Santé

Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

20/10/2025

Pensez-vous être addict à l'alcool ?

Résultats ajustés

du 14/09/2026 à 20:25

Depuis toujours

Réponses

1006

Oui et j'en ai besoin

1%

Oui mais j'essaie d'arrêter

3%

Non mais je l'ai été

6%

Non j'en consomme sans y être addict

73%

Non je n'y ai jamais touché

15%

Ne sais pas

2%

Synthèse des résultats

La consommation d'alcool représente l'un des enjeux de santé publique les plus importants en France. Au-delà des statistiques épidémiologiques, la question de la perception individuelle de sa propre dépendance est plus rarement posée. Ce sondage, réalisé auprès des répondants sur Politês, interroge les Français sur leur rapport subjectif à l'addiction à l'alcool, révélant un paysage nuancé entre consommation ordinaire, dépendance assumée ou niée, et abstinence. La réponse dominante est claire : 73% des répondants déclarent consommer de l'alcool sans se considérer addicts. Une minorité significative, 15%, affirme n'y avoir jamais touché. À l'opposé, 4% se reconnaissent dans une forme d'addiction active, dont 3% qui cherchent à arrêter et 1% qui estiment en avoir besoin. Enfin, 6% indiquent avoir été addicts par le passé sans l'être aujourd'hui. La part d'indécision reste marginale, à 2%. Premier enseignement : un écart notable s'observe selon le genre. Les hommes sont 80% à déclarer consommer sans être addicts, contre 68% chez les femmes. Ces dernières sont également légèrement plus nombreuses à reconnaître une addiction active ou passée, et davantage à ne pas avoir consommé d'alcool. Cet écart pourrait suggérer des rapports différenciés à la consommation et, peut-être, à la reconnaissance publique d'un problème de dépendance. Deuxième enseignement : la tranche d'âge 15-17 ans se distingue nettement, avec 53% de non-consommateurs déclarés, soit le taux le plus élevé de toutes les tranches d'âge. À mesure que l'âge avance, cette proportion diminue sensiblement. Les 50-64 ans présentent quant à eux le taux le plus élevé d'addiction déclarée, à 7% cumulés, et le taux le plus fort d'anciens addicts à 10%. Ces résultats pourraient aller dans le sens d'une exposition plus longue à l'alcool au fil de la vie, et d'une conscience accrue de sa dépendance passée ou présente avec l'âge. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles présentent quelques différences. Les CSP- déclarent un peu plus souvent avoir été addicts par le passé (9%, contre 5% chez les CSP+), et une addiction active légèrement plus fréquente. Sans qu'il soit possible d'établir un lien de causalité, ce résultat pourrait s'inscrire dans un contexte où les conditions sociales influencent les trajectoires de consommation. Ce résultat mérite d'être lu à la lumière des données disponibles sur l'ampleur réelle du phénomène en France. Les estimations institutionnelles font état de 2 à 3 millions de personnes en situation d'alcoolo-dépendance dans le pays, un chiffre qui contraste avec la faible part de répondants se reconnaissant dans une addiction active. Cet écart pourrait s'expliquer par des biais de désirabilité sociale propres à ce type de question, ou par une représentation restrictive de ce que signifie être addict. Les résultats sont redressés pour refléter la population française, ce qui renforce leur robustesse. Certains segments, comme les 65 ans et plus ou les DOM-TOM, présentent des effectifs réduits qui limitent la portée des lectures spécifiques à ces groupes. Au fond, ce sondage révèle que la grande majorité des Français perçoit sa consommation d'alcool comme non problématique. Mais la question reste ouverte : cette perception reflète-t-elle fidèlement la réalité des pratiques, ou dit-elle davantage quelque chose sur la difficulté à se reconnaître dans la catégorie de l'addict ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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