Santé

Sécurité et Justice

Société

Publié le

20/10/2025

Vous pensez-vous incapable de tomber dans une secte ?

Résultats ajustés

du 23/07/2026 à 22:07

Depuis toujours

Réponses

1732

Oui

65%

Non

28%

Ne sais pas

7%

Synthèse des résultats

La question de la vulnérabilité aux dérives sectaires touche à un angle mort psychologique bien documenté : la tendance humaine à se croire à l'abri de phénomènes qui affectent pourtant des individus de tous horizons. En interrogeant les répondants sur Politês sur leur sentiment d'être incapables de tomber dans une secte, ce sondage explore moins la réalité du risque que la perception que chacun en a — une perception qui peut elle-même conditionner le niveau de vigilance individuelle. Les résultats révèlent une adhésion majoritaire à ce sentiment de mise à l'abri personnelle. Près de deux tiers des répondants, soit 65 %, déclarent se penser incapables de tomber dans une secte. Seuls 28 % estiment le contraire, tandis que 7 % se disent dans l'incertitude. Le sentiment de ne pas être concerné domine donc nettement, ce qui constitue en soi un enseignement de premier ordre. Premier enseignement : un écart générationnel notable. La confiance en sa propre invulnérabilité croît sensiblement avec l'âge. Chez les 18-24 ans comme chez les 25-34 ans, la proportion de répondants se déclarant incapables de tomber dans une secte s'établit à 57 % dans les deux cas. Ce chiffre monte à 66 % chez les 35-49 ans, à 72 % chez les 50-64 ans, et atteint 79 % chez les 65 ans et plus. Cela pourrait suggérer que les générations plus jeunes entretiennent un rapport plus nuancé à leur propre vulnérabilité, ou qu'elles sont davantage exposées à des formes contemporaines de manipulation — notamment via les réseaux sociaux —, ce qui pourrait nourrir une forme de conscience accrue du risque. Deuxième enseignement : une différence entre hommes et femmes. Les hommes se déclarent plus fréquemment à l'abri, à 68 %, contre 61 % des femmes. Ces dernières expriment davantage de doute ou de conscience du risque, avec 31 % répondant non, contre 25 % chez les hommes. Cet écart, sans être spectaculaire, mérite d'être relevé. Troisième enseignement : les inactifs se montrent les plus confiants en leur invulnérabilité, à 72 %, tandis que les CSP+ affichent le niveau de confiance le plus bas parmi les catégories socioprofessionnelles mesurées, à 61 %. On pourrait émettre l'hypothèse, avec prudence, qu'un environnement professionnel diversifié ou un niveau de formation élevé n'est pas nécessairement associé à une plus grande certitude de soi face à ce type de risque. Ces résultats prennent une résonance particulière au regard des travaux menés en psychologie de l'emprise. Des spécialistes du domaine soulignent que la conviction d'être imperméable à la manipulation peut constituer un angle mort, en réduisant la vigilance face aux signaux d'alerte. La diversification des formes de dérives sectaires — qui s'étendent désormais aux domaines de la santé, du bien-être ou de la spiritualité en ligne — rend la frontière entre un groupe bienveillant et un mouvement à dérive plus difficile à percevoir. Dans ce contexte, le fait que 65 % des répondants se pensent à l'abri pourrait moins refléter une résistance réelle qu'une méconnaissance des mécanismes progressifs par lesquels l'emprise opère. Au final, la question posée révèle moins ce que les Français pensent des sectes que ce qu'ils pensent d'eux-mêmes face à elles. Dans quelle mesure cette confiance en sa propre imperméabilité pourrait-elle constituer un facteur de risque en soi ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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