Culture et Loisirs

Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

20/10/2025

Les influenceurs méritent-ils d'être adulés comme des stars ?

Résultats ajustés

du 16/09/2026 à 03:47

Depuis toujours

Réponses

1240

Oui

6%

Non

86%

Sans opinion

8%

Synthèse des résultats

La montée en puissance des influenceurs sur les réseaux sociaux a profondément reconfiguré les codes de la célébrité et de la notoriété. Personnalités omniprésentes dans le quotidien numérique de millions de personnes, ils suscitent autant d'enthousiasme que de méfiance. La question de leur légitimité à être adulés au même titre que les stars traditionnelles touche en réalité à des enjeux plus larges : celui de la valeur accordée à la célébrité numérique, et celui de la confiance portée à ces nouveaux prescripteurs. Le résultat est sans ambiguïté : une très large majorité des Français rejette l'idée que les influenceurs méritent d'être adulés comme des stars. Ils sont 86 % à répondre non à cette question, contre seulement 6 % qui y adhèrent. Les sans-opinion représentent 8 % des répondants. On est ici face à un consensus rare, qui dépasse largement les clivages habituels. Premier enseignement notable : l'écart générationnel est marqué. Chez les 15-17 ans, 36 % répondent oui, contre 55 % de non, ce qui contraste fortement avec les tranches d'âge plus avancées. Dès les 18-24 ans, le oui tombe à 18 % et le non monte à 65 %. À partir de 35 ans, le rejet devient quasi unanime, atteignant 100 % chez les 65 ans et plus. Ces écarts pourraient suggérer que la proximité avec les usages numériques et les plateformes où évoluent les influenceurs joue un rôle dans la perception de leur légitimité, sans pour autant que les plus jeunes les plébiscitent massivement. Il convient toutefois de noter que la tranche des 15-17 ans repose sur un effectif limité de 84 répondants, ce qui invite à lire ces chiffres avec une certaine prudence. Deuxième enseignement : la variable de genre produit un écart modéré mais cohérent. Les hommes sont 8 % à répondre oui, contre 4 % chez les femmes. Une différence qui invite à la prudence dans l'interprétation, mais qui pourrait aller dans le sens d'une réserve légèrement plus prononcée chez les femmes, peut-être liée à une plus grande familiarité avec les codes de l'influence et une conscience accrue de ses mécanismes. Ces résultats peuvent être lus à la lumière d'un secteur qui a connu ces dernières années de nombreuses controverses : pratiques commerciales trompeuses, promotion de produits dangereux, mises en scène de vies idéalisées génératrices de pression sociale. La France a d'ailleurs été pionnière en adoptant en 2023 une législation spécifique pour encadrer l'activité des influenceurs, traduisant une prise de conscience collective des dérives potentielles du secteur. Dans ce contexte, le rejet exprimé par les répondants sur Politês pourrait refléter moins un rejet de la célébrité en elle-même que de la forme d'adulation inconditionnelle qu'elle peut engendrer. Les résultats présentés sont redressés pour refléter la population française dans son ensemble, ce qui renforce leur robustesse. Au fond, ce résultat dessine moins un rejet des influenceurs eux-mêmes qu'une réticence à leur conférer un statut comparable à celui des stars classiques. La question ouverte reste de savoir si cette distance critique, particulièrement forte chez les adultes, est amenée à évoluer à mesure que les générations nées avec les réseaux sociaux occuperont une place plus importante dans la société.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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