Culture et Loisirs

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Société

Publié le

20/10/2025

Faut il bannir la plateforme Kick en France suite au décès du streamer Jean Pormanov en live sur la plateforme ?

Résultats ajustés

du 30/10/2026 à 11:53

Depuis toujours

Réponses

572

Oui

41%

Il faut que ça soit mieux réguler

40%

Non

4%

Sans opinion

15%

Synthèse des résultats

Le décès de Jean Pormanov lors d'un direct sur la plateforme Kick, dans la nuit du 17 au 18 août 2025, a relancé le débat sur la régulation des plateformes de streaming en France. Au-delà de l'émotion suscitée par le drame, la question posée est fondamentalement celle du curseur entre interdiction et encadrement renforcé, dans un contexte où les outils juridiques existants peinent encore à s'appliquer efficacement à des acteurs établis à l'étranger. La dynamique qui se dégage des résultats est nette : les répondants sur Politês rejettent très largement l'inaction. La quasi-totalité se prononce en faveur d'une intervention, que ce soit par le bannissement de la plateforme (40 %) ou par une meilleure régulation (43 %). Seuls 4 % estiment qu'il ne faut rien faire, et 13 % se déclarent sans opinion. On observe ainsi une forte demande d'action, avec un arbitrage en faveur de la régulation plutôt que du bannissement pur et simple. Premier enseignement : un clivage de genre notable. Les femmes sont plus nombreuses à soutenir le bannissement (44 % contre 36 % chez les hommes), tandis que les hommes penchent davantage vers une meilleure régulation (48 % contre 38 % chez les femmes). Cela pourrait suggérer des perceptions différenciées du risque et de la réponse appropriée selon le genre, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion causale. Deuxième enseignement : un gradient générationnel. Les répondants les plus jeunes, notamment les 15-17 ans et les 18-24 ans, privilégient le plus nettement la régulation (respectivement 59 % et 56 %), tandis que les 50-64 ans se montrent plus favorables au bannissement (42 %). On pourrait émettre l'hypothèse que la familiarité des jeunes générations avec ces plateformes les conduirait à préférer un encadrement plutôt qu'une fermeture, sans qu'un lien de causalité puisse être établi. Troisième enseignement : une relative homogénéité socioprofessionnelle. Que l'on considère les CSP+ (42 % pour le bannissement, 42 % pour la régulation) ou les CSP- (36 % et 47 % respectivement), la tendance reste cohérente avec le résultat global. La demande de régulation prévaut légèrement dans toutes les catégories, sans écart suffisamment marqué pour constituer un signal distinct. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large de montée en charge de la question de la modération des contenus en ligne. Le cadre européen, notamment le Digital Services Act, impose déjà des obligations aux grandes plateformes, et l'Arcom dispose de leviers d'action. L'affaire Pormanov a toutefois mis en lumière les limites pratiques de ces dispositifs face à des acteurs dont le siège est établi à l'étranger. La condamnation de deux streamers impliqués et l'enquête ouverte sur Kick elle-même illustrent que la réponse judiciaire est en cours, ce qui pourrait contribuer à expliquer la préférence pour la régulation plutôt que l'interdiction. Les résultats ont été redressés pour refléter la structure de la population française, ce qui renforce leur robustesse. Au fond, ces chiffres traduisent moins une demande de censure qu'une attente de responsabilisation des acteurs du numérique. La question qui demeure ouverte est celle de la capacité des régulateurs français et européens à traduire cette attente en obligations concrètes et applicables à des plateformes mondiales.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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