Santé
Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
16/11/2025
Résultats ajustés
du 30/06/2026 à 15:09
Depuis toujours
Réponses
637
Oui
14%
Non
84%
Ne sais pas
2%
La prématurité, définie médicalement par une naissance avant 37 semaines d'aménorrhée, concerne chaque année environ 55 000 enfants en France, soit près de 7 % des naissances vivantes. Interroger les Français sur leur propre vécu de naissance prématurée permet d'appréhender, de manière indirecte, la diffusion de ce phénomène dans la population adulte et la conscience que chacun en a. À l'échelle de l'ensemble des répondants, une large majorité déclare ne pas être née prématurément : 84 % répondent non, tandis que 14 % affirment l'avoir été. La part d'incertitude reste marginale, à 2 %, ce qui témoigne d'une relative bonne connaissance de sa propre histoire de naissance. Premier enseignement, un écart selon le genre mérite d'être relevé. Les femmes ayant répondu sur Politês déclarent davantage être nées prématurément que les hommes : 16 % contre 11 %. Cet écart, bien que modéré, pourrait suggérer une meilleure transmission de l'information médicale au sein de certaines familles, ou une attention plus marquée portée par les femmes à leur propre parcours de santé dès la naissance. Il convient toutefois de rester prudent face à toute interprétation causale. Deuxième enseignement, des variations selon les tranches d'âge sont observées. Les 15-17 ans déclarent être nés prématurément à hauteur de 23 %, un taux nettement supérieur à la moyenne, tandis que les 35-49 ans affichent la proportion la plus basse, à 7 %. Cette tendance pourrait aller dans le sens d'une hausse effective des naissances prématurées au cours des dernières décennies, notamment sous l'effet de l'augmentation des grossesses multiples liées à la procréation médicalement assistée. Elle pourrait aussi refléter une meilleure information des générations plus jeunes sur les conditions de leur naissance. Troisième enseignement, des disparités régionales sont perceptibles, bien qu'elles appellent à la prudence. Le Nord-Est enregistre la part la plus élevée de déclarations de prématurité, à 19 %, contre 9 % dans le Nord-Ouest. Ces écarts pourraient refléter des différences dans les conditions socio-économiques ou environnementales, facteurs identifiés comme influençant le risque de naissance prématurée, mais aussi des variations dans la composition des échantillons régionaux. Dans une perspective plus large, ce résultat global de 14 % se situe légèrement au-dessus du taux officiel de 6,9 % de naissances prématurées en France. Cet écart pourrait s'expliquer par plusieurs facteurs non exclusifs : une définition subjective ou élargie de la prématurité dans les réponses, une méconnaissance partielle de sa propre situation de naissance, ou encore des biais de mémorisation et de déclaration propres à ce type de question. Les résultats présentés sont redressés afin de mieux refléter la population française dans son ensemble. Certains segments régionaux ou démographiques s'appuient toutefois sur des effectifs plus réduits, ce qui invite à une lecture nuancée des variations observées à ce niveau. Au fond, ces résultats rappellent que la prématurité n'est pas seulement une réalité médicale et statistique : elle fait partie de l'histoire intime d'un nombre significatif de Français. La question de la transmission de cette information au sein des familles, et de ses implications pour le suivi médical à long terme, reste entière.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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