Culture et Loisirs
Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
24/10/2025
Résultats bruts
du 15/07/2026 à 16:57
Depuis toujours
Réponses
3821
Oui
63%
Non
24%
Oui, dans le passé
13%
La place de l'animal de compagnie dans les foyers français dépasse la simple anecdote domestique. À l'heure où le cadre législatif reconnaît l'animal comme un être sensible et où les dépenses qui lui sont consacrées atteignent des niveaux record, mesurer la proportion de Français vivant avec un animal offre un éclairage utile sur une réalité sociale de plus en plus structurante. Selon les résultats recueillis auprès de 3 817 répondants sur Politês, une large majorité déclare posséder un animal de compagnie : 63 % répondent « oui », tandis que 24 % indiquent ne pas en avoir. Un groupe intermédiaire, représentant 13 % des répondants, précise en avoir eu un dans le passé sans en détenir aujourd'hui. La configuration est donc celle d'une adhésion majoritaire à la pratique, avec une fraction non négligeable d'anciens propriétaires témoignant d'un rapport antérieur à l'animal. Premier enseignement : un écart marqué selon le genre. Les femmes déclarent posséder un animal de compagnie dans 70 % des cas, contre 59 % chez les hommes, soit onze points d'écart. Cela pourrait suggérer des sensibilités ou des modes de vie distincts face à la détention d'animaux, sans qu'il soit possible d'en identifier la cause précise. Deuxième enseignement : une variation selon l'âge. Les répondants les plus jeunes, entre 15 et 17 ans, affichent le taux de possession le plus élevé avec 77 %, suivis des 18-24 ans à 67 %. Les tranches d'âge intermédiaires se stabilisent autour de 60 à 61 %, tandis que les 65 ans et plus présentent le taux le plus bas, à 47 %, avec en parallèle le taux de non-détention le plus élevé, à 37 %. Ce gradient pourrait aller dans le sens d'un lien plus étroit entre les générations plus jeunes et la présence animale au quotidien. Il convient toutefois de noter que le segment des 65 ans et plus ne compte que 76 répondants, ce qui invite à lire ces résultats avec prudence. Troisième enseignement : un contraste territorial entre l'Île-de-France et le reste du territoire. Les répondants franciliens déclarent posséder un animal dans seulement 49 % des cas, contre 65 à 68 % dans les autres grandes régions. Ce résultat pourrait être mis en regard des contraintes propres à la vie en zone urbaine dense — superficie des logements, modes de vie associés — sans qu'un lien de causalité directe puisse être établi. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large. La législation française a profondément évolué ces dernières années, reconnaissant l'animal comme un être doué de sensibilité et renforçant les protections contre la maltraitance. Le marché des produits et services dédiés aux animaux de compagnie a lui aussi connu une croissance soutenue, atteignant 6,6 milliards d'euros en 2024. La présence croissante de l'animal dans les foyers, souvent décrit comme un membre à part entière de la famille, résonne avec ces évolutions législatives et économiques. Les résultats présentés ici sont des données brutes, non redressées, collectées sur un échantillon auto-sélectionné. Les proportions observées ne peuvent donc être extrapolées directement à la population française dans son ensemble et méritent d'être lues avec précaution. Au-delà des chiffres, ces résultats esquissent une pratique largement répandue mais distribuée de façon inégale selon les profils et les territoires. La question qui reste ouverte est de savoir dans quelle mesure ces différences reflètent des contraintes structurelles, des choix de mode de vie, ou des évolutions en cours dans le rapport des Français à l'animal.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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