Santé

Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

23/10/2025

Au moment où vous voyez ce sondage, avez-vous faim ?

Résultats ajustés

du 16/08/2026 à 22:03

Depuis toujours

Réponses

632

Oui

20%

Non

74%

Maintenant que tu le dis …

6%

Synthèse des résultats

La question posée est simple, presque anodine : au moment précis où vous lisez ce sondage, avez-vous faim ? Derrière cette apparente légèreté se glisse une interrogation sur la perception immédiate d'une sensation corporelle, et sur la manière dont le simple fait de la nommer pourrait suffire à la faire surgir. L'option intermédiaire proposée, « Maintenant que tu le dis… », ajoute une dimension suggestive qui rend ce sondage particulièrement instructif sur le plan comportemental. Les résultats globaux dessinent une image assez nette : près des trois quarts des répondants (74 %) déclarent ne pas avoir faim au moment de répondre. Un répondant sur cinq (20 %) dit ressentir la faim, et 6 % choisissent la réponse intermédiaire, reconnaissant que la question elle-même a éveillé la sensation. Ces résultats ont été redressés afin de corriger les biais de l'échantillon initial et de mieux refléter la population française. Premier enseignement : un écart générationnel se dessine autour de la réponse « Maintenant que tu le dis… ». Chez les 18-24 ans (n=162), cette option est choisie par 17 % des répondants, contre 13 % chez les 25-34 ans (n=240) et seulement 3 % chez les 50-64 ans (n=58). Ce gradient pourrait suggérer que les jeunes adultes sont davantage sensibles à l'effet de suggestion contenu dans la question, ou plus enclins à reconnaître une ambivalence dans leur rapport à la faim. En parallèle, les 18-24 ans sont également les plus nombreux à déclarer avoir faim (28 %), ce qui pourrait refléter un rapport à l'alimentation et aux rythmes de repas différent selon les générations. Deuxième enseignement : les variations régionales méritent d'être relevées. Les répondants du Sud-Est (n=150) déclarent avoir faim dans une proportion de 27 %, un niveau supérieur à la moyenne nationale, tandis que ceux du Nord-Est (n=125) s'établissent à 18 %. Ces écarts restent modérés et pourraient refléter des différences dans les habitudes horaires de prise alimentaire, ou des particularités propres à la composition de l'échantillon à l'échelle régionale. Troisième enseignement : aucune différence de genre ne se dégage dans cette enquête. Hommes (n=306) et femmes (n=326) déclarent avoir faim à 20 %, ne pas avoir faim à 74 %, et choisissent la réponse suggestive à 6 % dans des proportions identiques. Mis en perspective, ce sondage illustre un phénomène que la recherche sur l'alimentation documente régulièrement : la frontière entre faim physiologique et faim induite ou émotionnelle est poreuse. Le simple fait de poser la question pourrait suffire à activer une perception. Ces résultats, collectés auprès des répondants français sur Politês, peuvent également être lus dans un contexte où les questions d'alimentation occupent une place croissante dans le débat public : pouvoir d'achat alimentaire, comportements de consommation, rapport au corps. Au fond, ce sondage dit peut-être moins ce que les Français mangent que la façon dont ils perçoivent leurs sensations au fil du quotidien. La question reste ouverte : dans quelle mesure sommes-nous conscients de nos états corporels, et dans quelle mesure faut-il qu'on nous les signale pour que nous les reconnaissions ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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