Santé

Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

26/10/2025

Buvez-vous de l’alcool ?

Résultats ajustés

du 15/07/2026 à 17:47

Depuis toujours

Réponses

1125

Oui

66%

Non

34%

Synthèse des résultats

La consommation d'alcool en France se situe à la croisée de la culture, de la santé publique et du débat politique. Si la tendance longue est à la baisse depuis plusieurs décennies, la question de savoir qui boit encore, et dans quelle proportion, reste un indicateur de premier ordre pour comprendre les comportements actuels. Selon les résultats recueillis par Politês auprès d'un échantillon redressé de 1 125 personnes représentatif de la population française, deux tiers des répondants déclarent consommer de l'alcool (66 %), contre un tiers qui affirment ne pas en boire (34 %). Ce résultat dessine une majorité nette de consommateurs déclarés, sans pour autant effacer la part significative de non-consommateurs. Premier enseignement : un écart notable selon le genre. Les hommes déclarent consommer de l'alcool à 71 %, contre 61 % chez les femmes, soit un écart de dix points. Cet écart pourrait refléter les différences de comportements de consommation entre hommes et femmes, par ailleurs documentées par les autorités sanitaires françaises. Deuxième enseignement : une variation générationnelle qui mérite attention. Les 15-17 ans se distinguent nettement de l'ensemble avec seulement 26 % de consommateurs déclarés, ce qui s'inscrit dans le cadre légal interdisant la vente d'alcool aux mineurs. On observe ensuite une progression sensible chez les 18-24 ans (58 %), avant que les taux se stabilisent entre 64 et 76 % pour les tranches d'âge supérieures. Il est notable que les 65 ans et plus enregistrent la proportion la plus élevée (76 %), ce qui pourrait refléter des habitudes culturelles ancrées dans les générations plus anciennes. Troisième enseignement : un effet associé à la situation professionnelle. Les personnes en activité, qu'elles appartiennent aux catégories socioprofessionnelles supérieures (CSP+, 71 %) ou inférieures (CSP-, 66 %), déclarent consommer davantage d'alcool que les inactifs (57 %). Cet écart pourrait être associé à des différences de profil sociologique ou de structure d'âge au sein de ces catégories, davantage qu'à un lien direct entre activité professionnelle et consommation. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la France, malgré une baisse continue de sa consommation d'alcool depuis les années 1960, demeure un pays à forte tradition de consommation. Les politiques de santé publique portées notamment par Santé publique France ont progressivement abaissé les repères de consommation recommandés, et les campagnes de prévention s'inscrivent dans une tension permanente entre enjeux sanitaires et réalités culturelles et économiques. La nature déclarative de la question ne permet toutefois pas d'appréhender la fréquence ni la quantité consommée, deux dimensions pourtant centrales dans l'évaluation des risques sanitaires. Au total, la consommation d'alcool demeure majoritaire parmi les répondants français, mais cette majorité n'est pas homogène. Les contrastes générationnels et de genre invitent à s'interroger sur la question de savoir si les tendances actuelles à la sobriété, notamment chez les jeunes adultes, continueront de remodeler ce paysage dans les années à venir.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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