Santé

Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

24/10/2025

Avez-vous peur des aiguilles ?

Résultats ajustés

du 19/08/2026 à 06:36

Depuis toujours

Réponses

930

Oui

18%

Non

80%

Ne sais pas

2%

Synthèse des résultats

La peur des aiguilles, connue sous le nom de bélonéphobie, touche une part non négligeable de la population et peut avoir des conséquences directes sur le recours aux soins médicaux. Comprendre comment les Français se situent face à cette appréhension présente un intérêt aussi bien pour les professionnels de santé que pour les responsables de campagnes de santé publique. Les résultats recueillis sur Politês sont sans ambiguïté : une large majorité des répondants déclare ne pas avoir peur des aiguilles. Quatre personnes sur cinq répondent par la négative (80 %), tandis que 18 % affirment en avoir peur. Les indécis restent marginaux, à 2 %. On est donc face à un consensus assez net, sans polarisation marquée de l'opinion. Premier enseignement, les jeunes adultes se distinguent du reste de la population. Dans la tranche 18-24 ans, 28 % des répondants déclarent avoir peur des aiguilles, contre 21 % chez les 25-34 ans, 17 % chez les 35-49 ans et 15 % chez les 65 ans et plus. Cet écart selon l'âge pourrait suggérer que l'appréhension tend à s'atténuer avec l'avancée en âge, peut-être à mesure que l'expérience des soins médicaux s'accumule et banalise ce type de geste. Deuxième enseignement, la variable socioprofessionnelle apporte une nuance complémentaire. Les CSP+ déclarent moins souvent cette peur (16 %) que les CSP- (20 %) ou les inactifs (19 %). Cet écart, modéré, pourrait aller dans le sens d'un accès plus fréquent aux soins et d'une plus grande familiarisation avec les actes médicaux chez les catégories socioprofessionnelles supérieures, sans qu'aucune conclusion directe ne puisse être tirée de ce seul résultat. Ces résultats méritent d'être mis en regard de ce que la littérature médicale décrit sur ce sujet. Les estimations scientifiques font état d'une prévalence de la bélonéphobie allant de 10 à 20 % de la population selon les études, avec des chiffres parfois plus élevés chez les jeunes adultes, où certaines recherches évoquent jusqu'à 20 à 30 % de personnes concernées. Les résultats observés ici s'inscrivent dans le bas de cette fourchette pour l'ensemble de la population, mais se rapprochent des estimations hautes pour la tranche 18-24 ans. Par ailleurs, les professionnels de santé s'accordent à souligner que cette peur, même lorsqu'elle n'atteint pas le seuil clinique d'une phobie, peut constituer un frein réel à la consultation médicale et à la vaccination. Ces résultats sont issus d'un sondage redressé sur un échantillon de 930 personnes, représentatif de la population française. La prudence reste de mise pour les sous-groupes aux effectifs plus limités, dont les résultats sont à interpréter avec davantage de réserve. Au-delà du chiffre global, ce sondage invite à ne pas sous-estimer la peur des aiguilles comme variable de santé publique. Si les Français déclarent en majorité ne pas en souffrir, le fait qu'un répondant sur cinq environ l'exprime — et davantage chez les plus jeunes — pose la question de la manière dont les acteurs de santé tiennent compte de cette réalité dans leur pratique et leur communication.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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