Culture et Loisirs
Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
16/10/2025
du 31/10/2026 à 23:49
Depuis toujours
Réponses
4770
Oui
8%
Non
90%
Sans opinion
2%
La question de l'obsolescence du livre papier revient régulièrement dans les débats culturels et économiques, portée par l'essor des liseuses, des livres audio et des plateformes numériques. Elle soulève des enjeux qui dépassent la simple préférence de format : c'est la place du livre comme objet culturel, comme expérience de lecture et comme support de transmission qui est interrogée. Sur ce sujet, les répondants sur Politês se montrent particulièrement tranchés. Neuf répondants sur dix estiment que le livre papier n'est pas obsolète, soit 90 % de réponses négatives à la question. Seuls 8 % considèrent qu'il l'est, et 2 % se déclarent sans opinion. On est donc face à un consensus peu fréquent dans les sondages d'opinion, où la quasi-totalité des réponses converge dans une même direction. Premier enseignement : cet attachement au livre papier traverse les générations sans discontinuité notable. Les 15-17 ans affichent le taux de refus de l'obsolescence le plus bas, à 84 %, ce qui reste très élevé, et leur taux de « oui » est le plus fort, à 12 %. Les 25-34 ans et les 35-49 ans se retrouvent aux antipodes avec 92 % de « non » chacun. Ces écarts pourraient suggérer une légère nuance chez les plus jeunes, sans remettre en cause la tendance générale : le rejet de l'obsolescence du livre papier est partagé à travers toutes les tranches d'âge. Deuxième enseignement : on observe un écart selon le genre, modeste mais cohérent. Les femmes rejettent davantage l'idée d'obsolescence, à 92 %, contre 89 % chez les hommes. Ce résultat pourrait aller dans le sens d'études suggérant des pratiques de lecture différenciées selon le genre, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion directe à partir de ces seules données. Troisième enseignement : les CSP+ se distinguent légèrement par un refus de l'obsolescence plus affirmé, à 93 %, contre 89 % chez les CSP-. Ce résultat pourrait s'inscrire dans un contexte où le livre papier est perçu comme un objet culturel valorisé, potentiellement davantage ancré dans certaines pratiques sociales. Ces données peuvent être mises en regard des dynamiques actuelles de la filière du livre. En France, le marché du livre physique reste dominant, le numérique ne représentant qu'une fraction marginale des ventes. Des phénomènes comme BookTok, qui fédèrent des communautés autour de la lecture sur les réseaux sociaux, contribueraient davantage à la promotion du livre papier qu'à son effacement. Les atouts souvent cités du livre physique — son absence de distractions numériques, sa tangibilité, son potentiel de collection — semblent continuer de résonner dans les représentations collectives. Ce qui ressort de cette consultation, c'est moins une surprise que la confirmation d'un attachement profond et transversal au livre papier. La question qui se pose désormais n'est peut-être pas tant celle de l'obsolescence que celle des conditions dans lesquelles cet attachement pourra se maintenir face aux transformations des usages culturels et numériques.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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