Culture et Loisirs
Sciences et Technologies
Société
Publié le
06/06/2025
Résultats ajustés
du 18/07/2026 à 17:33
Depuis toujours
Réponses
1336
Oui
5%
Non
94%
Ne sais pas
1%
À l'heure où les tablettes, liseuses et autres supports numériques se multiplient, la question de la place du livre imprimé dans notre société reste un sujet de débat vif. Derrière cette interrogation se jouent des enjeux culturels, économiques et cognitifs qui touchent aussi bien l'industrie de l'édition que les pratiques quotidiennes des lecteurs. Sur ce point, les répondants sur Politês expriment une position très nette. Ils sont 94 % à estimer que le livre imprimé n'est pas devenu obsolète à l'ère numérique, contre seulement 5 % qui considèrent le contraire. La part des indécis est quasiment nulle, à 1 %. On se trouve donc face à un consensus particulièrement marqué, qui transcende les clivages habituels. Premier enseignement : ce rejet de l'obsolescence du livre imprimé est partagé de façon remarquablement homogène selon le genre. Les femmes sont 94 % à répondre non, les hommes 92 %. L'écart est minime, ce qui pourrait suggérer que l'attachement au livre physique ne serait pas une question d'identité genrée, mais bien d'une conviction largement partagée. Deuxième enseignement : une légère inflexion apparaît chez les 15-17 ans, qui sont 14 % à juger le livre imprimé obsolète, contre 5 % ou moins dans toutes les autres tranches d'âge. Une large majorité des répondants de cette tranche d'âge défend néanmoins le livre physique (83 %). Cet écart mérite d'être noté : il pourrait aller dans le sens d'une sensibilité légèrement différente chez les plus jeunes, nés dans un environnement entièrement numérique, sans pour autant constituer une rupture générationnelle profonde. Ce segment regroupe un nombre limité de répondants ; la tendance observée doit donc être interprétée avec prudence. Troisième enseignement : la variable socioprofessionnelle ne fait pas apparaître de différences significatives. Les CSP+ et les CSP- convergent autour de 94 % et 92 % de réponses négatives respectivement, de même que les inactifs, à 94 %. L'adhésion au livre imprimé semble ainsi s'affranchir des appartenances sociales. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large. Le marché du livre en France, avec plus de 350 millions d'exemplaires vendus en 2023, et un livre numérique représentant seulement 3 % du marché total, illustre une coexistence durable plutôt qu'une substitution. Les études sur les usages indiquent par ailleurs que deux tiers des lecteurs de livres imprimés lisent exclusivement sur ce support, ce qui pourrait témoigner d'un attachement structurel au format papier, nourri par une expérience sensorielle et une pratique de lecture que le numérique ne reproduit pas à l'identique. Les résultats présentés sont redressés pour tenir compte des biais d'échantillonnage et refléter au mieux la population française. Au fond, la question posée ne reçoit pas de réponse ambiguë : pour une très large majorité des répondants, le livre imprimé conserve une légitimité que le numérique n'a pas remise en cause. La question de savoir si cette conviction traversera les générations à venir, à mesure que les usages numériques continuent de s'ancrer dans les pratiques culturelles dès le plus jeune âge, reste ouverte.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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