Politique

Sécurité et Justice

Société

Publié le

22/10/2025

Vous penseriez à quitter la France si

Résultats ajustés

du 04/10/2026 à 03:26

Depuis toujours

Réponses

639

LFI arrivait au pouvoir

16%

Le RN arrivait au pouvoir

25%

L’un ou l’autre arrivait au pouvoir

6%

Je resterais quoi qu’il arrive

45%

Sans opinion

8%

Synthèse des résultats

La question de l'émigration des Français n'est pas seulement économique ou sociale. Elle comporte aussi une dimension politique, souvent moins documentée : dans quelle mesure l'orientation du pouvoir peut-elle constituer un motif de départ ? C'est ce qu'explore cette question, posée à 637 répondants représentatifs de la population française dans le cadre d'une consultation Politês. Le premier enseignement est celui de la stabilité : 45 % des répondants déclarent qu'ils resteraient quoi qu'il arrive. C'est la réponse la plus fréquente, loin devant toutes les autres. Elle coexiste toutefois avec une proportion non négligeable de personnes sensibles au scénario politique. Ainsi, 25 % envisageraient de partir si le Rassemblement national arrivait au pouvoir, contre 16 % dans l'hypothèse d'une victoire de La France insoumise. 6 % le feraient dans les deux cas, et 8 % se déclarent sans opinion. Deuxième enseignement : la sensibilité au scénario RN apparaît supérieure à celle liée à LFI. L'écart est de neuf points, le RN constituant davantage un facteur de départ potentiel que LFI. Cela ne signifie pas que le RN serait perçu comme objectivement plus dangereux ; on peut toutefois émettre l'hypothèse que, parmi les personnes interrogées, la perspective d'un gouvernement d'extrême droite suscite davantage de projections vers un départ que celle d'un gouvernement d'extrême gauche. Troisième enseignement : une différence notable selon le genre. Les femmes sont nettement plus nombreuses à citer le RN comme motif de départ potentiel (30 %) que les hommes (20 %). À l'inverse, les hommes sont proportionnellement plus nombreux à évoquer LFI (20 % contre 12 %). Ce croisement dessine deux sensibilités politiques distinctes, sans qu'il soit possible d'en identifier les causes à partir des seules données disponibles. Quatrième enseignement : une variation selon l'âge pour le scénario LFI. C'est chez les 65 ans et plus que la proportion de répondants envisageant de partir en cas de victoire de LFI est la plus élevée (28 %), contre 11 % chez les 35-49 ans. Ce résultat pourrait s'inscrire dans un contexte où certaines générations plus âgées entretiennent une méfiance historiquement plus marquée vis-à-vis des formations de gauche radicale, bien que les données ne permettent pas d'établir un lien de causalité direct. Cette question s'inscrit dans un débat plus large sur l'attractivité de la France et les motifs d'expatriation. Les recherches disponibles indiquent que le profil de l'émigrant français est souvent celui d'un diplômé de l'enseignement supérieur, cadre ou professionnel qualifié. La dimension politique du départ, bien que difficile à mesurer empiriquement, a été abordée dans des rapports parlementaires portant sur la compétitivité et la rétention des talents, notamment le rapport de la commission des finances du Sénat sur l'exil fiscal et professionnel. Ce sondage ne permet pas de conclure que les personnes interrogées partiraient effectivement, mais il indique que le paysage politique n'est pas neutre dans la représentation que se font les Français de leur ancrage territorial. En définitive, si une majorité de répondants se déclare ancrée dans son pays indépendamment des circonstances politiques, une part significative conditionne ce sentiment à l'identité du pouvoir en place. Que ce seuil de tolérance politique soit le reflet de tensions profondes ou d'une sensibilité conjoncturelle reste une question que les données seules ne permettent pas de trancher.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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