Culture et Loisirs

Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

16/10/2025

Le livre papier est-il devenu obsolète ?

Résultats bruts

du 04/10/2026 à 16:49

Depuis toujours

Réponses

4673

Oui

8%

Non

90%

Sans opinion

2%

Synthèse des résultats

À l'heure où le livre numérique occupe une place croissante dans les usages culturels, la question de l'avenir du livre papier reste vive. Derrière une interrogation en apparence technique se joue un enjeu plus profond : celui du rapport des Français à l'objet livre, à l'expérience de lecture et à la transition numérique dans le domaine culturel. Les résultats recueillis sur Politês sont particulièrement nets. Près de neuf répondants sur dix (90 %) estiment que le livre papier n'est pas obsolète, tandis que seulement 8 % considèrent qu'il l'est. Les sans-opinion sont quasi absents, à 2 %. On se trouve ici face à un consensus rare, qui traverse l'ensemble des catégories de population interrogées. Premier enseignement : l'adhésion au livre papier est transversale aux générations. Les répondants âgés de 15 à 17 ans affichent une proportion légèrement plus élevée d'avis estimant le livre papier obsolète (12 %), mais l'écart avec les autres tranches d'âge reste modéré. Dès 18 ans, ce chiffre redescend à 9 % ou moins, et les 65 ans et plus rejettent l'idée d'obsolescence à 93 %. Ces données pourraient suggérer une sensibilité légèrement plus marquée au numérique chez les plus jeunes, sans remettre en cause la tendance générale. Deuxième enseignement : les femmes rejettent davantage l'idée d'obsolescence que les hommes. Elles sont 92 % à répondre non, contre 89 % chez les hommes. Cet écart mesuré pourrait être cohérent avec un attachement au livre papier potentiellement plus prononcé chez les femmes, un phénomène que l'on retrouve dans certaines données de pratiques culturelles, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion définitive. Troisième enseignement : les CSP+ se distinguent légèrement par un rejet encore plus fort de l'obsolescence (93 %), comparé aux inactifs (89 %). Ces résultats pourraient indiquer que les catégories socioprofessionnelles supérieures, souvent identifiées comme de plus grandes lectrices, défendent davantage la valeur du livre papier. Les écarts restent cependant contenus et ne permettent pas d'affirmer une différence structurelle marquée. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le livre papier, malgré la progression continue du numérique, conserve en France une position dominante. Les données du marché de l'édition indiquent que, parmi les Français ayant lu au moins un livre en 2021, une large majorité privilégiait encore le format papier. Des arguments cognitifs, sensoriels et symboliques sont régulièrement avancés pour expliquer cette persistance : le plaisir tactile, la durabilité, ou encore une lecture perçue comme plus immersive et moins fragmentée que sur écran. La coexistence des deux formats semble ainsi davantage caractériser le marché que leur opposition frontale. Au-delà de la robustesse du chiffre global, ces résultats soulèvent une question de fond : dans un paysage médiatique et culturel de plus en plus dématérialisé, l'attachement au livre papier traduit-il une résistance durable, ou les signes d'une transition encore inachevée ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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