Économie
Environnement
Sciences et Technologies
Publié le
20/10/2025
Résultats ajustés
du 19/08/2026 à 21:57
Depuis toujours
Réponses
823
Oui
70%
Non
30%
Face aux grandes incertitudes du monde contemporain — intelligence artificielle, tensions géopolitiques, réchauffement climatique — la question de la peur du futur touche à quelque chose de profond dans le rapport des sociétés à leur propre devenir. Mesurer cette anxiété collective, c'est tenter de saisir comment les Français perçoivent les risques qui s'accumulent à l'horizon. La tendance qui se dégage des résultats collectés sur Politês est nette : une majorité claire déclare avoir peur du futur. Ils sont 70 % à répondre « oui » à cette question, contre 30 % qui disent ne pas éprouver cette crainte. Loin d'un résultat serré, ce chiffre dessine un sentiment majoritairement partagé, sans pour autant être unanime. Premier enseignement saillant : l'écart entre les femmes et les hommes est l'un des plus marquants de cette enquête. Les femmes sont 81 % à déclarer avoir peur du futur, contre 58 % des hommes, soit un écart de 23 points. Cela pourrait suggérer que la perception du risque et l'expression de l'inquiétude face aux grandes crises globales se distribuent de manière sensiblement différente selon le genre, sans qu'il soit possible d'en identifier la cause avec certitude. Deuxième enseignement : une tendance générationnelle se dessine avec constance. Les répondants âgés de 15 à 24 ans affichent les niveaux de crainte les plus élevés, entre 76 et 83 %, tandis que ceux de 50 à 64 ans descendent à 63 % et ceux de 65 ans et plus à 52 %. On observe que plus l'âge avance, plus la part de ceux qui déclarent ne pas avoir peur augmente. On peut émettre l'hypothèse d'un rapport différencié au temps et à l'avenir selon les générations : les plus jeunes se trouvent potentiellement davantage exposés à un horizon d'incertitude prolongé. Troisième enseignement : les variations selon la catégorie socioprofessionnelle sont plus modestes. Les CSP- affichent un taux légèrement supérieur (75 %) à celui des CSP+ (70 %) et des inactifs (66 %), mais ces écarts restent contenus et invitent à la prudence dans l'interprétation. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte documenté que certains analystes désignent comme une « polycrise » : records de température enregistrés ces dernières années sous l'effet du réchauffement climatique, instabilité géopolitique nourrie notamment par le conflit en Ukraine, et essor rapide de l'intelligence artificielle dont le cadre réglementaire et éthique reste en construction — notamment avec l'IA Act européen. Le concept d'éco-anxiété, particulièrement documenté chez les jeunes générations, pourrait apporter un éclairage sur l'intensité des résultats observés dans les tranches d'âge les plus jeunes. Les résultats ont été redressés afin de mieux refléter la population française dans son ensemble, ce qui renforce leur portée interprétative. Au fond, ce que révèlent ces résultats, c'est moins une panique généralisée qu'un sentiment d'inquiétude profondément ancré dans une large partie de la population. La question qui reste ouverte est de savoir dans quelle mesure cette peur partagée pourrait se transformer en ressort d'action collective, ou conduire, à l'inverse, à un sentiment d'impuissance face à des défis perçus comme hors de portée.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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