Politique
Sécurité et Justice
Société
Publié le
28/10/2025
du 30/10/2026 à 17:33
Depuis toujours
Réponses
1271
Oui
96%
Non
4%
La désinformation occupe une place croissante dans les préoccupations collectives, alimentée par la multiplication des canaux d'information, l'essor des réseaux sociaux et le développement de technologies capables de produire ou d'amplifier des contenus trompeurs. Mesurer la façon dont les Français perçoivent l'ampleur de ce phénomène constitue un indicateur utile pour comprendre le rapport de la société à l'information et à la confiance dans les sources qui la produisent. Le résultat est particulièrement net : 97 % des répondants sur Politês estiment qu'il y a beaucoup de désinformation, contre seulement 3 % qui ne le pensent pas. Il s'agit d'un consensus rarement observé dans les enquêtes d'opinion, où les divergences de vues sont généralement bien plus marquées. Cette convergence traverse l'ensemble des profils interrogés, indépendamment des clivages habituels. Premier enseignement, le consensus est indifférent au genre. Les hommes répondent « oui » à 96 %, les femmes à 97 %. Cet écart d'un point est négligeable et suggère que la perception d'une désinformation abondante est partagée de façon quasi identique, quel que soit le genre. Deuxième enseignement, toutes les tranches d'âge convergent. Les 18-24 ans (98 %) et les 35-49 ans (98 %) se montrent légèrement plus affirmatifs que les 50-64 ans (95 %), qui constituent la tranche la moins unanime. Cet écart reste toutefois très faible et ne suffit pas à établir une véritable différenciation générationnelle. On peut noter, sans en tirer de conclusion ferme, que les générations les plus présentes sur les réseaux sociaux n'expriment pas une sensibilité particulièrement distincte des autres. Troisième enseignement, la catégorie socioprofessionnelle apporte une nuance légère. Les CSP- expriment une adhésion à 99 %, soit trois points de plus que les CSP+ (96 %) et les inactifs (96 %). Cette différence, bien que modeste, pourrait suggérer que les catégories populaires ressentent de façon légèrement plus aiguë la présence de fausses informations dans leur environnement informationnel, sans qu'il soit possible d'en préciser les raisons. Ce résultat s'inscrit dans un contexte plus large. En France, la lutte contre la désinformation a fait l'objet d'une attention législative croissante, notamment avec la loi de décembre 2018 encadrant la diffusion intentionnelle de fausses informations. Les réseaux sociaux, l'intelligence artificielle et les campagnes d'influence étrangères sont régulièrement cités comme vecteurs d'une désinformation perçue comme plus sophistiquée et plus difficile à identifier. Ce sentiment d'exposition généralisée, partagé par une très large majorité des répondants sur Politês, pourrait refléter une préoccupation collective qui dépasse les clivages politiques, sociaux ou générationnels habituels. Les résultats présentés ici sont redressés afin de refléter au mieux la diversité de la population française. Au-delà des chiffres, ce que ces résultats donnent à voir, c'est moins une opinion tranchée sur l'origine ou la responsabilité de la désinformation qu'un sentiment diffus, profondément partagé, d'évoluer dans un espace informationnel perçu comme peu fiable. La question que ce constat invite à poser est la suivante : cette perception généralisée affecte-t-elle la façon dont les Français s'informent, et la confiance qu'ils accordent aux différentes sources d'information ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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