Culture et Loisirs
Environnement
Sciences et Technologies
Publié le
06/11/2025
Résultats ajustés
du 16/09/2026 à 00:07
Depuis toujours
Réponses
1219
Oui
18%
Non
62%
Entre l’un et l’autre
18%
Sans opinion
2%
L'astrologie occupe une place singulière dans le paysage des croyances : ni science reconnue, ni simple superstition folklorique, elle continue d'interroger sur le rapport de nos contemporains au rationnel, à l'incertitude et à la quête de sens. Mesurer l'adhésion à cette pratique permet de prendre le pouls d'une croyance qui, selon les générations et les profils, peut relever du divertissement, de l'outil d'introspection ou d'une conviction plus profonde. À l'échelle nationale, le scepticisme l'emporte nettement parmi les répondants sur Politês. Six Français sur dix déclarent ne pas croire en l'astrologie (62 %), tandis que 18 % affirment y croire et 18 % se situent dans une position intermédiaire. Moins de 2 % sont sans opinion. On est donc face à un rejet majoritaire mais non unanime, avec une frange non négligeable de répondants qui n'optent ni pour l'adhésion franche ni pour le rejet total. Premier enseignement : l'écart entre hommes et femmes est particulièrement marqué. Les femmes sont 25 % à déclarer croire en l'astrologie, contre 10 % des hommes. À l'inverse, 77 % des hommes la rejettent, pour 50 % chez les femmes. Cet écart se retrouve également dans la position intermédiaire : 23 % des femmes y répondent, contre 12 % des hommes. Ces données pourraient suggérer des rapports différenciés à ce type de croyance selon le genre, sans qu'il soit possible d'en identifier une cause unique. Deuxième enseignement : contrairement à ce que l'on pourrait attendre, ce ne sont pas les jeunes générations qui affichent le taux de croyance le plus élevé. Les répondants de 65 ans et plus sont 27 % à croire en l'astrologie, un niveau nettement supérieur à celui des 15-17 ans (10 %) ou des 18-24 ans (9 %). La tendance est d'ailleurs assez régulière : la croyance déclarée augmente avec l'âge. Les jeunes, en revanche, se distinguent par un rejet plus tranché, avec 70 à 73 % de non-croyants dans les deux premières tranches d'âge. Ces résultats invitent à une mise en perspective. Si l'astrologie bénéficie, selon certaines observations culturelles, d'un regain de visibilité auprès des jeunes générations via les réseaux sociaux, les données recueillies ici ne semblent pas valider cette hypothèse sur le plan de la croyance déclarée. Il est possible que l'usage de l'astrologie comme pratique culturelle ou ludique, fréquent chez les moins de 25 ans, ne se traduise pas nécessairement par une adhésion de fond. La notion même de « croire en l'astrologie » peut en effet recouvrir des réalités très différentes selon les individus. Par ailleurs, le segment des 65 ans et plus repose sur un effectif réduit dans cet échantillon, ce qui invite à interpréter ce résultat avec prudence. Si le scepticisme reste la position dominante, la persistance d'une croyance significative — notamment chez les femmes et les générations plus âgées — rappelle que le rapport aux croyances non scientifiques ne suit pas une ligne univoque. La question reste ouverte : dans quelle mesure la distinction entre usage culturel et adhésion réelle permettrait-elle de mieux comprendre la place de l'astrologie dans la société française contemporaine ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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