Culture et Loisirs

Sécurité et Justice

Société

Publié le

20/10/2025

Faut il bannir la plateforme Kick en France suite au décès du streamer Jean Pormanov en live sur la plateforme ?

Résultats bruts

du 16/09/2026 à 03:54

Depuis toujours

Réponses

2214

Oui

37%

Il faut que ça soit mieux réguler

52%

Non

5%

Sans opinion

6%

Synthèse des résultats

Le décès en direct du streamer Jean Pormanov sur la plateforme Kick en août 2025 a relancé un débat de fond sur la responsabilité des plateformes numériques et les leviers dont dispose l'État pour protéger les utilisateurs. Face à cet événement, la question posée aux répondants sur Politês est directe : faut-il aller jusqu'à bannir Kick du territoire national, ou d'autres réponses sont-elles préférables ? La réponse qui se dégage est claire dans sa direction : une large majorité refuse de trancher pour le bannissement pur et simple. Seulement 37 % se prononcent pour une interdiction, tandis que 52 % privilégient une meilleure régulation de la plateforme. Les positions opposées à toute action restent marginales, avec 5 % contre et 6 % sans opinion. La dynamique dominante est donc celle d'une demande de régulation plutôt que d'exclusion. Premier enseignement, le clivage entre hommes et femmes est l'un des plus notables. Les femmes se prononcent pour le bannissement à 44 %, contre 33 % chez les hommes. Ces derniers, plus familiers en moyenne des plateformes de streaming, seraient proportionnellement plus nombreux à préférer une régulation encadrée (57 %) plutôt qu'une interdiction. Cela pourrait suggérer que la proximité avec ces environnements numériques oriente vers des réponses plus graduées. Deuxième enseignement, une tendance générationnelle se dessine, bien que modérée. Les 35-64 ans se montrent légèrement plus enclins au bannissement (40 à 42 %) que les 15-34 ans (34 à 36 %), qui penchent davantage vers la régulation. On peut émettre l'hypothèse que les plus jeunes générations, davantage utilisatrices de services de streaming, seraient plus sensibles aux enjeux de leur encadrement que de leur suppression. Troisième enseignement, les catégories socioprofessionnelles ne semblent pas constituer un facteur de différenciation structurant : CSP+, CSP- et inactifs affichent des profils proches de la moyenne nationale, avec une préférence constante pour la régulation, autour de 50 à 56 %. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où les pouvoirs publics français ont eux-mêmes fait le choix d'une réponse judiciaire et réglementaire plutôt que d'une interdiction administrative immédiate. Le parquet de Paris a ouvert une enquête sur les pratiques de la plateforme, et la ministre déléguée au Numérique a exprimé la volonté de poursuivre Kick pour négligence présumée, sur le fondement de la loi pour la confiance dans l'économie numérique. Ce positionnement institutionnel apparaît cohérent avec la préférence exprimée par une majorité de répondants pour une réponse proportionnée, plutôt qu'un blocage de la plateforme. Ces résultats sont issus d'une collecte brute sans redressement statistique. Les conclusions doivent être lues avec prudence, notamment sur les sous-groupes où les effectifs sont plus réduits. Si le bannissement de Kick reste minoritaire parmi les réponses recueillies, la demande de régulation, elle, est nette et transversale. Ce résultat invite à s'interroger sur la forme que devrait prendre cette régulation, et sur la capacité des outils juridiques existants à répondre aux attentes des Français face aux dérives constatées sur les plateformes numériques.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

Téléchargez Politês, l’application qui questionne autrement.

Phone

Nos différences sont notre force.