Culture et Loisirs
Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
20/10/2025
Résultats ajustés
du 19/07/2026 à 10:24
Depuis toujours
Réponses
1212
Oui
6%
Non
86%
Sans opinion
8%
La montée en puissance des influenceurs sur les réseaux sociaux a profondément reconfiguré le paysage médiatique et culturel. Ces créateurs de contenu, capables de mobiliser des millions d'abonnés et de générer des revenus considérables, sont désormais des acteurs économiques à part entière. La question de savoir s'ils méritent d'être adulés au même titre que les stars traditionnelles a été posée aux répondants sur Politês. Le résultat est net : 86 % répondent non, tandis que 6 % estiment que les influenceurs méritent ce statut d'adulation. Les sans-opinion représentent 8 % des répondants. On observe ainsi un rejet très largement partagé, qui transcende la plupart des clivages sociaux habituels. Premier enseignement : un écart générationnel marqué. Les 15-17 ans sont les seuls à afficher une réserve relative, avec 35 % de réponses favorables, contre 55 % de rejet. Chez les 18-24 ans, le non grimpe à 65 %, et il atteint 74 % chez les 25-34 ans. À partir de 35 ans, le rejet devient quasi-unanime, culminant à 100 % chez les 65 ans et plus. Ces données pourraient suggérer que la proximité avec les usages numériques et les codes des réseaux sociaux influe sur la perception du statut des influenceurs, sans pour autant se traduire par une adhésion majoritaire, même chez les plus jeunes. Deuxième enseignement : une convergence entre CSP+ et CSP-. Avec respectivement 86 % et 85 % de réponses négatives, les catégories socioprofessionnelles ne se distinguent pas sur ce sujet. Le rejet des influenceurs comme figures dignes d'adulation semble indépendant du niveau social ou professionnel, ce qui renforce le caractère transversal de cette opinion. Les disparités régionales sont présentes mais restent modestes. L'Île-de-France affiche le taux de rejet le plus faible (76 %), suivie de près par le Nord-Est et le Nord-Ouest (autour de 72-73 %), tandis que les autres régions convergent vers des niveaux proches ou supérieurs à 75 %. Ces écarts, bien que réels, ne remettent pas en cause la tendance globale. Ce résultat s'inscrit dans un contexte où le statut des influenceurs est en pleine recomposition. D'un côté, leur professionnalisation est indéniable : grilles tarifaires, création d'entreprises, collaborations avec de grandes marques. De l'autre, des dérives ont été documentées, qu'il s'agisse de pratiques commerciales trompeuses ou d'un manque de transparence. La loi française de 2023 encadrant l'influence commerciale, ainsi que les contrôles de la DGCCRF révélant que 60 % des influenceurs contrôlés étaient en anomalie, témoignent d'une profession encore en quête de légitimité institutionnelle. Ces éléments de contexte pourraient contribuer à éclairer la distance que les Français maintiennent vis-à-vis d'une adulation comparable à celle réservée aux stars classiques. Les résultats sont redressés pour refléter la population française, ce qui confère à cette tendance une robustesse satisfaisante. Au fond, le rejet de l'adulation pour les influenceurs ne signifie pas nécessairement une négation de leur rôle ou de leur impact. Il pourrait davantage traduire une distinction entre reconnaissance professionnelle et admiration inconditionnelle. La question demeure ouverte : à mesure que la profession se structure et se régule, la perception publique est-elle susceptible d'évoluer ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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