Santé

Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

24/10/2025

Avez-vous peur des aiguilles ?

Résultats ajustés

du 10/10/2026 à 10:36

Depuis toujours

Réponses

945

Oui

17%

Non

81%

Ne sais pas

2%

Synthèse des résultats

La peur des aiguilles, médicalement connue sous le nom de trypanophobie ou bélénophobie, est une phobie spécifique dont les implications dépassent le cadre individuel. Au-delà de l'inconfort ressenti lors d'un bilan sanguin ou d'une consultation médicale, elle peut constituer un frein concret à la participation aux campagnes de vaccination, avec des conséquences potentielles sur la santé collective. La question posée aux répondants sur Politês vise à mesurer la diffusion réelle de cette crainte au sein de la population française. À l'échelle nationale, le constat est net : huit Français sur dix déclarent ne pas avoir peur des aiguilles, tandis que 17 % affirment en avoir peur. La part des indécis reste marginale, à 2 %. Ce résultat majoritairement convergent révèle néanmoins qu'une fraction non négligeable de la population est concernée par cette appréhension. Premier enseignement : c'est chez les 18-24 ans que la peur des aiguilles est la plus répandue. Dans cette tranche d'âge, 28 % des répondants déclarent en avoir peur, soit un écart notable par rapport à la moyenne nationale de 17 %. Les tranches d'âge suivantes affichent des niveaux plus proches de cette moyenne, avec 21 % chez les 25-34 ans et 23 % chez les 50-64 ans. Ces chiffres pourraient suggérer que la peur des aiguilles ne constitue pas simplement une phobie de l'enfance appelée à s'estomper avec l'âge, mais qu'elle persiste à l'entrée dans la vie adulte avec une intensité particulière chez les jeunes adultes. Deuxième enseignement : les différences selon la catégorie socioprofessionnelle restent modestes mais méritent d'être signalées. Les CSP+ déclarent une peur des aiguilles à hauteur de 16 %, contre 20 % pour les CSP-. Cet écart modéré pourrait aller dans le sens d'un accès différencié à l'information médicale ou à des expériences de soin plus régulières, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion ferme. Troisième enseignement : à l'échelle régionale, la région Nord-Ouest se distingue avec 24 % de répondants déclarant avoir peur des aiguilles, un niveau légèrement supérieur à celui de l'Île-de-France (22 %) ou du Sud-Ouest (23 %), et plus sensiblement au-dessus du Nord-Est (17 %). Ces variations géographiques restent difficiles à interpréter sans données complémentaires, mais elles signalent que la prévalence perçue de cette phobie ne serait pas homogène sur le territoire. Ces résultats peuvent être lus à la lumière des travaux sur la trypanophobie, qui soulignent que cette peur, souvent sous-estimée, peut conduire à des comportements d'évitement des soins, y compris le refus de vaccination. Des études menées au Royaume-Uni estimaient que la peur des aiguilles serait associée à environ 10 % des cas d'hésitation vaccinale, ce qui en fait un levier potentiellement important pour les politiques de santé publique. Les résultats présentés sont redressés pour refléter au mieux la population française dans son ensemble. Si la grande majorité des Français déclare ne pas craindre les aiguilles, la part de ceux qui en ont peur — environ un sur six — représente un volume significatif de la population. La concentration de cette crainte chez les jeunes adultes invite à s'interroger sur les ressorts de cette appréhension et sur les modalités d'accompagnement qui pourraient être envisagées, notamment dans le cadre des politiques de prévention et de vaccination.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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