Politique
Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
29/12/2025
Résultats ajustés
du 30/06/2026 à 10:14
Depuis toujours
Réponses
562
Oui
17%
Non
74%
Ne sais pas
9%
La question de savoir si une application peut modifier nos opinions touche à quelque chose de fondamental : notre rapport à l'influence numérique et la confiance que nous accordons à notre propre jugement. Dans un contexte où les plateformes numériques occupent une place croissante dans la formation de l'opinion, cette interrogation révèle autant sur la perception de soi que sur la méfiance envers les outils technologiques. La réponse des répondants sur Politês est nette dans sa direction : 74 % estiment que l'application ne pourrait pas modifier leurs opinions, contre seulement 17 % qui le pensent. Une minorité de 9 % déclare ne pas savoir. On se trouve ainsi face à un résultat peu ambigu, marqué par une confiance affirmée dans la stabilité de ses propres convictions. Premier enseignement : un écart générationnel marqué. Chez les 18-24 ans, 31 % estiment que l'application pourrait modifier certaines de leurs opinions, contre seulement 9 % chez les 50-64 ans. Les 25-34 ans se situent à un niveau intermédiaire, avec 19 % de réponses affirmatives. Cela pourrait suggérer que les générations plus jeunes, davantage exposées aux environnements numériques et peut-être plus conscientes de leur influence, se montrent proportionnellement plus ouvertes à envisager une telle évolution de leurs vues. Deuxième enseignement : un effet de la catégorie socioprofessionnelle. Les inactifs, qui représentent un groupe de 209 répondants, affichent le taux le plus élevé de réponses affirmatives parmi les catégories socioprofessionnelles, avec 25 %. Les CSP- sont à l'inverse les moins enclins à envisager cette possibilité, avec seulement 9 % de réponses affirmatives. On pourrait émettre l'hypothèse d'une plus grande prudence vis-à-vis de l'influence numérique chez les actifs aux revenus plus modestes, ou d'un rapport différencié à la notion même de persuasion. Troisième enseignement : une variation régionale modérée. L'Île-de-France et le Nord-Est présentent des taux de réponses affirmatives légèrement plus élevés, à 25 % chacune, tandis que le Nord-Ouest se situe à 16 %. Ces écarts restent limités et invitent davantage à la curiosité qu'à des conclusions tranchées. Ces résultats peuvent être lus à la lumière des recherches sur la psychologie de l'influence numérique. Les travaux sur les biais cognitifs, et notamment le biais de confirmation, montrent que les individus ont tendance à percevoir leurs propres opinions comme stables et rationnelles, même lorsqu'ils sont exposés à des dynamiques informationnelles susceptibles de les infléchir. Le fait qu'une large majorité estime ne pas pouvoir être influencée pourrait ainsi refléter une forme de résistance psychologique naturelle, davantage qu'une immunité réelle aux effets des algorithmes et des bulles de filtres documentés dans la littérature scientifique. Les résultats présentés sont redressés, ce qui renforce leur robustesse. En définitive, les répondants sur Politês se perçoivent très majoritairement comme imperméables à une influence de l'application sur leurs convictions. Ce sentiment de stabilité cognitive est lui-même un objet d'analyse : reflète-t-il une véritable autonomie de jugement, ou une sous-estimation des mécanismes d'influence à l'œuvre dans nos environnements numériques quotidiens ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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