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Publié le

08/02/2026

Parlez vous Anglais couramment?

Résultats ajustés

du 12/10/2026 à 21:40

Depuis toujours

Réponses

666

Oui

45%

Non

55%

Synthèse des résultats

La maîtrise de l'anglais est aujourd'hui présentée comme un atout professionnel et un marqueur d'ouverture internationale. Pourtant, la question de savoir combien de Français se déclarent réellement anglophones courants reste ouverte. Ce sondage, mené sur Politês auprès d'un échantillon représentatif de la population française, apporte un éclairage concret sur la perception que les Français ont de leur propre niveau. Les résultats globaux révèlent un partage relativement équilibré, mais avec une majorité qui se dit non anglophone : 55 % des répondants déclarent ne pas parler anglais couramment, contre 45 % qui s'estiment à l'aise dans la langue. Ce résultat invite à s'interroger sur le rapport des Français à cette compétence linguistique. Premier enseignement notable, la variable socioprofessionnelle dessine l'écart le plus prononcé de l'ensemble des segments analysés. Les catégories socioprofessionnelles supérieures (CSP+) se déclarent anglophones courantes à 59 %, contre 31 % pour les CSP- et 32 % pour les inactifs. Cet écart pourrait suggérer que la maîtrise déclarée de l'anglais reste étroitement associée au niveau d'études et aux trajectoires professionnelles : les métiers plus qualifiés exposeraient davantage à des environnements anglophones, qu'il s'agisse de formations, d'outils numériques ou d'échanges internationaux. Deuxième enseignement, la dimension géographique mérite attention. Les résidents d'Île-de-France se déclarent anglophones à 53 %, un taux supérieur à celui de toutes les autres régions. Le Nord-Est affiche le taux le plus bas avec 33 % de répondants se disant anglophones, suivi du Nord-Ouest à 37 %. Ces variations régionales pourraient être liées à des différences dans la composition socioprofessionnelle des territoires, les métropoles concentrant davantage de cadres et de professions exposées à l'international. Troisième enseignement, la répartition par âge livre un profil moins linéaire qu'attendu. Les 50-64 ans affichent le taux le plus élevé avec 55 % de déclarations positives, devant les 25-34 ans (47 %) et les 15-17 ans (44 %). À l'inverse, les 18-24 ans se déclarent anglophones à seulement 31 %. Ce résultat peut surprendre au regard de l'exposition croissante des jeunes générations à l'anglais via les contenus numériques, les séries ou les jeux vidéo. Une hypothèse résiderait dans une forme d'autocritique plus sévère chez les jeunes adultes, qui distingueraient davantage entre une compréhension informelle et une maîtrise dite courante ; une autre tiendrait à un effet de l'entrée dans le marché du travail, qui valoriserait progressivement cette compétence au fil des années. Ces résultats s'inscrivent dans un débat plus large sur la place de l'anglais en France. Si son enseignement est généralisé depuis plusieurs décennies, la distance entre apprentissage scolaire et maîtrise déclarée demeure visiblement significative. Les ressources numériques dédiées à l'apprentissage de l'anglais se sont multipliées, de même que les dispositifs publics de financement de la formation professionnelle en langues, mais leur impact sur l'autoévaluation des Français reste difficile à mesurer. Il convient de rappeler que les résultats, redressés pour être représentatifs de la population française, reposent sur une déclaration subjective des répondants, et non sur une mesure objective du niveau de langue. En définitive, si près d'un Français sur deux se dit anglophone courant, la majorité demeure en deçà de ce seuil de confiance linguistique. La question qui reste ouverte est celle des conditions — scolaires, professionnelles ou culturelles — qui pourraient permettre de réduire l'écart entre exposition à la langue et sentiment de maîtrise réelle.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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