Culture et Loisirs
Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
16/10/2025
Résultats bruts
du 14/09/2026 à 19:47
Depuis toujours
Réponses
4658
Oui
8%
Non
90%
Sans opinion
2%
Le livre papier est-il condamné par la révolution numérique ? C'est la question posée aux répondants sur Politês, dans un contexte où le développement des liseuses, des livres numériques et des usages connectés a profondément transformé le rapport à la lecture depuis une vingtaine d'années. L'enjeu dépasse la simple préférence de format : il touche à la place de la culture écrite, à l'économie de l'édition et aux habitudes de millions de lecteurs. La réponse est sans ambiguïté : 90 % des répondants estiment que le livre papier n'est pas obsolète, contre seulement 8 % d'un avis contraire et 2 % sans opinion. On est ici face à un consensus particulièrement net, qui traverse l'ensemble des profils de répondants. Premier enseignement, ce consensus transcende les générations. Les 15-17 ans, souvent perçus comme les plus tournés vers le numérique, rejettent l'idée d'obsolescence à 84 %, un chiffre certes légèrement en retrait par rapport aux tranches d'âge plus élevées, où le refus atteint entre 91 % et 93 %. L'écart reste modeste et invite à nuancer l'idée d'une rupture générationnelle sur ce sujet. Deuxième enseignement, les femmes se montrent légèrement plus nombreuses que les hommes à considérer le livre papier comme non obsolète : 92 % d'entre elles partagent ce point de vue, contre 89 % chez les hommes. Cet écart, bien que limité, pourrait aller dans le sens d'une relation plus affective au livre imprimé parfois observée dans les pratiques de lecture féminines. Troisième enseignement, les CSP+ affichent le taux de rejet de l'obsolescence le plus élevé parmi les catégories socioprofessionnelles, à 93 %, contre 90 % pour les CSP- et 89 % pour les inactifs. Ce résultat pourrait suggérer un attachement plus marqué au livre papier dans les milieux plus diplômés ou à plus fort capital culturel, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion définitive. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le marché du livre papier a démontré une résilience notable face à l'essor du numérique. En France, les données disponibles indiquent que, parmi les lecteurs ayant lu au moins un livre dans l'année, une large majorité privilégie encore le format imprimé. Des arguments cognitifs, sensoriels et pratiques continuent de plaider en sa faveur : la richesse de l'expérience sensorielle, la durabilité du support, ou encore une lecture perçue comme plus immersive et moins fatigante pour les yeux. Le livre numérique et le livre papier semblent ainsi davantage coexister que s'opposer dans les pratiques réelles. Note méthodologique : les résultats présentés ici sont des données brutes, non redressées. Une prudence s'impose donc dans l'interprétation fine des écarts entre sous-groupes, qui peuvent refléter en partie la structure de l'échantillon. Au final, les répondants interrogés rejettent très largement l'idée que le livre papier appartient au passé. Ce consensus, stable à travers les âges, les genres et les catégories sociales, invite à s'interroger sur ce que le support papier offre que le numérique ne saurait pleinement reproduire. La question centrale n'est peut-être pas celle de la survie du livre papier, mais celle des conditions dans lesquelles les deux formats continueront de coexister et de se compléter.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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