Culture et Loisirs
Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
23/10/2025
Résultats bruts
du 17/07/2026 à 17:24
Depuis toujours
Réponses
4798
Oui
33%
Non
65%
Ne sais pas
2%
Le smartphone occupe une place centrale dans la vie quotidienne des Français, au point que l'idée même de s'en passer une journée entière est devenue un indicateur du rapport collectif à la connexion permanente. C'est dans ce contexte que la question posée prend tout son sens : au-delà du simple usage, elle interroge la capacité réelle à se déconnecter. Les résultats sont nets sur la tendance principale : deux tiers des répondants sur Politês déclarent ne pas avoir passé une journée entière sans leur téléphone au cours des six derniers mois, soit 65 %, contre 33 % qui affirment l'avoir fait. La part des indécis est marginale, à 2 %. Ces chiffres traduisent une intégration large du smartphone dans un usage quasi continu, y compris sur une période aussi longue que six mois. Premier enseignement, un écart générationnel notable se dessine. Les 15-17 ans sont les plus nombreux à déclarer avoir réussi cette déconnexion, à hauteur de 46 %, soit près de quinze points au-dessus de la moyenne. À l'inverse, les 35-49 ans sont ceux qui y parviennent le moins, avec seulement 28 % de réponses positives. Ce résultat peut paraître contre-intuitif au regard des préoccupations habituellement associées aux plus jeunes. Il pourrait suggérer que cette tranche d'âge, souvent davantage exposée aux obligations professionnelles et familiales connectées, trouve moins d'occasions de décrochage total — sans qu'il soit possible d'en établir la cause à partir de ces seules données. Deuxième enseignement, un écart selon le genre est perceptible. Les hommes déclarent plus fréquemment avoir passé une journée sans téléphone (35 %) que les femmes (29 %), soit un écart de six points. Cette différence, bien que modérée, pourrait aller dans le sens d'usages différenciés du smartphone selon le genre, même si les données disponibles ne permettent pas d'en identifier la cause précise. Troisième enseignement, les inactifs se distinguent légèrement des actifs en CSP+ et CSP-, avec 36 % de réponses positives contre respectivement 31 % et 32 %. On peut émettre l'hypothèse que la disponibilité du temps joue un rôle dans la capacité à organiser des pauses numériques, même si cette interprétation reste à ce stade spéculative. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large où la question de la déconnexion fait l'objet d'une attention croissante. Des initiatives comme la Journée mondiale sans téléphone portable, ou encore l'inscription du droit à la déconnexion dans le Code du travail français depuis 2016, témoignent d'une prise de conscience collective. Pour autant, l'injonction à la déconnexion se heurte manifestement à la réalité des usages : pour une large majorité, le téléphone est devenu un compagnon quotidien dont l'absence totale, même ponctuelle, demeure rare. Ces données sont présentées à titre brut et non redressé, ce qui invite à une lecture prudente, en particulier pour les segments dont les effectifs sont plus réduits. Au fond, ce que ces chiffres donnent à voir, c'est moins une incapacité que l'intégration profonde du smartphone dans les routines quotidiennes. La vraie question, peut-être, n'est pas tant de savoir si les Français peuvent se passer de leur téléphone, mais s'ils en ressentent le besoin ou le désir.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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