Environnement
Sécurité et Justice
Société
Publié le
18/10/2025
Résultats bruts
du 17/07/2026 à 20:00
Depuis toujours
Réponses
1280
Pour
67%
Contre
24%
Ne sais pas
9%
La question de l'emprisonnement des mineurs délinquants est l'une des plus débattues en matière de justice pénale. Elle cristallise une tension de fond entre deux logiques : la sanction et la dissuasion d'un côté, la réhabilitation et l'éducation de l'autre. Depuis l'entrée en vigueur du Code de la justice pénale des mineurs en 2021, la France a réaffirmé la spécificité de sa justice des mineurs, tout en laissant ouverte la question de la place de l'incarcération dans cet arsenal. Sur l'ensemble des répondants, une majorité nette se dégage en faveur de la peine d'emprisonnement pour les mineurs délinquants : 67 % y sont favorables, contre 24 % qui s'y opposent et 9 % qui ne se prononcent pas. Cette distribution traduit une adhésion majoritaire et relativement stable, sans pour autant effacer une minorité significative d'opinions contraires. Premier enseignement, la variable de genre révèle une différence notable. Hommes et femmes affichent des positions presque identiques, avec 68 % de favorables dans les deux groupes. En revanche, les personnes s'identifiant comme non binaires expriment une opposition majoritaire à 56 %, contre 28 % de favorables. Cet écart pourrait suggérer une sensibilité différente aux enjeux de répression et de protection au sein de ce groupe, même si la taille de cet effectif invite à la prudence dans l'interprétation. Deuxième enseignement, une variation selon l'âge mérite d'être relevée. Les 15-17 ans, groupe paradoxalement le plus directement concerné par la mesure, affichent le taux de soutien le plus élevé avec 80 % de favorables. À l'opposé, les 25-34 ans constituent le groupe le moins favorable, à 62 %. Les tranches d'âge les plus avancées, notamment les 50-64 ans et les 65 ans et plus, se situent à des niveaux de soutien élevés, entre 75 % et 76 %. On pourrait émettre l'hypothèse d'une sensibilité plus marquée aux enjeux éducatifs chez les jeunes adultes, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion définitive. Troisième enseignement, un écart se dessine selon la catégorie socioprofessionnelle. Les CSP- soutiennent la mesure à 73 %, contre 62 % pour les CSP+. Cet écart de onze points pourrait s'expliquer, en partie, par des différences dans la perception de la délinquance et le sentiment d'exposition aux incivilités selon les milieux sociaux, sans qu'une relation de causalité puisse être établie. Ce résultat s'inscrit dans un débat politique et juridique vivace. Le cadre légal actuel prévoit déjà que l'emprisonnement d'un mineur doit être spécialement motivé par le tribunal, signalant que la loi encadre strictement ce recours. Des propositions récentes portant sur l'abaissement de la majorité pénale à 16 ans ou la suppression de l'excuse de minorité témoignent d'une pression politique en faveur d'un durcissement. L'adhésion majoritaire observée ici pourrait s'inscrire dans ce contexte de demande sociale de fermeté, sans que ces résultats renseignent sur les modalités précises attendues par les répondants. Les données recueillies par Politês sont des données brutes, non redressées, ce qui invite à une lecture prudente, en particulier pour les segments aux effectifs plus réduits. Au total, l'adhésion à la peine d'emprisonnement pour les mineurs délinquants apparaît comme une position partagée par une large part des répondants, mais traversée par des nuances générationnelles et sociales qui méritent attention. Ces résultats posent en filigrane la question des conditions et des alternatives : non pas de savoir si l'emprisonnement peut exister, mais quand et selon quelles modalités il devrait s'appliquer.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8142
Aztek21
a demandé
Réponses
7736
Lisa
a demandé
Réponses
7567