Culture et Loisirs
Sciences et Technologies
Vie Pratique et Consommation
Publié le
22/10/2025
Résultats bruts
du 16/09/2026 à 21:26
Depuis toujours
Réponses
2280
Oui
19%
Non
81%
Le Darkweb, cet espace numérique accessible uniquement via des outils spécifiques comme le navigateur Tor, occupe une place particulière dans l'imaginaire collectif. Souvent associé aux activités illicites, aux trafics en ligne et aux ventes de données volées, il suscite à la fois fascination et méfiance. Interroger les répondants sur Politês sur leurs éventuelles visites de cet espace, c'est sonder à la fois leurs pratiques numériques réelles et la frontière, parfois floue, entre curiosité et prise de risque. La réponse est claire : une large majorité déclare n'avoir jamais visité le Darkweb. Environ quatre personnes sur cinq répondent non, soit 81 % des 2 279 participants. Seul 1 répondant sur 5, soit 19 %, affirme y être déjà allé. La dynamique globale est donc celle d'un usage très minoritaire, du moins au niveau déclaratif. Le premier enseignement notable porte sur l'écart entre hommes et femmes. Les hommes déclarent y être allés dans 25 % des cas, contre 8 % des femmes, soit un écart de 17 points. Cet écart pourrait refléter une différence d'exposition ou d'intérêt pour les environnements numériques techniques et potentiellement risqués, ce qui pourrait aller dans le sens d'un profil d'utilisateur du Darkweb davantage masculin. Deuxième enseignement : les 25-34 ans se distinguent nettement des autres tranches d'âge. Ils sont 23 % à déclarer avoir fréquenté le Darkweb, contre 17 % chez les 15-24 ans et 10 % chez les 50-64 ans. Ce résultat pourrait être lu comme le reflet d'une génération ayant grandi avec la démocratisation d'internet et des outils numériques avancés, tout en ayant été exposée aux discours et pratiques autour de l'anonymat en ligne. La proportion plus faible observée chez les plus de 50 ans pourrait, quant à elle, correspondre à une moindre familiarité avec ces environnements techniques. Ces résultats peuvent être mis en perspective avec la perception publique du Darkweb en France, largement dominée par ses usages criminels. Les autorités françaises, via des structures comme l'Office central de lutte contre la cybercriminalité ou le centre C3N de la gendarmerie nationale, mènent des opérations régulières contre des plateformes illégales. Des affaires liées à des ventes de données personnelles, à des trafics de stupéfiants ou à des faux documents administratifs ont régulièrement alimenté l'actualité. Dans ce contexte, la proportion d'un répondant sur cinq déclarant y être allé invite à s'interroger sur la nature de ces visites : curiosité ponctuelle, recherche d'anonymat, ou usages plus problématiques ? La question reste ouverte. Ces résultats sont issus de données brutes, sans redressement statistique. L'échantillon peut présenter des biais de représentativité, notamment une surreprésentation des profils jeunes et masculins, ce qui invite à une lecture prudente des proportions absolues. Si le Darkweb demeure un espace très minoritairement fréquenté selon les déclarations recueillies, les disparités observées selon le genre et l'âge ouvrent des questions sur les motivations et les profils de ceux qui s'y aventurent. Il reste à savoir si la perception négative dominante de cet espace constitue un frein suffisant, ou si elle coexiste avec une curiosité persistante pour ces marges du numérique.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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