Culture et Loisirs

Politique

Sécurité et Justice

Publié le

28/11/2025

Avez-vous l’intention d’acheter le livre "Le Journal d’un prisonnier" de Nicolas Sarkozy ?

Résultats ajustés

du 25/07/2026 à 10:04

Depuis toujours

Réponses

1935

Oui

3%

Non

95%

Ne sais pas

2%

Synthèse des résultats

La parution du *Journal d'un prisonnier* de Nicolas Sarkozy, en décembre 2025, est intervenue dans un contexte judiciaire particulièrement dense, marqué par plusieurs condamnations et une brève incarcération de l'ancien président à la prison de la Santé. L'ouvrage, publié aux éditions Fayard, relate ces trois semaines de détention et a rapidement alimenté les débats politiques et médiatiques. L'enjeu de la question posée aux répondants sur Politês était double : mesurer à la fois l'attrait commercial du livre et, en creux, la disposition d'une partie du public à s'y intéresser, malgré ou en raison du parcours récent de son auteur. Le résultat est d'une grande clarté. Parmi les 1 935 personnes interrogées, 95 % déclarent ne pas avoir l'intention d'acheter le livre, tandis que 3 % expriment une intention d'achat. Les 2 % restants se disent indécis. Le rejet de l'acte d'achat s'avère ainsi très majoritaire, et ce de façon constante quelle que soit la manière dont on segmente la population. Premier enseignement : la faiblesse de l'intention d'achat est transversale à tous les groupes d'âge. Chez les 18-24 ans comme chez les 25-34 ans, le refus s'établit à 96 %. Chez les 35-49 ans, il atteint également 96 %. C'est chez les 50-64 ans que l'intention d'achat est la plus élevée, à 5 %, soit le pic observé dans les données. Cela pourrait suggérer un intérêt légèrement plus marqué pour l'ouvrage dans les générations qui ont vécu la présidence Sarkozy en tant qu'adultes, sans que cette différence soit pour autant déterminante. Deuxième enseignement : les catégories socioprofessionnelles supérieures, dites CSP+, affichent une intention d'achat de 4 %, contre 3 % pour les CSP- et 1 % pour les inactifs. L'écart reste faible en valeur absolue, mais il pourrait indiquer une légère propension plus forte à envisager cet achat chez les catégories plus diplômées ou davantage exposées à l'actualité politique et éditoriale. Mis en perspective, ce résultat mérite d'être lu à la lumière du succès commercial réel qu'a connu l'ouvrage, avec près de 100 000 exemplaires vendus peu après sa sortie selon les données disponibles. Cette apparente contradiction entre le faible taux d'intention d'achat mesuré ici et les chiffres de vente pourrait s'expliquer par le fait que le lectorat effectif de l'ouvrage constitue une niche, certes visible en librairie, mais très minoritaire au sein de la population générale. Par ailleurs, la forte médiatisation de la sortie et les réactions qu'elle a suscitées — notamment de la part de familles de victimes ou de l'Observatoire international des prisons — pourraient avoir contribué à cristalliser un rejet préalable à l'acte d'achat, sans qu'il soit possible d'établir un lien de causalité direct. Les résultats présentés ici sont redressés afin de refléter au mieux la structure de la population française. Certains segments géographiques présentent des effectifs insuffisants pour permettre une lecture fiable et n'ont donc pas été commentés. En définitive, l'intention d'achat du *Journal d'un prisonnier* apparaît très marginale au sein de la population française, et ce de façon homogène selon les profils. La question qui reste ouverte est de savoir si cette réticence reflète un désintérêt pour la figure de Nicolas Sarkozy, un rejet de la démarche éditoriale perçue comme politique, ou plus simplement les logiques habituelles du marché du livre, où les best-sellers ne mobilisent qu'une fraction de la population.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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