International

Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

29/10/2025

Combien de pays as-tu déjà visiter (hors pays d'origine / de résidence) ?

Résultats bruts

du 04/10/2026 à 02:21

Depuis toujours

Réponses

1513

Aucun

4%

1

9%

Entre 2 et 5

46%

Entre 6 et 10

26%

Plus de 10

15%

Synthèse des résultats

Le voyage international occupe une place centrale dans les pratiques de mobilité des Français. Interroger les répondants sur le nombre de pays visités, c'est sonder à la fois leur expérience réelle de déplacement et les inégalités qui structurent l'accès à cette forme d'ouverture au monde. Les résultats recueillis par Politês dessinent un profil globalement mobile : 91 % des répondants déclarent avoir visité au moins un pays étranger. La modalité la plus fréquemment choisie est « entre 2 et 5 pays », avec 46 % des réponses, suivie par « entre 6 et 10 pays » à 26 %, et « plus de 10 pays » à 15 %. Seuls 4 % n'ont encore visité aucun pays étranger, et 9 % se limitent à un seul pays. La dynamique générale pointe vers une expérience internationale relativement répandue, même si elle reste concentrée dans une fourchette modérée de destinations. Premier enseignement, l'âge joue un rôle structurant dans la mobilité déclarée. Chez les 50-64 ans, 32 % déclarent avoir visité plus de 10 pays, contre seulement 6 % chez les 15-17 ans. Ce gradient est cohérent avec l'effet cumulatif du temps : plus on avance en âge, plus on a eu l'occasion d'accumuler des voyages. En parallèle, les plus jeunes se concentrent davantage dans la tranche « entre 2 et 5 pays », ce qui pourrait suggérer une mobilité déjà réelle mais encore en construction. Deuxième enseignement, la catégorie socioprofessionnelle introduit un écart notable. Les CSP+ déclarent avoir visité « plus de 10 pays » dans 25 % des cas, contre 10 % pour les CSP- et 9 % pour les inactifs. À l'inverse, les inactifs sont plus nombreux à n'avoir jamais voyagé à l'étranger (8 %) ou à se limiter à un seul pays (14 %). Ces écarts pourraient aller dans le sens d'une corrélation entre ressources économiques et intensité de la mobilité internationale, sans qu'il soit possible d'en établir une relation causale directe. Troisième enseignement, la région de résidence dessine des profils contrastés. Les répondants d'Île-de-France se distinguent nettement : 31 % déclarent plus de 10 pays visités, contre 10 % pour le Nord-Ouest et 11 % pour le Nord-Est. Cette disparité pourrait s'expliquer, en partie, par la proximité d'un hub aérien international majeur et par une concentration plus forte de CSP+ dans cette région, deux facteurs susceptibles de faciliter l'accès à des destinations lointaines. Ces résultats s'inscrivent dans un mouvement de long terme : la démocratisation du voyage, portée par l'instauration des congés payés au XXe siècle puis par l'essor du transport aérien à bas coûts, a élargi l'accès à la mobilité internationale bien au-delà des seules élites. Pourtant, si la majorité des répondants déclare avoir voyagé à l'étranger, l'intensité de cette mobilité reste inégalement distribuée selon l'âge, les ressources et le territoire. Ces résultats étant bruts et non redressés, une prudence s'impose dans leur interprétation, en particulier pour les sous-groupes dont les effectifs sont les plus réduits. Au-delà des chiffres, ce qui se dessine ici est moins un portrait uniforme du voyageur français qu'un spectre de mobilités très diverses. La question reste ouverte : ces écarts reflètent-ils des contraintes économiques, des choix de vie, ou une combinaison des deux ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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