Santé
Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
23/10/2025
Résultats bruts
du 16/09/2026 à 18:31
Depuis toujours
Réponses
3540
Oui
87%
Non
13%
L'endométriose, maladie gynécologique chronique touchant environ une femme sur dix en France, a longtemps souffert d'un déficit de reconnaissance publique. Mesurer la part des Français qui déclarent connaître cette pathologie constitue un indicateur utile pour évaluer l'efficacité des efforts de sensibilisation menés ces dernières années. Le résultat global est net : 87 % des répondants sur Politês déclarent connaître l'endométriose, contre 13 % qui indiquent ne pas la connaître. Cette proportion traduit une notoriété largement établie au sein de la population, même si la question porte sur la connaissance déclarée et non sur la maîtrise approfondie du sujet. Le premier enseignement tient à l'écart très marqué selon le genre. Les femmes affichent un taux de connaissance de 97 %, contre 81 % chez les hommes, soit un écart de seize points. Ce résultat pourrait suggérer que la maladie, qui concerne directement les femmes, reste davantage connue par celles qui sont susceptibles d'en être atteintes ou de côtoyer des personnes touchées. Chez les personnes non binaires, le taux atteint 94 %, proche de celui des femmes. Le deuxième enseignement concerne les variations par tranche d'âge. Les 25-34 ans présentent le taux de connaissance le plus élevé, à 92 %, suivis par les 35-49 ans à 90 %. En revanche, les plus jeunes, âgés de 15 à 17 ans, ne sont que 73 % à déclarer connaître la maladie, et les 65 ans et plus affichent un taux similaire, à 74 %. Ces deux extrémités de la distribution pourraient indiquer une exposition moindre aux campagnes de sensibilisation : chez les plus jeunes, par une moindre familiarité avec ces enjeux de santé ; chez les seniors, par un éloignement relatif des canaux numériques et associatifs où ces messages circulent majoritairement. Troisième enseignement, les catégories socioprofessionnelles supérieures (CSP+) se distinguent légèrement avec 92 % de connaissance déclarée, contre 82 % chez les inactifs. Cet écart, sans être considérable, pourrait aller dans le sens d'un accès différencié à l'information médicale selon les milieux sociaux. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où l'endométriose a bénéficié d'une visibilité institutionnelle et médiatique croissante. Le lancement, en janvier 2022, d'une stratégie nationale dédiée, les débats parlementaires, les campagnes associatives et la reconnaissance de la maladie comme affection de longue durée ont pu contribuer à ancrer ce terme dans la conscience collective. Cette dynamique de sensibilisation semble avoir produit des effets mesurables, au moins sur la notoriété déclarée. Au final, si la notoriété de l'endométriose paraît solidement établie dans la population, la question qui se pose naturellement est celle du fossé éventuel entre connaissance du nom et compréhension réelle de la maladie. La notoriété est une condition nécessaire mais pas suffisante : elle ouvre la voie à une sensibilisation plus approfondie, qui demeure un chantier à part entière.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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