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Publié le

20/10/2025

Le futur t'inspire plutôt la peur ou l'espoir ?

Résultats bruts

du 16/09/2026 à 14:06

Depuis toujours

Réponses

913

La peur

64%

L’espoir

25%

Ne sais pas

11%

Synthèse des résultats

La capacité à se projeter vers l'avenir constitue l'un des révélateurs les plus directs de l'état d'esprit d'une société. Derrière cette question en apparence simple, c'est la confiance collective dans le lendemain qui est interrogée, dans un contexte où les incertitudes économiques, climatiques et géopolitiques occupent une place croissante dans le débat public. Le résultat est net : deux tiers des répondants sur Politês (64 %) indiquent que l'avenir leur inspire plutôt la peur, contre seulement un quart (25 %) qui penchent pour l'espoir. 11 % ne se prononcent pas. Cette distribution ne traduit pas un débat équilibré : elle révèle une tendance nettement orientée vers l'inquiétude. Premier enseignement : le genre constitue l'un des clivages les plus marqués. Les femmes expriment une appréhension sensiblement plus prononcée que les hommes, avec respectivement 74 % et 59 % optant pour la peur. Cet écart de 15 points invite à ne pas lire la perception de l'avenir comme un sentiment uniforme. Il pourrait refléter des expositions différenciées aux situations de précarité, des représentations distinctes des risques, ou des effets de composition au sein de l'échantillon. Deuxième enseignement : la relation entre l'âge et l'inquiétude ne suit pas une logique linéaire. Les 35-49 ans (69 %) et les 65 ans et plus (78 %) affichent les niveaux de peur les plus élevés. À l'inverse, les 15-17 ans constituent le groupe le plus partagé, avec 51 % exprimant de la peur et 39 % de l'espoir — soit l'écart le plus faible de toutes les tranches d'âge. Ce résultat pourrait paraître contre-intuitif. Il suggère néanmoins que la prime jeunesse entretiendrait peut-être encore un rapport moins anxieux à l'avenir, là où les générations intermédiaires et les seniors, davantage confrontés à des responsabilités concrètes ou à un recul historique plus long, tendraient à percevoir les risques de façon plus aiguë. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles présentent des nuances mesurées. Les CSP+ expriment une peur dans 61 % des cas, contre 64 % pour les CSP- et 67 % pour les inactifs. Ces variations restent modestes mais cohérentes : elles pourraient aller dans le sens d'un lien entre le sentiment de vulnérabilité économique et l'inquiétude face à l'avenir. Cette prédominance de la peur s'inscrit dans un contexte où plusieurs dynamiques se superposent. Les crises économiques successives, les tensions géopolitiques et l'urgence climatique composent un arrière-plan particulièrement chargé. Des études récentes indiquent que l'éco-anxiété touche des parts significatives de la population française, et que l'instabilité politique est régulièrement identifiée comme un facteur amplifiant les craintes collectives. Ces éléments ne permettent pas d'établir une causalité directe avec les résultats observés, mais ils offrent un cadre dans lequel ces chiffres prennent du sens. Précision méthodologique : ces résultats sont issus de données brutes non redressées. L'interprétation des résultats par segment doit donc être abordée avec prudence. Au final, ce que ces chiffres donnent à voir ressemble moins à une résignation qu'à un état de vigilance anxieuse face à des avenirs perçus comme incertains. La question qui demeure ouverte est celle des conditions dans lesquelles, et autour de quels projets collectifs, l'espoir pourrait reprendre du terrain.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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