Culture et Loisirs
Sécurité et Justice
Société
Publié le
20/10/2025
Résultats ajustés
du 19/08/2026 à 22:31
Depuis toujours
Réponses
706
Oui
71%
Non
29%
Le réseau social X, anciennement Twitter, suscite des débats en France et en Europe autour de la modération de ses contenus, de la diffusion de désinformation et de son influence sur le débat public. Interroger les Français sur le caractère problématique de cette plateforme permet de mesurer dans quelle mesure ces préoccupations, largement relayées dans les sphères politiques et associatives, trouvent un écho dans l'opinion. Les résultats recueillis sur Politês sont nets : sept Français sur dix estiment que X est problématique, contre moins d'un tiers qui ne le perçoivent pas ainsi. Cette majorité s'observe bien au-delà d'une sensibilité particulière et dessine un paysage d'opinion relativement homogène sur la question. Premier enseignement : un écart de genre notable. Les femmes se montrent sensiblement plus critiques envers la plateforme que les hommes. Elles sont 78 % à juger X problématique, contre 65 % des hommes, soit un écart de 13 points. Cet écart pourrait suggérer une exposition ou une sensibilité différente aux types de contenus qui circulent sur la plateforme, notamment les discours agressifs ou les formes de harcèlement en ligne, phénomènes qui touchent plus fréquemment les femmes selon les études disponibles sur le sujet. Deuxième enseignement : une légère variation selon l'âge. Les 25-34 ans affichent le niveau de critique le plus élevé, avec 77 % de réponses positives, tandis que les 65 ans et plus se démarquent légèrement en sens inverse, avec 58 % seulement. Cette nuance chez les seniors pourrait refléter un rapport différent à la plateforme, possiblement moins intense ou moins exposé aux dynamiques conflictuelles qui y prévalent. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles supérieures (CSP+) se montrent légèrement plus critiques que les inactifs. Avec 76 % de réponses affirmatives chez les CSP+, contre 63 % chez les inactifs, on observe un écart qui pourrait s'expliquer par le fait que l'usage de X reste davantage associé aux milieux professionnels, journalistiques et politiques, où les enjeux de désinformation et de modération sont peut-être perçus de manière plus directe. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte documenté de tensions autour de la plateforme. Depuis son rachat par Elon Musk, X a fait l'objet de critiques récurrentes portant sur une modération jugée insuffisante et une réduction significative des équipes dédiées à la sécurité des contenus. Les institutions européennes ont cherché à encadrer ces pratiques via le Digital Services Act, qui impose aux grandes plateformes des obligations renforcées de transparence et de lutte contre les contenus illicites. X s'est parfois positionné en résistance à ces exigences, alimentant un débat qui dépasse la seule dimension technique pour toucher à la liberté d'expression et à la gouvernance des espaces numériques. Les données présentées ici sont redressées pour refléter la diversité de la population française, ce qui renforce leur robustesse globale. Au final, la perception critique de X apparaît comme une donnée d'opinion solide, partagée par une large majorité des Français. La question qui se pose désormais est celle de la traduction de cette perception en attentes concrètes : à l'égard des pouvoirs publics, des régulateurs européens, ou des usagers eux-mêmes dans leurs pratiques numériques quotidiennes.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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