Santé
Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
23/10/2025
Résultats bruts
du 25/07/2026 à 00:45
Depuis toujours
Réponses
3495
Oui
87%
Non
13%
L'endométriose touche environ 10 % des femmes en âge de procréer en France, soit potentiellement plusieurs millions de personnes. Longtemps méconnue, cette maladie chronique bénéficie depuis quelques années d'une attention croissante des pouvoirs publics et des médias. Mesurer la part de la population qui déclare en avoir entendu parler constitue un indicateur utile pour évaluer la portée de ces efforts de sensibilisation. Les résultats recueillis sur Politês révèlent une connaissance déclarée très largement répandue : 87 % des répondants indiquent connaître l'endométriose, contre 13 % qui déclarent ne pas en avoir connaissance. Ce résultat dessine un paysage de notoriété majoritaire, tout en laissant apparaître une frange minoritaire mais réelle qui resterait encore à atteindre. Premier enseignement, et sans doute le plus saillant : l'écart entre les femmes et les hommes est marqué. 96 % des répondantes déclarent connaître l'endométriose, contre 80 % des répondants masculins, soit un écart de 16 points. Ce résultat pourrait suggérer que la maladie demeure davantage ancrée dans la sphère d'expérience ou d'intérêt des femmes — ce qui n'est pas surprenant au regard de sa nature gynécologique — et invite à s'interroger sur l'efficacité des campagnes de sensibilisation auprès des publics masculins. Deuxième enseignement : on observe une variation selon l'âge. Les 25-34 ans affichent le taux de connaissance déclarée le plus élevé, à 92 %, devant les 35-49 ans à 90 %. À l'inverse, les 15-17 ans se distinguent par un taux plus faible, à 73 %, soit le niveau le plus bas parmi l'ensemble des groupes d'âge. Cette configuration pourrait aller dans le sens d'une maladie dont la connaissance se construit progressivement avec l'âge et l'expérience, et suggère que les actions de sensibilisation en milieu scolaire pourraient encore gagner en portée. Troisième enseignement : les actifs qualifiés (CSP+) déclarent davantage connaître l'endométriose, à 91 %, que les inactifs, à 82 %. Cet écart de 9 points pourrait refléter un accès différencié à l'information selon le niveau d'insertion sociale et professionnelle, sans qu'il soit possible d'en établir une causalité directe. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où les efforts institutionnels de sensibilisation se sont intensifiés. La stratégie nationale lancée en 2022 et la première campagne de communication nationale déployée en 2024 ont explicitement visé à créer un « réflexe endométriose » auprès du grand public. Le taux élevé de connaissance déclarée pourrait témoigner d'une certaine portée de ces initiatives, même si la connaissance d'un terme ne préjuge pas de la profondeur de la compréhension de la maladie. Il convient de noter que les données sur lesquelles repose cette analyse sont des données brutes, sans redressement statistique, et que la population interrogée comporte une surreprésentation des tranches d'âge actives ainsi que des femmes, ce qui peut avoir orienté le résultat global à la hausse. En définitive, la connaissance déclarée de l'endométriose apparaît étendue, mais distribuée de manière inégale selon le genre, l'âge et le profil socioprofessionnel. La question qui demeure est celle de la qualité et de la profondeur de cette connaissance : savoir que la maladie existe suffit-il pour modifier les comportements en matière de détection et de prise en charge ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8142
Aztek21
a demandé
Réponses
7737
Lisa
a demandé
Réponses
7567
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours