Politique
Sécurité et Justice
Société
Publié le
28/10/2025
Résultats ajustés
du 12/09/2026 à 19:03
Depuis toujours
Réponses
1325
Oui
97%
Non
3%
La question de la désinformation occupe une place croissante dans le débat public. Entre essor des réseaux sociaux, crises sanitaires et tensions politiques, la capacité à distinguer information fiable et contenu trompeur est devenue un enjeu central pour les citoyens comme pour les institutions. Les résultats enregistrés sur Politês sont particulièrement nets : 97 % des répondants estiment qu'il existe beaucoup de désinformation. Seuls 3 % répondent par la négative. Ce niveau de convergence dépasse les clivages habituels, qu'ils soient géographiques, générationnels ou socio-professionnels. Premier enseignement, la convergence entre catégories socio-professionnelles est notable. Les CSP+ répondent à 97 % par l'affirmative, les CSP- à 99 %, et les inactifs à 95 %. L'écart entre ces groupes reste très faible, ce qui pourrait suggérer que la perception d'une information saturée de contenus trompeurs n'est pas propre à un milieu social particulier et traverserait l'ensemble du corps social de façon quasi uniforme. Deuxième enseignement, la tranche des 50-64 ans se distingue légèrement : 94 % répondent oui, contre 97 à 98 % pour les autres groupes d'âge. Cet écart, bien que modeste, pourrait aller dans le sens d'une sensibilité différenciée selon les générations. Les plus jeunes comme les répondants de 65 ans et plus convergent vers des niveaux d'adhésion similaires, ce qui invite à la prudence avant toute lecture strictement générationnelle. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large. La désinformation en ligne s'est imposée comme un sujet de préoccupation structurelle au cours des dernières années, notamment lors de la crise sanitaire liée à la Covid-19, qui a vu se développer en parallèle une intense remise en cause de la vaccination sur les plateformes numériques. Les théories du complot, relayées par les réseaux sociaux, ont alors atteint des audiences inédites. Ces dynamiques ont conduit à des réponses législatives, comme la loi contre la manipulation de l'information adoptée en France en 2018, ainsi qu'à des obligations accrues imposées aux plateformes par le règlement européen sur les services numériques. Ces initiatives témoignent d'une prise de conscience institutionnelle, bien que leur efficacité reste débattue. Ce contexte de régulation en cours d'ajustement et de prolifération des contenus douteux pourrait contribuer à expliquer la forte convergence observée dans les résultats. Ce que ces chiffres illustrent avant tout, c'est une conscience collective largement partagée autour de la fragilité perçue de l'information. La question qui demeure ouverte est celle des effets concrets de cette perception : conduit-elle à une vigilance critique accrue, ou pourrait-elle au contraire alimenter une défiance généralisée vis-à-vis de l'ensemble des sources, y compris les plus fiables ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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