Culture et Loisirs

Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

22/10/2025

Aimeriez-vous lire davantage de livres ?

Résultats ajustés

du 16/09/2026 à 03:09

Depuis toujours

Réponses

1411

Oui

84%

Non

14%

Sans opinion

2%

Synthèse des résultats

La lecture occupe une place particulière dans la société française, entre patrimoine culturel revendiqué et pratique en recul face aux usages numériques. Interrogés sur leur envie de lire davantage de livres, les répondants sur Politês révèlent une aspiration qui mérite d'être examinée avec attention. Le résultat global est sans ambiguïté : 84 % des répondants déclarent qu'ils aimeraient lire davantage de livres, contre seulement 14 % qui répondent par la négative, et 2 % sans opinion. On est ici face à une adhésion majoritaire et transversale, qui traverse les catégories sociales, les âges et les territoires. Premier enseignement, un écart de genre modéré mais cohérent. Les femmes expriment ce souhait à 87 %, contre 81 % chez les hommes. Cet écart, bien que mesuré, pourrait suggérer que la lecture reste perçue comme une pratique davantage investie ou valorisée par les femmes, une tendance qui se retrouve fréquemment dans les études sur les pratiques culturelles. Deuxième enseignement, une variation générationnelle notable. Les 35-49 ans sont les plus enclins à souhaiter lire davantage, avec 89 % de réponses positives. Les 15-17 ans et les 18-24 ans affichent quant à eux les taux les plus faibles, respectivement 72 % et 77 %, sans que ces niveaux demeurent minoritaires pour autant. On pourrait émettre l'hypothèse que les jeunes générations, davantage exposées aux loisirs numériques, entretiennent un rapport plus distancié ou plus ambigu avec la lecture comme aspiration. Troisième enseignement, un gradient socioprofessionnel discret. Les catégories CSP+ expriment ce souhait à 87 %, soit cinq points de plus que les CSP- (82 %) et les inactifs (82 %). L'écart est limité, mais il pourrait aller dans le sens d'une lecture perçue comme un bien culturel dont la valeur serait plus fortement intégrée dans certains milieux. Ces résultats prennent un relief particulier à la lumière des tendances documentées sur les pratiques de lecture en France. Le temps hebdomadaire consacré à la lecture est en recul, tandis que celui passé devant les écrans continue de progresser. Ce décalage entre un désir largement partagé et une pratique en déclin pourrait suggérer que les obstacles à la lecture — notamment la gestion du temps et la compétition des usages numériques — pèsent davantage que le manque d'envie. Le souhait de lire davantage pourrait ainsi être interprété comme un signal d'aspiration sincère, mais aussi comme la marque d'une difficulté à concrétiser cette intention dans le quotidien. Les politiques publiques de soutien à la lecture, des bibliothèques aux dispositifs d'accès au livre pour les jeunes, s'inscrivent précisément dans cet espace entre désir et pratique effective. Les résultats sont redressés pour refléter la population française, ce qui renforce leur robustesse d'ensemble. Ce que révèle cette enquête, c'est moins une indifférence à la lecture qu'un désir largement partagé mais difficile à concrétiser. La question qui reste ouverte est celle des conditions — de temps, d'accès, d'environnement — qui permettraient à cette aspiration de se traduire effectivement dans les pratiques du quotidien.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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