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Société

Publié le

18/10/2025

La peine d'emprisonnement pour les délinquants mineurs ?

Résultats bruts

du 16/09/2026 à 05:50

Depuis toujours

Réponses

1291

Pour

67%

Contre

24%

Ne sais pas

9%

Synthèse des résultats

La question de la peine d'emprisonnement pour les mineurs délinquants occupe une place singulière dans le débat public français. Elle met en tension deux logiques : celle d'une réponse pénale ferme face à des actes perçus comme de plus en plus graves, et celle d'une justice spécialisée qui, depuis l'ordonnance de 1945, place traditionnellement l'éducatif avant le répressif. Ce sondage invite à mesurer où se situe l'opinion sur ce curseur. Les résultats dessinent une adhésion majoritaire à la peine d'emprisonnement pour les mineurs délinquants. Deux tiers des répondants sur Politês (67 %) se déclarent pour, tandis qu'un quart (24 %) s'y oppose. La part des indécis reste contenue à 9 %, ce qui indique que le sujet ne génère pas de forte hésitation au sein de la population interrogée. Premier enseignement : la position favorable est partagée dans toutes les tranches d'âge, mais elle est légèrement plus marquée aux extrémités de la pyramide. Les 15-17 ans affichent 79 % de soutien, les 65 ans et plus 77 %, contre 62 % chez les 25-34 ans. Cela pourrait suggérer que les répondants les plus jeunes, proches eux-mêmes de la minorité pénale, n'expriment pas de solidarité de génération particulière avec les mineurs délinquants, bien que la prudence s'impose compte tenu des effectifs limités de certains de ces groupes d'âge. Deuxième enseignement : un écart socioprofessionnel mérite d'être relevé. Les CSP+ sont 62 % à se déclarer pour, soit onze points de moins que les CSP- (73 %). Cette différence pourrait aller dans le sens d'une sensibilité plus grande aux approches alternatives ou éducatives parmi les catégories socioprofessionnelles supérieures, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion définitive. Troisième enseignement : les variations régionales restent modestes. L'Île-de-France présente le taux d'approbation le plus bas (65 %) et le taux d'opposition le plus élevé (29 %), mais l'écart avec les autres régions demeure limité. La géographie ne constitue donc pas ici un facteur de différenciation majeur. Mis en perspective, ce résultat s'inscrit dans un contexte législatif qui autorise déjà l'emprisonnement des mineurs à partir de 13 ans, sous conditions strictes et en dernier recours. Le Code de la justice pénale des mineurs, entré en vigueur en 2021, a cherché à moderniser ce cadre tout en maintenant la primauté du volet éducatif. Parallèlement, des débats récents portant sur la limitation de l'excuse de minorité ou sur des peines plus courtes et plus rapides témoignent d'une pression politique pour durcir les réponses pénales. L'opinion exprimée ici pourrait s'inscrire dans ce mouvement de fond, sans qu'il soit possible de présumer de ce que les répondants entendent précisément par leur soutien. Ces résultats sont issus de données brutes non redressées, ce qui invite à interpréter les résultats par sous-groupe avec prudence. Au-delà des chiffres, ce résultat illustre une tension durable entre la demande sociale de fermeté face à la délinquance juvénile et les principes fondateurs d'une justice des mineurs pensée avant tout comme protectrice. La question qui demeure ouverte est celle des conditions concrètes que les Français associent à ce soutien : s'agit-il d'une approbation du cadre existant, ou d'une demande de renforcement ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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