Culture et Loisirs

Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

20/10/2025

Les influenceurs méritent-ils d'être adulés comme des stars ?

Résultats ajustés

du 30/10/2026 à 09:52

Depuis toujours

Réponses

582

Oui

5%

Non

85%

Sans opinion

10%

Synthèse des résultats

La montée en puissance des influenceurs sur les réseaux sociaux a profondément reconfiguré les contours de la notoriété. Entre prescripteurs de consommation, figures de proximité et nouveaux visages de la célébrité, ces créateurs de contenu suscitent des réactions contrastées selon les générations. La question de savoir s'ils méritent d'être adulés comme des stars interroge, au fond, la légitimité que la société leur accorde. Sur ce point, les répondants sur Politês se prononcent avec une clarté remarquable : 86 % estiment que non, les influenceurs ne méritent pas d'être adulés comme des stars. Seuls 6 % répondent par l'affirmative, et 8 % se déclarent sans opinion. On est ici davantage face à un consensus qu'à une polarisation, avec une majorité qui ne laisse guère de place au doute. Premier enseignement : l'âge apparaît comme la variable la plus structurante. Chez les 15-17 ans, 35 % répondent oui, contre 55 % non. Chez les 18-24 ans, le oui atteint encore 18 %, quand il tombe à 12 % chez les 25-34 ans. Au-delà de 35 ans, l'adhésion devient marginale, avec seulement 4 % de réponses favorables. Cet écart générationnel marqué pourrait suggérer que la légitimité accordée aux influenceurs est étroitement liée à l'exposition aux plateformes numériques et à la place que ces personnalités occupent dans le quotidien des plus jeunes. Plus on s'éloigne de ces univers, plus l'adulation pourrait paraître infondée. Deuxième enseignement : les hommes expriment une adhésion légèrement plus élevée que les femmes, 8 % contre 4 %. L'écart reste modeste, et on peut émettre l'hypothèse qu'il reflète une différence dans les usages ou dans la relation entretenue avec ces figures numériques selon le genre. Ce résultat mérite d'être interprété avec prudence, les deux groupes restant très largement dans le camp du refus. Troisième enseignement : la géographie et la catégorie socioprofessionnelle n'introduisent pas de différenciations significatives. Les résultats par région et par catégorie socioprofessionnelle sont relativement homogènes, sans écart notable qui permettrait d'isoler un profil particulièrement favorable ou défavorable à l'adulation des influenceurs. Ce résultat peut également être lu dans un contexte où le statut des influenceurs est lui-même en train de se redéfinir. La loi française de juin 2023 sur l'influence commerciale, les controverses régulières autour de pratiques jugées trompeuses, et les débats sur leur impact sur la santé mentale des jeunes ont contribué à alimenter une image ambivalente de ces personnalités. Parallèlement, les influenceurs ont profondément transformé la notion de célébrité en la rendant plus accessible, ce qui pourrait paradoxalement en diminuer le prestige aux yeux du plus grand nombre. Les résultats sont redressés afin de mieux refléter la diversité de la population française. Au final, le rejet de l'adulation des influenceurs comme équivalente à celle des stars traditionnelles apparaît comme une opinion largement partagée, mais nuancée par l'âge. La question qui demeure est celle-ci : à mesure que les générations ayant grandi avec les réseaux sociaux prennent de la place dans le débat public, cette perception est-elle appelée à évoluer, ou le scepticisme persistera-t-il face aux dérives observées dans le secteur ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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