Culture et Loisirs
Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
21/10/2025
Résultats ajustés
du 19/08/2026 à 21:49
Depuis toujours
Réponses
854
Oui
33%
Non
67%
L'infidélité est l'un des sujets les plus intimes et les plus chargés émotionnellement dans la vie de couple. Poser la question directement, « Avez-vous déjà été infidèle ? », revient à interroger non seulement des comportements privés, mais aussi la manière dont les répondants sur Politês se positionnent face à une norme sociale forte : la fidélité. Dans un contexte où l'infidélité reste une faute civile reconnue par le Code civil tout en ayant perdu depuis 1975 toute dimension pénale, cette question touche à des ressorts à la fois personnels, moraux et sociétaux. À l'échelle de l'échantillon, un tiers des répondants déclarent avoir déjà été infidèles, soit 33 %. Les deux tiers restants, soit 67 %, répondent par la négative. On n'est pas face à un phénomène minoritaire ou marginal : la proportion de personnes qui reconnaissent avoir trompé leur partenaire est significative, même si elle reste nettement minoritaire. Premier enseignement : l'écart entre hommes et femmes mérite attention. Les femmes déclarent avoir été infidèles à 41 %, contre 24 % pour les hommes. Cet écart de 17 points est l'un des résultats les plus saillants de cette enquête. Il pourrait suggérer que les femmes interrogées déclarent plus volontiers leur infidélité que les hommes, ou que les comportements réels diffèrent selon le genre dans une direction qui bouscule les représentations traditionnelles. Ces deux lectures restent possibles, et aucune ne peut être privilégiée sans éléments complémentaires. Deuxième enseignement : une progression nette avec l'âge, jusqu'à un certain point. Les 18-24 ans ne sont que 9 % à se déclarer infidèles, contre 23 % pour les 25-34 ans, 37 % pour les 35-49 ans et 47 % pour les 50-64 ans. Cette progression pourrait s'expliquer de manière mécanique : plus on avance en âge, plus on a eu de relations, et donc potentiellement plus d'occasions d'être infidèle. Elle pourrait également refléter des évolutions de normes entre générations, les plus jeunes pouvant entretenir des formes relationnelles différentes ou disposant encore d'une expérience sentimentale moins étendue. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large. Depuis plusieurs décennies, la perception sociale de l'infidélité a évolué en France. Si elle reste associée à une rupture de confiance au sein du couple, sa visibilité a changé avec l'essor des réseaux sociaux, qui en font parfois un phénomène public. Par ailleurs, de nouvelles formes d'infidélité — émotionnelle notamment — élargissent la définition de ce que l'on entend par « tromper », ce qui rend l'interprétation de toute déclaration personnelle particulièrement délicate. Il convient également de souligner que la nature déclarative d'une telle question introduit une part de sous-déclaration possible : certains répondants pourraient être enclins à ne pas admettre un comportement socialement stigmatisé, ce qui conduirait à une sous-estimation du phénomène réel. Ce que ces résultats donnent à voir, c'est une réalité complexe et différenciée, où l'infidélité n'est ni rare ni universelle, et dont les contours varient sensiblement selon le genre et l'âge. La question qui se pose en creux n'est peut-être pas tant celle de la fréquence du phénomène que celle de l'évolution des normes autour de la fidélité, dans une société où les formes du couple continuent de se diversifier.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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