Culture et Loisirs

Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

22/10/2025

Aimeriez-vous lire davantage de livres ?

Résultats ajustés

du 23/07/2026 à 22:42

Depuis toujours

Réponses

1400

Oui

85%

Non

13%

Sans opinion

2%

Synthèse des résultats

La lecture occupe une place symbolique forte dans la culture française, portée par des enjeux d'accès au savoir, d'épanouissement personnel et de transmission. Interroger les Français sur leur souhait de lire davantage de livres, c'est sonder non seulement leurs pratiques réelles, mais aussi leurs aspirations et leurs représentations de ce que pourrait être une vie culturelle accomplie. Le résultat global est sans ambiguïté : 85 % des répondants sur Politês déclarent qu'ils aimeraient lire davantage de livres, contre seulement 13 % qui ne le souhaitent pas. Les sans-opinion sont quasi absents (2 %). On est donc face à une adhésion très large, qui transcende les clivages habituels et dessine un désir partagé bien au-delà d'une minorité engagée. Premier enseignement : une aspiration qui varie selon le genre. Les femmes expriment ce souhait à hauteur de 87 %, contre 82 % pour les hommes. L'écart, modeste, pourrait néanmoins suggérer que cette aspiration est légèrement plus prononcée chez les femmes, ce qui pourrait aller dans le sens d'une pratique de lecture déjà plus présente dans ce groupe, nourrissant un désir de l'intensifier. Deuxième enseignement : un gradient générationnel notable. Les 35-49 ans sont les plus enclins à souhaiter lire davantage, avec 89 % de réponses positives. À l'opposé, les 15-17 ans affichent le score le plus bas (70 %), suivis des 18-24 ans (77 %). Cela pourrait refléter une relation à la lecture plus distancée chez les jeunes générations, confrontées à une concurrence accrue d'autres formes de contenus et d'usages numériques, sans pour autant que cette aspiration soit absente. Troisième enseignement : un effet de catégorie socioprofessionnelle discernable. Les CSP+ expriment ce souhait à 88 %, soit six points de plus que les CSP- (82 %) et les inactifs (82 %). Si l'écart reste mesuré, il pourrait suggérer que la lecture reste davantage associée à un horizon culturel valorisé dans les milieux plus favorisés, ce qui pourrait renforcer l'aspiration à en faire davantage. Ce résultat s'inscrit dans un contexte où la lecture traverse une période de transformation profonde. Le baromètre du Centre National du Livre signale une tendance à la baisse du nombre de lecteurs quotidiens, notamment chez les plus jeunes, au profit des écrans. Paradoxalement, la quasi-totalité des Français interrogés déclare vouloir lire plus. Ce décalage entre aspiration et pratique effective est documenté : le manque de temps est identifié comme le principal frein, et de nombreuses initiatives — qu'elles soient institutionnelles, associatives ou numériques — tentent de combler cet écart. L'essor de communautés comme BookTok ou Bookstagram témoigne également d'un désir de réenchanter le rapport au livre, y compris chez des publics plus jeunes. Concernant la robustesse des données, les résultats présentés sont redressés. Le groupe des 15-17 ans repose sur un effectif limité (n=88) ; les résultats le concernant appellent donc à une lecture prudente. Au fond, ce que révèle ce résultat, c'est moins un bilan de pratique qu'une photographie d'aspiration. Les Français, très majoritairement, se projettent comme des lecteurs qu'ils n'ont pas encore tout à fait le temps d'être. La question qui demeure ouverte est celle des conditions concrètes qui permettraient de transformer ce désir en habitude durable.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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