Culture et Loisirs
Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
27/10/2025
Résultats ajustés
du 19/08/2026 à 21:40
Depuis toujours
Réponses
851
Oui
10%
Non
89%
Ne sais pas
1%
Le libertinage, entendu comme une exploration consentie de la sexualité en dehors du cadre strictement monogame, reste un sujet largement tabou dans la société française. Mesurer sa pratique déclarée revient à sonder un comportement intime que les normes sociales rendent difficile à assumer publiquement. Les résultats recueillis par Politês offrent un premier éclairage, à lire avec toute la prudence que la nature du sujet impose. Sur l'ensemble des répondants, une large majorité déclare n'avoir jamais pratiqué le libertinage : 89 % répondent non, contre 10 % qui affirment y avoir déjà eu recours. La part de non-réponses reste marginale, à 1 %. La pratique demeure donc, selon cette mesure, minoritaire, sans que cela exclue une sous-déclaration probable liée à la sensibilité du sujet. Premier enseignement, la variable de l'âge dessine un écart générationnel notable. Les 18-24 ans ne sont que 2 % à déclarer avoir pratiqué le libertinage, et les 25-34 ans à 7 %. Les 35-49 ans déclarent une pratique à 12 %, les 50-64 ans à 16 %, et la tendance s'accentue encore chez les répondants les plus âgés disponibles dans l'échantillon. Cet écart pourrait suggérer que la pratique s'inscrit davantage dans des trajectoires relationnelles plus longues, ou que les générations plus âgées, ayant eu plus de temps pour expérimenter, présentent logiquement des taux déclarés plus élevés. Il convient toutefois de rester prudent quant à l'interprétation de cet écart. Deuxième enseignement, la dimension socioprofessionnelle n'introduit pas d'écart significatif : les CSP+ déclarent une pratique à 11 %, les CSP- à 10 %, les inactifs à 7 %. Ces résultats proches ne permettent pas de conclure à une variation sociale marquée. Troisième enseignement, les disparités régionales méritent d'être signalées avec précaution. Le Nord-Est (5 %) et le Sud-Est (4 %) affichent des taux nettement inférieurs à la moyenne nationale, tandis que le Sud-Ouest (11 %) et l'Île-de-France (10 %) se situent au niveau ou au-dessus. Ces écarts pourraient refléter des différences culturelles ou des biais de déclaration selon les territoires ; aucune explication causale ne peut être avancée à ce stade. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le libertinage, bien qu'ancré dans une longue histoire française, reste entouré de représentations ambivalentes. Il est souvent décrit comme relevant d'une démarche consensuelle au sein du couple, mais continue de se heurter à la mononormativité dominante — soit la prédominance sociale de la monogamie comme norme de référence. La sous-déclaration probable dans ce type d'enquête invite à considérer que les 10 % observés constituent sans doute un plancher plutôt qu'un plafond. Les résultats ont été redressés pour refléter au mieux la population française, ce qui renforce leur robustesse. Certains segments régionaux ou démographiques reposent sur des effectifs réduits, ce qui invite à interpréter leurs résultats avec davantage de réserve. En définitive, le libertinage reste une pratique déclarée par une minorité de répondants français, mais l'écart générationnel observé suggère que son rapport à l'expérience de vie et à la trajectoire de couple mériterait d'être exploré plus avant. La question qui se pose, au-delà de la mesure brute, est celle de l'évolution de cette pratique à mesure que les normes sociales autour de la sexualité et de la conjugalité continuent de se transformer.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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