97%

Non

3%

Synthèse des résultats

La désinformation est devenue l'un des sujets les plus présents dans le débat public contemporain. Entre l'essor des réseaux sociaux, les tensions géopolitiques et les crises sanitaires, la question de la fiabilité de l'information s'est imposée dans le débat démocratique. Interroger les Français sur leur perception de l'ampleur du phénomène permet de mesurer le degré d'inquiétude collective face à ce que certains considèrent comme une menace pour la qualité du débat public. Le résultat est d'une grande netteté : 97 % des répondants sur Politês estiment qu'il y a beaucoup de désinformation, contre 3 % seulement d'un avis contraire. On se trouve face à l'un des consensus les plus larges qu'un sujet de société puisse produire. Cette quasi-unanimité, qui traverse les différentes catégories de la population, mérite d'être examinée de plus près. Premier enseignement, la convergence entre hommes et femmes est totale : les deux groupes affichent exactement 97 % de réponses positives. Cette absence d'écart selon le genre pourrait suggérer que la perception d'une désinformation répandue ne relève pas d'une sensibilité différenciée entre hommes et femmes, mais d'un ressenti largement partagé. Deuxième enseignement, les variations générationnelles sont quasi inexistantes. Toutes les tranches d'âge affichent des résultats compris entre 95 % et 98 % de réponses positives. Les 50-64 ans constituent la catégorie légèrement la plus en retrait, avec 95 %, sans que cet écart puisse être qualifié de significatif. On observe ainsi une homogénéité rare entre générations sur ce sujet. Troisième enseignement, les catégories socioprofessionnelles présentent des résultats très proches. Les CSP- affichent 99 %, les CSP+ 97 %, et les inactifs 95 %. Une légère tendance se dessine : les catégories moins favorisées apparaissent proportionnellement un peu plus convaincues de l'abondance de la désinformation, ce qui pourrait aller dans le sens d'une exposition perçue différemment selon les milieux, sans qu'il soit possible d'en tirer de conclusion ferme. Cette adhésion quasi universelle s'inscrit dans un contexte où la désinformation fait l'objet d'une attention institutionnelle croissante. La France s'est dotée en 2018 d'une loi relative à la lutte contre la manipulation de l'information, notamment en période électorale, et l'Arcom exerce une vigilance sur les contenus diffusés. Par ailleurs, des campagnes de déstabilisation identifiées par des services spécialisés, la montée en puissance des outils d'intelligence artificielle générative et la multiplication des sources d'information ont pu contribuer à façonner une perception générale d'un environnement informationnel dégradé. Ce résultat pourrait également s'expliquer par le fait que la prise de conscience du phénomène, relayée par les médias et les pouvoirs publics, tend à rendre la question particulièrement saillante dans l'opinion. Les résultats présentés sont redressés pour refléter la diversité de la population française, ce qui renforce la robustesse de la lecture globale. Au fond, ce que ce résultat révèle, c'est moins la mesure objective de la désinformation que l'étendue d'une inquiétude partagée quant à la qualité de l'information disponible. La question qui reste ouverte est celle des conséquences pratiques de cette perception : conduit-elle à une vigilance accrue, à une défiance généralisée envers toutes les sources, ou à un sentiment d'impuissance face à un phénomène perçu comme difficile à endiguer ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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