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Société

Publié le

06/06/2025

A l'ère numérique, les livres imprimés sont-ils devenus obsolètes ?

Résultats bruts

du 10/09/2026 à 10:18

Depuis toujours

Réponses

1589

Oui

5%

Non

94%

Ne sais pas

1%

Synthèse des résultats

À l'heure où les usages numériques se multiplient et où les formats de lecture se diversifient, la question de l'avenir du livre imprimé reste un sujet de débat récurrent. Derrière cette interrogation se dessine un enjeu plus large : celui de la place du support physique dans une société de plus en plus connectée, et de la coexistence possible entre culture papier et culture numérique. Le résultat est particulièrement net. Parmi les répondants sur Politês, 94 % estiment que les livres imprimés ne sont pas devenus obsolètes à l'ère numérique, contre seulement 5 % d'un avis contraire et 1 % sans opinion arrêtée. On se trouve ici face à un consensus très large, rare dans les enquêtes d'opinion, qui traverse l'ensemble des profils sociodémographiques. Premier enseignement : ce consensus transcende les lignes de genre. Les femmes sont 96 % à rejeter l'idée d'obsolescence du livre imprimé, contre 92 % chez les hommes. L'écart, bien que modeste, pourrait suggérer que les femmes expriment un attachement légèrement plus marqué au format papier, une hypothèse qui mériterait d'être approfondie. Deuxième enseignement : la tranche d'âge 15-17 ans se distingue légèrement du reste de la population. C'est la seule à afficher une proportion de réponses « Oui » atteignant 14 %, contre 4 à 6 % pour les autres tranches d'âge. On relève également un taux d'indécision légèrement plus élevé dans cette classe (3 %). Cela pourrait suggérer que les plus jeunes, ayant grandi dans un environnement nativement numérique, envisagent davantage, même si très minoritairement, une forme de dépassement du livre papier. Pour autant, même dans ce groupe, plus de huit répondants sur dix rejettent l'idée d'obsolescence. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles présentent des résultats homogènes. CSP+, CSP- et inactifs convergent tous autour de 93 à 94 % de réponses négatives. L'attachement au livre imprimé ne semble pas corrélé au statut professionnel, ce qui pourrait renforcer l'idée d'une valeur culturelle partagée au-delà des clivages sociaux. Ce résultat peut être lu à la lumière des dynamiques connues du marché du livre. Malgré la montée en puissance des liseuses et des ebooks, le livre papier conserve en France une place centrale dans les pratiques culturelles. Les formats papier et numérique sont d'ailleurs de plus en plus envisagés comme complémentaires plutôt que concurrents, ce que confirmerait ce rejet quasi-unanime de l'idée d'obsolescence. Par ailleurs, les débats autour de la durabilité environnementale des supports numériques et la persistance des librairies indépendantes comme lieux de lien social contribuent à ancrer le livre physique dans un imaginaire culturel vivace. Ces résultats étant bruts, sans redressement statistique, une certaine prudence s'impose dans leur interprétation, en particulier pour les segments aux effectifs les plus réduits. Au fond, ce que révèle cette consultation, c'est moins une résistance au numérique qu'une réaffirmation de la valeur propre du livre imprimé. La question qui demeure ouverte est celle des usages réels : cet attachement déclaré se traduit-il par des pratiques de lecture effectivement ancrées dans le papier, ou coexiste-t-il avec un recours croissant aux formats numériques au quotidien ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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