Politique

Sécurité et Justice

Société

Publié le

16/10/2025

Y’a-t-il un lien entre immigration et délinquance ?

Résultats bruts

du 17/07/2026 à 14:16

Depuis toujours

Réponses

3910

Oui

43%

Non

50%

Ne sais pas

7%

Synthèse des résultats

La question d'un lien entre immigration et délinquance figure parmi les sujets les plus débattus de l'espace public français. Elle cristallise des perceptions très différentes selon les individus, nourries à la fois par les statistiques officielles, le traitement médiatique et les discours politiques. L'enjeu de cette question dépasse la simple opinion : il touche à la manière dont les Français appréhendent et interprètent des réalités sociales complexes. Selon les données recueillies par Politês, 50 % des répondants penchent vers un refus d'établir ce lien, contre 43 % qui l'affirment, et 7 % se déclarent indécis. Ce résultat relativement serré témoigne d'une opinion publique divisée sur ce sujet, sans qu'une position ne s'impose clairement. Premier enseignement, le genre constitue une variable structurante. Les répondantes rejettent majoritairement l'idée d'un lien : 58 % d'entre elles répondent non, contre 35 % qui répondent oui. Chez les répondants masculins, la répartition est quasi équilibrée, avec 47 % pour le oui et 46 % pour le non. Cet écart de plus de vingt points entre femmes et hommes sur la réponse négative pourrait suggérer des rapports différenciés à la perception de l'insécurité ou à l'interprétation des discours sur l'immigration. Deuxième enseignement, l'âge dessine une tendance progressive et marquée. Les moins de 50 ans rejettent majoritairement l'idée d'un lien, avec des taux de réponse non allant de 49 % chez les 18-24 ans à 56 % chez les 35-49 ans. À partir de 50 ans, la tendance s'inverse nettement : 56 % des 50-64 ans et 66 % des 65 ans et plus répondent oui. Cet écart générationnel pourrait aller dans le sens d'une perception différente du rapport entre immigration et ordre public selon les générations. Troisième enseignement, les catégories socioprofessionnelles présentent des nuances plus limitées, mais perceptibles. Les CSP+ sont 52 % à répondre non, tandis que les CSP- se partagent à égalité (47 % oui, 47 % non). On peut émettre l'hypothèse que le niveau socio-économique influe sur la manière d'appréhender cette question, même si cet écart reste modéré. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le débat scientifique sur ce sujet demeure lui-même ouvert. Certaines études pointent une surreprésentation statistique des personnes étrangères dans certaines données de délinquance, mais plusieurs travaux de recherche soulignent la nécessité de croiser ces chiffres avec des facteurs socio-économiques, des biais dans les pratiques de contrôle, ou des infractions spécifiquement liées au statut administratif des personnes concernées. Cette complexité dans le champ académique pourrait, en partie, éclairer la division observée dans l'opinion. Par ailleurs, les données mobilisées ici sont des données brutes non redressées, ce qui invite à une lecture prudente, en particulier pour les sous-groupes aux effectifs les plus réduits. Au final, les répondants français apparaissent partagés sur ce sujet, avec une légère majorité penchant vers le non, sans que cette position ne s'impose avec netteté. La question reste ouverte : dans quelle mesure les évolutions du débat politique et médiatique sur l'immigration sont-elles susceptibles de faire évoluer ces perceptions dans les prochaines années ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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