Politique
Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
29/12/2025
Résultats ajustés
du 15/08/2026 à 13:11
Depuis toujours
Réponses
575
Oui
17%
Non
74%
Ne sais pas
9%
La question posée aux répondants sur Politês touche à un enjeu sensible : celui de la confiance accordée aux outils numériques dans la formation, voire la transformation, des opinions individuelles. Dans un contexte où les débats sur l'influence des plateformes et des algorithmes occupent une place croissante dans l'espace public, cette interrogation prend une résonance particulière. Le résultat global est sans ambiguïté : 74 % des répondants estiment que l'application ne modifiera pas leurs opinions, tandis que 17 % pensent que cela est possible. Une part de 9 % exprime une incertitude. On est donc face à un rejet majoritaire et assez net de l'idée qu'une application puisse infléchir leurs convictions. Le premier enseignement majeur tient à l'écart générationnel. Chez les 18-24 ans, 30 % envisagent une possible modification de leurs opinions, soit près du double de la moyenne nationale. Ce chiffre contraste avec celui des 35-49 ans, où ce taux descend à 12 %, et des 50-64 ans, à seulement 9 %. Cela pourrait suggérer que les publics plus jeunes entretiennent un rapport à l'information numérique à la fois plus ouvert et plus conscient de son pouvoir d'influence, ou plus simplement qu'ils se perçoivent comme plus susceptibles d'explorer de nouvelles perspectives. Second enseignement : la variable socioprofessionnelle offre une lecture complémentaire. Les inactifs, à 24 %, sont proportionnellement plus nombreux à envisager une modification de leurs opinions que les CSP+ (17 %) ou les CSP- (9 %). Ce dernier chiffre, chez les CSP-, est particulièrement bas et pourrait indiquer une certaine solidité perçue de leurs convictions, ou une méfiance plus marquée à l'égard des outils numériques comme vecteurs de changement d'opinion. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large. Des recherches en sciences de la communication ont mis en évidence que les algorithmes de recommandation tendent à conforter les opinions existantes plutôt qu'à les remettre en question — un phénomène souvent désigné sous le terme de « bulle de filtre ». Il n'est donc pas surprenant que les répondants, dans leur grande majorité, ne perçoivent pas une application comme susceptible de modifier leurs convictions. Cette perception rejoint par ailleurs des réflexions législatives et académiques récentes, notamment dans le cadre du règlement européen sur les services numériques (DSA), qui soulignent la complexité d'une influence souvent diffuse et peu perceptible par les utilisateurs eux-mêmes. Au fond, ce que ces données mettent en lumière, c'est moins une certitude qu'une posture : celle d'une population qui se perçoit, dans sa majorité, comme imperméable à l'influence d'une application sur ses opinions. Reste ouverte la question de savoir si cette confiance en la solidité de ses propres convictions reflète une résistance réelle ou une sous-estimation des mécanismes d'influence à l'œuvre.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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