Culture et Loisirs
Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
24/10/2025
Résultats bruts
du 23/07/2026 à 14:31
Depuis toujours
Réponses
3825
Oui
63%
Non
24%
Oui, dans le passé
13%
La possession d'un animal de compagnie est une réalité du quotidien pour des millions de Français. Derrière cette question en apparence simple se dessine une réalité sociologique riche, révélatrice du rapport que les Français entretiennent avec le vivant, et d'un marché en pleine expansion qui reflète une place croissante accordée à l'animal au sein du foyer. Sur l'ensemble des répondants interrogés via Politês, une majorité nette déclare posséder un animal de compagnie : 63 % en ont un actuellement, tandis que 24 % n'en ont jamais eu ou n'en ont plus. Un segment intermédiaire de 13 % affirme en avoir possédé un par le passé, ce qui porte la proportion de répondants ayant déjà partagé leur vie avec un animal à près des trois quarts. Premier enseignement, le genre constitue une ligne de différenciation notable. Les femmes déclarent posséder un animal de compagnie à hauteur de 70 %, contre 59 % chez les hommes, soit un écart de onze points. Cette tendance, cohérente avec d'autres observations sur le lien affectif entretenu avec les animaux, pourrait suggérer des différences dans les pratiques de soin et d'attachement, sans qu'il soit possible d'en déterminer les causes avec certitude. Deuxième enseignement, un gradient générationnel se dessine clairement. La possession d'un animal est la plus répandue chez les 15-17 ans, où elle atteint 77 %, avant de diminuer progressivement avec l'avancée en âge, pour s'établir à 48 % chez les 65 ans et plus. Ce recul chez les seniors pourrait s'expliquer par des contraintes pratiques ou physiques liées à l'entretien d'un animal, ou encore par une moindre exposition historique à la culture de l'animal de compagnie, sans qu'il soit possible de trancher. Troisième enseignement, la variable géographique révèle un écart entre l'Île-de-France et le reste du territoire. Seuls 49 % des répondants franciliens déclarent posséder un animal, contre 67 à 68 % dans les régions Nord-Ouest et Nord-Est. Cet écart pourrait être mis en relation avec les contraintes propres à la vie urbaine dense, notamment la taille des logements, qui rendent la cohabitation avec un animal plus complexe. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte législatif et sociétal qui reconnaît de plus en plus la place de l'animal. Depuis la loi de 2015 qui a inscrit dans le Code civil la reconnaissance de l'animal comme être vivant doué de sensibilité, jusqu'aux mesures récentes contre la maltraitance animale, le cadre juridique français a évolué en accompagnement d'une transformation des mentalités. Le marché des produits et services pour animaux, estimé à 6,6 milliards d'euros en 2024, traduit cette intégration croissante de l'animal dans la sphère domestique et économique. En définitive, les répondants français font état d'un lien fort et généralisé avec l'animal de compagnie, un lien qui varie selon le profil sociodémographique mais demeure structurellement ancré dans les pratiques de vie. La question qui se pose désormais est de savoir si cette tendance continuera de s'intensifier, notamment chez les jeunes générations, ou si les contraintes économiques et urbaines infléchiront l'évolution de ces pratiques.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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