Culture et Loisirs
Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
16/10/2025
Résultats bruts
du 25/07/2026 à 07:00
Depuis toujours
Réponses
4607
Oui
8%
Non
90%
Sans opinion
2%
La question de l'obsolescence du livre papier revient régulièrement dans les débats culturels et économiques, portée par l'essor des formats numériques et des usages connectés. Elle touche à des enjeux de fond : la place du livre dans nos vies, la survie des librairies indépendantes, et la transmission de la lecture aux nouvelles générations. Sur ce sujet, les répondants sur Politês expriment une position d'une clarté remarquable. Neuf répondants sur dix estiment que le livre papier n'est pas obsolète, soit 90 % de réponses négatives à la question posée. Seuls 8 % considèrent qu'il l'est, et 2 % ne se prononcent pas. On est ici face à un consensus particulièrement net, qui transcende les clivages habituels. Premier enseignement : ce rejet de l'idée d'obsolescence est partagé par l'ensemble des tranches d'âge, y compris les plus jeunes. Chez les 15-17 ans, 84 % répondent non, un chiffre légèrement inférieur à la moyenne nationale mais qui demeure très élevé. La proportion de jeunes estimant le livre papier obsolète atteint 12 % dans cette tranche, soit le niveau le plus élevé parmi toutes les catégories d'âge. Cela pourrait suggérer une légère inflexion générationnelle, sans pour autant dessiner un écart structurant entre générations. Deuxième enseignement : les femmes se montrent encore plus défavorables à l'idée d'obsolescence que les hommes. 92 % des répondantes estiment que le livre papier n'est pas obsolète, contre 89 % des hommes. Cet écart, modeste mais cohérent, pourrait aller dans le sens d'un rapport au livre papier légèrement plus ancré chez les femmes — une piste que d'autres indicateurs viendraient utilement compléter. Troisième enseignement : les CSP+ se distinguent par un rejet encore plus prononcé, à 93 %, contre 88 % chez les inactifs. Ce résultat s'inscrit dans un contexte où l'achat et la pratique régulière du livre papier restent davantage associés à certains profils socio-culturels. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le marché du livre papier, bien qu'en légère contraction en volume, continue de démontrer une résilience économique notable en France. Des données récentes du secteur indiquent que le chiffre d'affaires de l'édition se maintient autour de 2,9 milliards d'euros, tandis que les usages numériques progressent sans supplanter le support physique. Le livre papier semblerait ainsi se redéfinir moins comme un simple outil de lecture que comme un objet culturel à part entière, porteur d'une expérience sensorielle et rituelle que le numérique ne reproduit pas à l'identique. Il convient de noter que ces résultats sont issus d'un échantillon non redressé, et que la prudence s'impose sur les segments à faibles effectifs, dont les données n'ont pas été intégrées à l'analyse. En définitive, l'attachement au livre papier apparaît comme une valeur largement partagée en France, toutes générations et catégories confondues. La question qui reste ouverte est celle de la durée : cet attachement résistera-t-il à l'évolution des usages numériques dans les générations qui grandissent aujourd'hui avec les écrans comme premier horizon de lecture ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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