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Vie Pratique et Consommation

Publié le

17/07/2025

Est-ce que tu serais toujours toi-même si tu perdais tous tes souvenirs ?

Résultats ajustés

du 02/07/2026 à 18:14

Depuis toujours

Réponses

508

Oui

7%

Non

74%

Peut être

10%

Je ne sais pas

9%

Synthèse des résultats

La question de l'identité personnelle face à la perte de mémoire est l'une des plus anciennes interrogations philosophiques. Elle touche à ce qui constitue fondamentalement un individu : est-ce l'accumulation de ses expériences et de ses souvenirs, ou existe-t-il quelque chose de plus profond, indépendant du récit que l'on se fait de soi-même ? En posant cette question aux répondants sur Politês, on cherche à saisir comment, concrètement, la mémoire est perçue comme constitutive, ou non, de l'identité. La réponse est nette : 74 % des répondants estiment qu'ils ne seraient plus eux-mêmes s'ils perdaient tous leurs souvenirs. Seuls 7 % pensent le contraire, tandis que 10 % se disent incertains et 9 % admettent ne pas savoir. On est donc face à une adhésion majoritaire à l'idée que la mémoire est indissociable de l'identité, avec une proportion marginale de répondants prêts à défendre la thèse inverse. Premier enseignement : un écart notable entre hommes et femmes. Les femmes sont 78 % à répondre non, contre 67 % des hommes. Ces derniers sont par ailleurs proportionnellement plus nombreux à répondre oui (11 % contre 4 %). Ces résultats pourraient suggérer que les femmes interrogées associent plus fortement la mémoire à leur sentiment d'identité, bien que cette différence mérite d'être interprétée avec prudence. Deuxième enseignement : une nuance générationnelle visible. Les répondants âgés de 65 ans et plus se distinguent des autres tranches d'âge : ils ne sont que 55 % à répondre non, contre environ 70 % dans les tranches plus jeunes, et sont proportionnellement plus nombreux à répondre peut-être (21 %) ou oui (14 %). Ce résultat pourrait aller dans le sens d'une réflexion plus ouverte sur l'identité avec l'avancée en âge, peut-être en lien avec une expérience plus directe des questions de mémoire, sans qu'aucune causalité ne puisse être établie. Ces résultats sont à lire avec précaution, l'effectif de cette tranche d'âge étant limité à 29 répondants. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles supérieures (CSP+) se distinguent par une conviction plus affirmée, avec 81 % de réponses non, contre 71 % pour les CSP- et 59 % pour les inactifs. Les inactifs, qui regroupent notamment les retraités et les personnes sans emploi, expriment davantage d'incertitude ou de nuance. On pourrait émettre l'hypothèse que le rapport à l'activité professionnelle et à la construction sociale de soi influe sur la manière dont les individus perçoivent les fondements de leur identité, sans qu'il soit possible d'établir un lien de causalité direct. Ces résultats entrent en résonance avec un débat philosophique ancien. Depuis Locke, qui faisait de la mémoire le fondement de la continuité identitaire, jusqu'aux neurosciences contemporaines qui soulignent le rôle de l'hippocampe dans la construction de la mémoire autobiographique, la question reste ouverte : si les souvenirs disparaissent, que reste-t-il de soi ? La fiction, de Memento à Avant d'aller dormir, explore cette angoisse de façon récurrente, témoignant de sa résonance profonde dans l'imaginaire collectif. Les résultats ont fait l'objet d'un redressement statistique afin de refléter au mieux la population française. Les données relatives à la tranche des 65 ans et plus, dont l'effectif est limité, sont à considérer comme indicatives. La mémoire apparaît ainsi, aux yeux d'une large majorité des répondants, comme le socle irremplaçable de l'identité. Ce consensus apparent n'efface pas pour autant les nuances : une part des répondants entrouvre la porte à une conception plus ouverte du soi, indépendante du récit mémoriel. Qu'est-ce qui, au fond, persisterait en nous si tout souvenir venait à s'effacer ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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