Santé

Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

20/10/2025

Pensez-vous être addict à l'alcool ?

Résultats ajustés

du 23/07/2026 à 21:23

Depuis toujours

Réponses

998

Oui et j'en ai besoin

1%

Oui mais j'essaie d'arrêter

3%

Non mais je l'ai été

6%

Non j'en consomme sans y être addict

73%

Non je n'y ai jamais touché

15%

Ne sais pas

2%

Synthèse des résultats

La question de l'addiction à l'alcool touche à la fois à la santé publique et à la capacité des individus à se reconnaître dans des comportements de dépendance. Se déclarer addict suppose en effet une prise de conscience qui n'est jamais évidente, tant la dépendance à l'alcool s'installe souvent de manière progressive et insidieuse. Sur l'ensemble des répondants, la très grande majorité des Français interrogés dans le cadre de l'enquête Politês se considère comme non addict à l'alcool. Près de trois quarts d'entre eux (73%) déclarent en consommer sans y être dépendants, tandis que 15% affirment n'y avoir jamais touché. Seuls 4% se reconnaissent une addiction actuelle, dont 3% expriment une volonté d'arrêter et 1% indiquent en avoir besoin sans chercher à changer. Six pour cent déclarent l'avoir été par le passé. Premier enseignement : un écart entre les hommes et les femmes se dessine sur la consommation sans dépendance déclarée. Les hommes sont 80% à se dire consommateurs sans addiction, contre 68% pour les femmes. Ces dernières sont en revanche plus nombreuses à ne jamais avoir consommé d'alcool (18% contre 11%). Ces données pourraient suggérer des rapports différenciés à la consommation selon le genre, les femmes étant proportionnellement plus nombreuses à se situer hors du champ de la consommation. Deuxième enseignement : un gradient selon l'âge apparaît de manière assez nette. Les 15-17 ans sont 54% à déclarer ne jamais avoir consommé d'alcool, un chiffre qui chute à 26% chez les 18-24 ans, puis à 18% chez les 25-34 ans. La part de consommateurs sans addiction déclarée croît avec l'âge, jusqu'à atteindre 83% chez les 65 ans et plus. On note également que les 50-64 ans affichent la proportion la plus élevée de personnes se déclarant actuellement addicts (7% au total pour cette tranche d'âge), ce qui pourrait aller dans le sens d'une exposition plus longue à des habitudes de consommation installées. Troisième enseignement : les différences entre CSP+ et CSP- restent relativement limitées sur la reconnaissance d'une addiction actuelle (4% et 5% respectivement), mais les CSP- déclarent davantage avoir été addicts par le passé (9% contre 5%). Ce résultat mérite d'être lu avec prudence : il pourrait également refléter des différences dans la disposition à se reconnaître dans ce type de rapport à l'alcool, plutôt qu'une différence de comportement stricto sensu. Ces résultats peuvent être mis en perspective avec la complexité reconnue de la dépendance à l'alcool, qui s'installe souvent progressivement et dont la prise de conscience reste difficile. Le fait qu'une large majorité se déclare consommatrice sans dépendance n'exclut pas que certains comportements puissent, en pratique, s'inscrire dans des trajectoires à risque non encore perçues comme telles. Les résultats présentés sont redressés pour refléter la population française, ce qui en renforce la robustesse globale. Une vigilance s'impose néanmoins pour les segments dont les effectifs sont plus réduits, pour lesquels les résultats sont à interpréter avec davantage de précaution. Au final, ces données révèlent avant tout une tendance majoritaire à se percevoir comme un consommateur maîtrisé. La question qui demeure ouverte est celle du décalage éventuel entre auto-perception et réalité des comportements : dans quelle mesure la conscience de sa propre dépendance reflète-t-elle fidèlement les pratiques de consommation ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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