Culture et Loisirs
Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
22/10/2025
Résultats ajustés
du 10/07/2026 à 20:10
Depuis toujours
Réponses
1382
Oui
85%
Non
13%
Sans opinion
2%
La question du rapport des Français au livre dépasse le simple recensement de leurs habitudes de lecture : elle touche à la place accordée à la culture, au développement personnel et à la manière dont les individus gèrent leur attention dans un environnement saturé de sollicitations numériques. Demander si l'on aimerait lire davantage, c'est aussi interroger l'écart entre les aspirations et les pratiques réelles. Sur ce point, la réponse recueillie est nette : 85 % des répondants affirment qu'ils aimeraient lire davantage de livres. Seuls 13 % y sont opposés, et 2 % ne se prononcent pas. On se trouve donc face à une aspiration très largement partagée, qui traverse l'ensemble des catégories de la population. Premier enseignement : les femmes expriment ce souhait légèrement plus fréquemment que les hommes. Elles sont 87 % à répondre positivement, contre 82 % chez les hommes. L'écart reste modéré, mais il s'inscrit dans la continuité de tendances observées de longue date concernant les pratiques culturelles différenciées selon le genre. Deuxième enseignement : un écart générationnel se dessine, les plus jeunes répondants se distinguant du reste de la population interrogée. Les 15-17 ans sont 70 % à souhaiter lire davantage, et les 18-24 ans 77 %, contre 81 % à 89 % pour les tranches d'âge plus élevées. Les 35-49 ans constituent le groupe exprimant le plus fortement cette aspiration, à 89 %. Ces résultats pourraient suggérer que les jeunes, davantage exposés aux alternatives numériques et susceptibles d'associer la lecture à une obligation scolaire plutôt qu'à un plaisir, entretiennent un rapport légèrement plus ambigu à cette aspiration. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles supérieures (CSP+) affichent un souhait légèrement plus prononcé, à 87 %, contre 82 % pour les CSP- et les inactifs. L'écart demeure limité, mais il pourrait indiquer que le rapport au livre comme pratique désirée reste inégalement distribué selon le capital culturel. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte documenté par des études récentes, notamment celles du Centre national du livre, qui font état d'un recul des pratiques effectives de lecture, particulièrement chez les jeunes, en lien avec une présence croissante des écrans dans le quotidien. L'aspiration très majoritaire à lire davantage contraste ainsi avec les données disponibles sur les pratiques réelles, ce qui pourrait indiquer que l'obstacle ne réside pas dans le désir mais dans les conditions concrètes de sa réalisation : temps disponible, concurrence des usages numériques, accessibilité des œuvres. Les résultats sont redressés et portent sur un échantillon de 1 382 répondants interrogés sur Politês, ce qui confère une robustesse satisfaisante à la lecture globale. Au fond, ce sondage dessine un paradoxe : une aspiration quasi universelle à lire davantage coexiste avec un recul documenté des pratiques effectives. La question qui reste ouverte est celle des conditions — individuelles et collectives — qui permettraient de transformer ce désir en habitude durable.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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