Culture et Loisirs
Sécurité et Justice
Société
Publié le
20/10/2025
Résultats bruts
du 24/07/2026 à 09:07
Depuis toujours
Réponses
2202
Oui
37%
Il faut que ça soit mieux réguler
52%
Non
5%
Sans opinion
6%
Le décès de Jean Pormanove, survenu en direct sur la plateforme de streaming Kick en août 2025, a placé au cœur du débat public la question de la responsabilité des plateformes numériques face aux contenus extrêmes. Dans ce contexte, la question du bannissement de Kick en France cristallise des positions qui méritent d'être examinées avec attention. Les résultats collectés sur Politês révèlent une orientation claire, mais nuancée. Une majorité relative des répondants, soit 52 %, se prononce pour une meilleure régulation de la plateforme plutôt que pour son interdiction pure et simple. Le bannissement total recueille tout de même 37 % des réponses, tandis que seulement 5 % s'y opposent catégoriquement. Les sans-opinion représentent 6 % des répondants. On est donc loin d'un consensus autour du bannissement : c'est la voie de la régulation renforcée qui rassemble le plus largement. Premier enseignement : un clivage de genre notable. Les femmes se prononcent davantage en faveur du bannissement total, à 45 %, contre 33 % chez les hommes. Ces derniers privilégient plus nettement la régulation, à 56 %, contre 43 % chez les femmes. Cet écart pourrait suggérer une sensibilité différenciée aux risques perçus des contenus extrêmes en ligne, sans qu'il soit possible d'en établir la cause avec certitude. Deuxième enseignement : une tendance générationnelle qui mérite attention. Les répondants âgés de 15 à 24 ans, plus familiers des plateformes de streaming, penchent davantage vers la régulation, entre 56 et 59 %, et moins vers le bannissement, entre 34 et 36 %. À l'inverse, les 35-64 ans sont proportionnellement plus nombreux à soutenir un bannissement, jusqu'à 41 % chez les 50-64 ans, et moins enclins à opter pour la régulation, qui tombe à 40 % dans cette tranche d'âge. Ces écarts pourraient refléter une appréhension différente du fonctionnement des plateformes numériques selon les générations, ou encore une perception distincte de l'efficacité des outils de régulation. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte judiciaire et institutionnel mouvementé. Le gouvernement français avait formulé une demande de blocage complet de Kick, rejetée en décembre 2025 par le tribunal judiciaire de Paris, illustrant la complexité juridique de telles mesures à l'égard de plateformes étrangères. L'ARCOM, saisie par la ministre du Numérique, et plusieurs associations avaient également appelé à des mesures plus strictes. L'opinion exprimée par les répondants, en privilégiant la régulation sur le bannissement, semble converger avec les limites que la justice elle-même a posées à une interdiction totale. Les résultats présentés sont bruts et non redressés, ce qui invite à la prudence dans leur interprétation, notamment pour les segments aux effectifs plus restreints. Si le bannissement de Kick divise, le rejet de l'inaction apparaît quasi-unanime : moins d'un répondant sur vingt estime qu'il ne faut rien faire. La question qui se dessine en filigrane est peut-être moins celle du bannissement que celle des outils concrets dont disposent les États pour imposer leurs règles aux plateformes numériques opérant depuis l'étranger.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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