Culture et Loisirs
Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
20/10/2025
Résultats ajustés
du 23/07/2026 à 09:49
Depuis toujours
Réponses
1748
Oui
63%
Non
37%
Sans opinion
0%
La question des vacances occupe une place particulière dans le débat social français. Au-delà du simple loisir, elle renvoie à des enjeux d'accès, d'équité et de pouvoir d'achat. Interroger les Français sur leurs départs en vacances, c'est aussi prendre le pouls d'une société traversée par des disparités persistantes entre ceux pour qui le départ va de soi et ceux pour qui il reste hors de portée. Selon les résultats redressés recueillis sur Politês, 63 % des répondants déclarent être partis en vacances cette année, contre 37 % qui ne l'ont pas fait. Une majorité se dégage donc clairement, mais avec un tiers de la population qui reste en dehors de cette pratique. L'absence de réponses « sans opinion » confirme que la question renvoie à une expérience vécue, tranchée et concrète. Premier enseignement : un écart selon le genre. Les hommes sont 66 % à déclarer être partis, contre 60 % des femmes, soit un différentiel de six points. Cet écart, sans constituer une divergence radicale, pourrait refléter des situations économiques ou familiales structurellement différentes selon le genre. Deuxième enseignement : un effet générationnel progressif. Les répondants les plus jeunes affichent les taux de départ les plus élevés, avec 69 % chez les 15-17 ans et 67 % chez les 18-24 ans. Ce taux diminue ensuite graduellement avec l'âge, pour atteindre 57 % chez les 65 ans et plus. Cette tendance pourrait suggérer que les contraintes financières et familiales s'accumulent avec l'avancée en âge, ou encore que les seniors, souvent moins mobiles ou disposant de ressources fixes, partent moins fréquemment. Troisième enseignement, et peut-être le plus saillant : l'écart socio-professionnel est le plus marqué de l'ensemble des segmentations disponibles. Les CSP+ affichent un taux de départ de 72 %, quand les CSP- ne sont que 54 % à déclarer être partis. Les inactifs présentent un résultat similaire, à 52 %. Cet écart de près de vingt points entre catégories socio-professionnelles supérieures et inférieures pourrait être lu comme le reflet des inégalités d'accès au départ en vacances, sujet qui fait l'objet de débats récurrents en France. Ces résultats s'inscrivent dans une histoire sociale longue. Depuis l'instauration des congés payés en 1936, le droit au repos et au départ est progressivement devenu un marqueur de citoyenneté sociale. Le constat que plus d'un tiers des répondants ne part pas en vacances rappelle que le droit formel ne suffit pas toujours à garantir la pratique effective. Les contraintes économiques, la pression sur le pouvoir d'achat et les inégalités territoriales constituent autant de facteurs susceptibles d'éclairer cet écart entre aspiration et réalité. Au total, ces résultats dessinent un tableau nuancé : une majorité part en vacances, mais cette majorité est loin d'être homogène. Les inégalités de départ semblent se structurer davantage autour de la situation socio-économique que du seul facteur géographique ou générationnel. La question qui demeure ouverte est celle des leviers, publics ou privés, susceptibles de réduire durablement cet écart.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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