Politique

Sécurité et Justice

Société

Publié le

16/10/2025

Y’a-t-il un lien entre immigration et délinquance ?

Résultats bruts

du 29/05/2026 à 13:11

Depuis toujours

Réponses

3849

Oui

43%

Non

50%

Ne sais pas

7%

Synthèse IA — bêta

La question d'un lien entre immigration et délinquance occupe une place centrale dans le débat public français depuis plusieurs décennies. Elle cristallise des perceptions liées à la sécurité, à l'intégration et aux représentations sociales, et se trouve régulièrement réactivée par l'actualité politique ou des faits divers médiatisés. Sur l'ensemble des répondants, une courte majorité — 50% — répond non à l'existence d'un tel lien, tandis que 43% y répondent par l'affirmative. Les 7% restants déclarent ne pas savoir. Le résultat global dessine une opinion légèrement orientée vers le rejet du lien supposé, mais l'écart reste suffisamment modeste pour décrire avant tout une opinion divisée, sans véritable consensus d'un côté comme de l'autre. Premier enseignement : la variable du genre marque un écart notable. Les hommes sont 47% à estimer qu'un lien existe, contre 46% qui le nient, soit une quasi-égalité. Chez les femmes, la répartition est plus tranchée : 35% affirment ce lien, quand 58% le rejettent. Cet écart de plus de vingt points entre hommes et femmes sur la réponse affirmative pourrait suggérer des différences dans la manière dont chaque groupe perçoit la question sécuritaire et ses déterminants. Deuxième enseignement : la variable de l'âge révèle une tendance progressive et marquée. Les tranches les plus jeunes, de 15 à 49 ans, rejettent majoritairement l'existence d'un lien, avec des taux de réponses négatives compris entre 52% et 56%. À partir de 50 ans, le basculement est net : 56% des 50-64 ans et 65% des 65 ans et plus répondent oui. Cet écart générationnel pourrait aller dans le sens d'une perception de l'immigration et de la délinquance qui évolue selon les cohortes, possiblement en lien avec des expériences différentes des vagues migratoires successives ou des sources d'information distinctes. Troisième enseignement : du côté des catégories socioprofessionnelles, les CSP+ sont 40% à répondre oui, contre 47% chez les CSP-. Cet écart de sept points, sans être spectaculaire, pourrait suggérer que les milieux les plus diplômés ou favorisés se montrent davantage enclins à décorréler immigration et délinquance, ce qui pourrait refléter un accès différencié aux analyses nuancées sur ce sujet. Cette question s'inscrit dans un contexte documenté de complexité statistique. Les données officielles montrent effectivement une surreprésentation des étrangers parmi les personnes mises en cause dans certaines catégories d'infractions. Les chercheurs spécialisés soulignent toutefois que cette surreprésentation s'explique en grande partie par des facteurs socio-économiques — jeunesse et précarité des populations concernées notamment —, ainsi que par des biais dans les pratiques de contrôle et de poursuite judiciaire. La distinction entre corrélation et causalité est au cœur de ce débat académique et politique. Ces résultats sont issus de données brutes non redressées, ce qui invite à une lecture prudente des écarts observés entre segments. Les données recueillies par Politês sur ce sujet dessinent une opinion française partagée, structurée selon des lignes générationnelles et de genre clairement identifiables. Dans quelle mesure ces perceptions évoluent-elles avec l'accès à l'information, et quel rôle jouent les récits médiatiques et politiques dans leur formation ? La question reste entière.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

Téléchargez Politês, l’application qui questionne autrement.

Phone

Nos différences sont notre force.