Culture et Loisirs

Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

20/10/2025

Cette année, êtes-vous parti(e) en vacances ?

Résultats ajustés

du 31/10/2026 à 06:41

Depuis toujours

Réponses

1284

Oui

63%

Non

37%

Sans opinion

0%

Synthèse des résultats

La question du départ en vacances est, en apparence, anodine. Elle révèle pourtant des réalités sociales profondes : l'accès aux loisirs, le niveau de vie, la capacité des ménages à s'extraire de leur quotidien. En 2026, dans un contexte de tensions sur le pouvoir d'achat et de moral des ménages fragilisé, savoir combien de Français ont effectivement pu partir constitue un indicateur utile de la situation sociale du pays. Selon les résultats redressés recueillis auprès de 1 792 répondants sur Politês, six Français sur dix déclarent être partis en vacances cette année, soit 62 %. La proportion de non-partants s'établit à 38 %. Ce résultat traduit une réalité partagée, mais loin d'être universelle : plus d'un tiers des personnes interrogées n'a pas accès à ce qui est pourtant reconnu comme un droit fondamental. Premier enseignement, les disparités socioprofessionnelles sont particulièrement marquées. Parmi les CSP+, 71 % déclarent être partis en vacances, contre 53 % pour les CSP- et 52 % pour les inactifs. Cet écart de près de vingt points entre les catégories les plus favorisées et les autres pourrait suggérer que le départ en vacances reste fortement conditionné par le niveau de revenus et le statut professionnel. Pour les inactifs, qui incluent notamment les personnes sans emploi ou les retraités aux revenus modestes, la contrainte financière pourrait constituer un facteur déterminant. Deuxième enseignement, les disparités régionales méritent attention. L'Île-de-France se distingue nettement du reste du territoire : 78 % de ses résidents déclarent être partis, soit un écart de plus de quinze points par rapport aux régions Nord-Ouest et Nord-Est, où le taux de départ s'établit à 60 %. Ce résultat pourrait aller dans le sens d'une corrélation entre concentration de revenus élevés et mobilité de loisirs, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion définitive. Troisième enseignement, un léger différentiel est observable selon le genre. Les hommes déclarent être partis à 65 %, contre 60 % pour les femmes. Cet écart, modéré, pourrait refléter des différences dans la composition des foyers, les niveaux de revenus ou les charges familiales, sans qu'une interprétation unique s'impose. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte documenté de fragilisation du pouvoir d'achat des ménages français. Des données récentes font état d'une dégradation du moral des ménages en 2026, et une proportion significative d'entre eux déclare avoir modifié ses comportements de consommation face à l'inflation persistante. Ce tableau d'ensemble est cohérent avec le fait qu'environ un tiers des personnes interrogées n'a pas pu partir, un chiffre qui rejoint les estimations habituellement avancées sur la privation de vacances pour raison financière. Les résultats présentés ici sont redressés pour refléter au mieux la population française, ce qui renforce leur fiabilité d'ensemble. Si une majorité de Français est bien partie en vacances cette année, le taux de non-départ reste significatif et structurellement inégal. La question qui se pose, au-delà des chiffres, est de savoir dans quelle mesure les contraintes économiques actuelles modèlent durablement ces comportements, ou si elles constituent une parenthèse appelée à se refermer.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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