Culture et Loisirs

Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

20/10/2025

Les plateformes de streaming ont-elles tué les salles de cinéma ?

Résultats ajustés

du 19/07/2026 à 08:59

Depuis toujours

Réponses

1031

Oui ✅

39%

Non ❌

54%

Sans opinion

7%

Synthèse des résultats

La montée en puissance des plateformes de vidéo à la demande a profondément reconfiguré les habitudes culturelles. La question de savoir si ce phénomène a condamné les salles de cinéma touche à la fois à l'économie du secteur, à l'expérience culturelle et aux mutations des modes de consommation audiovisuelle. Face à cette question, une orientation nette se dégage. 54 % des répondants sur Politês estiment que les plateformes de streaming n'ont pas tué les salles de cinéma. 39 % répondent oui, et 7 % se déclarent sans opinion. Si ce résultat ne traduit pas un consensus écrasant, il indique clairement que la majorité des répondants n'adhère pas à l'idée d'une mort du cinéma en salle. Premier enseignement : une divergence selon le genre. Les hommes sont 58 % à répondre non, contre 51 % chez les femmes. Cet écart de sept points reste mesuré. Il pourrait suggérer que les femmes tendent légèrement davantage à percevoir le streaming comme une menace pour les salles, sans que cette perception ne constitue une position dominante dans aucun des deux groupes. Deuxième enseignement : un écart générationnel notable. Les 25-34 ans (63 % de non) et les 35-49 ans (62 % de non) rejettent plus fermement l'idée d'une mort des salles que les 50-64 ans (45 % de non) ou les 65 ans et plus (41 % de non). Ce résultat est contre-intuitif à première vue : on pourrait s'attendre à ce que les générations les plus familières avec le streaming soient les plus sceptiques quant à la survie des salles. On peut émettre l'hypothèse que les jeunes adultes, usagers réguliers des deux formats, perçoivent davantage leur complémentarité, là où les tranches d'âge plus élevées pourraient associer plus directement l'essor du streaming à un déclin ressenti de la fréquentation. Troisième enseignement : une différence selon la situation professionnelle. Les actifs, qu'ils soient en CSP+ (57 % de non) ou en CSP- (56 % de non), rejettent davantage l'idée d'une mort des salles que les inactifs, parmi lesquels le non ne recueille que 45 %. Cela pourrait aller dans le sens d'une perception plus nuancée chez les personnes en emploi, qui maintiendraient davantage une pratique du cinéma en salle comme sortie sociale ou culturelle distincte. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte documenté de transformation profonde du secteur. Si la fréquentation des salles n'a pas retrouvé son niveau d'avant la pandémie, elle reste significative, avec environ 181 millions d'entrées enregistrées en 2024. Parallèlement, le tiers du temps de visionnage des Français se consacrerait désormais aux plateformes à la demande. Cette coexistence des deux modes de consommation semble refléter une réalité que les répondants eux-mêmes paraissent percevoir : le streaming et le cinéma en salle répondraient à des usages différents, plutôt qu'à une concurrence strictement frontale. Les résultats présentés ici sont redressés pour être représentatifs de la population française, ce qui renforce leur robustesse d'ensemble. En définitive, la majorité des Français interrogés sur Politês ne valide pas le récit de la mort des salles de cinéma. Ce résultat invite à s'interroger sur la manière dont coexistent, dans les pratiques culturelles contemporaines, la salle obscure et l'écran domestique, et sur ce qui pourrait, à terme, redistribuer cet équilibre.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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