Culture et Loisirs

Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

08/02/2026

Parlez vous Anglais couramment?

Résultats ajustés

du 04/07/2026 à 19:59

Depuis toujours

Réponses

626

Oui

42%

Non

58%

Synthèse des résultats

La maîtrise de l'anglais constitue un enjeu central dans une économie et une société de plus en plus connectées à l'international. Qu'il s'agisse du monde professionnel, de l'enseignement supérieur ou des échanges culturels, la capacité à s'exprimer couramment en anglais conditionne de nombreuses opportunités. La question posée ici, simple en apparence, touche à une réalité complexe : celle du rapport des Français à leur propre niveau de langue. Selon les résultats redressés recueillis sur Politês, 42 % des répondants déclarent parler anglais couramment, contre 58 % qui indiquent ne pas le faire. Ces chiffres ne dessinent pas de consensus tranché, mais ils décrivent une majorité de la population peu à l'aise avec la pratique courante de l'anglais, et ce malgré des années d'apprentissage scolaire obligatoire. Premier enseignement, la dimension socioprofessionnelle est la plus marquée. Parmi les CSP+, 57 % se déclarent anglophones courants, contre 28 % chez les CSP- et 28 % chez les inactifs. Cet écart, de près de 30 points, pourrait suggérer que la maîtrise déclarée de l'anglais est étroitement associée au niveau de qualification et aux trajectoires professionnelles, lesquelles offrent davantage d'exposition et d'usage effectif de la langue. Deuxième enseignement, le profil par âge réserve une lecture nuancée. Ce sont les 50-64 ans qui affichent la proportion la plus élevée de locuteurs courants déclarés, à 53 %, devant les 25-34 ans à 47 %. À l'inverse, les 18-24 ans se situent à 30 %, et les 65 ans et plus à 26 %. Ces résultats ne reflètent pas nécessairement les compétences réelles : ils pourraient indiquer que les générations ayant évolué dans un environnement professionnel plus internationalisé ont davantage pratiqué la langue, tandis que les plus jeunes, encore en formation, pourraient exprimer une plus grande prudence ou exigence dans l'évaluation de leur propre niveau. Troisième enseignement, les écarts régionaux méritent attention. L'Île-de-France se distingue avec 52 % de réponses positives, soit le taux le plus élevé parmi les grandes régions, quand le Nord-Est (33 %) et le Nord-Ouest (36 %) se situent nettement en deçà. Ces écarts pourraient aller dans le sens d'une concentration des environnements professionnels et académiques à dimension internationale dans la capitale, favorisant une exposition plus régulière à l'anglais. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large : malgré un apprentissage quasi universel de l'anglais dans le secondaire français, la France est régulièrement citée comme l'un des pays européens où le niveau pratique de la langue demeure limité. La difficulté perçue de l'apprentissage, des méthodes pédagogiques longtemps centrées sur l'écrit et la grammaire plutôt que sur l'oral, et le faible usage quotidien en dehors du monde professionnel pourraient contribuer à cet écart entre exposition scolaire et maîtrise déclarée. Les résultats portent sur 621 répondants après redressement. La variable socioprofessionnelle repose sur des effectifs de taille hétérogène, ce qui invite à une lecture prudente des sous-groupes aux effectifs les plus réduits. Au final, ces données rappellent que la maîtrise déclarée de l'anglais en France reste inégalement répartie, et que le niveau de qualification ainsi que le parcours professionnel semblent jouer un rôle structurant dans cette réalité. La question reste ouverte : dans quelle mesure les nouvelles générations, malgré un moindre taux de déclaration actuel, pourraient-elles faire évoluer ce tableau à mesure que leur parcours se consolide ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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