Culture et Loisirs
Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
20/10/2025
Résultats ajustés
du 15/07/2026 à 20:31
Depuis toujours
Réponses
1746
Oui
62%
Non
38%
Sans opinion
0%
Les vacances constituent en France bien plus qu'un simple moment de repos : elles cristallisent des enjeux de pouvoir d'achat, d'égalité sociale et de qualité de vie. Interroger les Français sur leur départ en vacances cette année, c'est aussi questionner leur capacité réelle à bénéficier du droit aux congés, acquis social de longue date et progressivement élargi depuis 1936. Selon les résultats redressés collectés sur Politês, 62 % des répondants déclarent être partis en vacances cette année, contre 38 % qui ne l'ont pas fait. Ce résultat dessine une majorité de départs, sans pour autant traduire un phénomène universel : plus d'un répondant sur trois n'a pas pris de vacances, ce qui rappelle que l'accès au repos demeure différencié selon les situations. Premier enseignement, la dimension socio-professionnelle est la plus marquée. Les CSP+ affichent un taux de départ de 71 %, soit 17 points de plus que les CSP- (54 %) et les inactifs (53 %). Cet écart pourrait suggérer que les contraintes budgétaires jouent un rôle structurant dans la capacité à partir, les catégories les moins favorisées étant davantage exposées aux arbitrages de consommation liés au coût des transports, de l'hébergement ou du reste à vivre. Deuxième enseignement, le territoire introduit également une différenciation notable. Les résidents d'Île-de-France déclarent être partis à hauteur de 78 %, soit un niveau sensiblement plus élevé que la moyenne nationale et que les autres grandes régions, lesquelles oscillent entre 60 % et 63 %. Ce résultat pourrait aller dans le sens d'une corrélation entre niveau de revenus médians, densité d'offres de transport et propension à partir, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion causale directe. Troisième enseignement, on observe un léger gradient générationnel. Les 15-24 ans déclarent des taux de départ supérieurs à la moyenne (67 à 69 %), tandis que les 65 ans et plus se situent légèrement en retrait (56 %). Cette tendance, modérée, pourrait refléter des logiques différentes selon les étapes de vie, qu'il s'agisse de la situation financière, des contraintes de santé ou des préférences de loisirs. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la hausse des prix des transports et de l'hébergement, combinée aux tensions sur le pouvoir d'achat, a pu peser sur les arbitrages budgétaires des ménages. L'existence de dispositifs publics d'aide aux vacances — notamment via la CAF pour les familles modestes — témoigne d'une reconnaissance institutionnelle de ces inégalités d'accès, que les données semblent indiquer comme persistantes. Sur le plan méthodologique, les données sont redressées pour refléter la population française dans son ensemble, ce qui renforce leur solidité interprétative. Il convient toutefois de noter que la formulation de la question ne précisait ni la durée ni la nature des vacances évoquées, ce qui peut introduire une certaine variabilité dans les réponses. Si une majorité de répondants déclare être partie en vacances cette année, l'analyse par profil révèle des écarts significatifs qui invitent à s'interroger sur les ressorts de ces inégalités. La question reste ouverte : dans quelle mesure les politiques sociales et les évolutions du marché du tourisme permettront-elles, à terme, de réduire ces disparités d'accès au repos ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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