Culture et Loisirs
Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
20/10/2025
du 31/10/2026 à 13:38
Depuis toujours
Réponses
803
Oui ✅
42%
Non ❌
50%
Sans opinion
8%
La montée en puissance des plateformes de streaming a profondément reconfiguré les modes de consommation culturelle. Dans ce contexte, la question de leur responsabilité dans le déclin potentiel des salles de cinéma cristallise un débat qui dépasse la seule sphère économique pour toucher à la manière dont une société valorise une expérience culturelle collective. À l'échelle nationale, les résultats recueillis auprès des Français sur Politês traduisent un refus majoritaire de la thèse du « cinéma tué par le streaming ». Cinquante pour cent des répondants répondent non à cette question, contre 43 % qui répondent oui. Sept pour cent se déclarent sans opinion. Si la majorité se dessine clairement en faveur d'une coexistence plutôt que d'une substitution, l'écart reste modéré, ce qui indique une opinion publique partagée plutôt qu'un consensus tranché. Premier enseignement : un écart de genre notable. Les femmes sont 47 % à estimer que les plateformes ont tué les salles, contre 38 % des hommes. Cet écart de neuf points suggère que la perception du streaming comme menace pour le cinéma ne serait pas uniformément distribuée selon les profils. Sans qu'il soit possible d'en identifier la cause avec certitude, on pourrait émettre l'hypothèse que la relation au cinéma comme pratique sociale ou culturelle est vécue différemment selon le genre. Deuxième enseignement : une ligne de partage générationnelle. Les tranches d'âge les plus jeunes — 18-24 ans et 25-34 ans — sont les plus sceptiques quant à la mort des salles, avec respectivement 59 % et 63 % de réponses négatives. À l'inverse, les 50-64 ans et les 65 ans et plus basculent vers une majorité affirmative, à 48 % et 52 %. Ces écarts pourraient aller dans le sens d'une lecture selon laquelle les générations les plus familières avec le streaming le percevraient davantage comme un complément que comme un substitut à la salle de cinéma. Troisième enseignement : les inactifs se distinguent nettement des actifs. Parmi les inactifs, 56 % estiment que les plateformes ont tué les salles, contre 38 % pour les CSP+ et 40 % pour les CSP-. Cette différence pourrait être mise en lien avec des pratiques de consommation culturelle plus orientées vers le domicile, ou avec une sensibilité plus marquée aux mutations du paysage culturel. Ces résultats invitent à une mise en perspective. En France, la fréquentation des salles a montré des signes de reprise depuis la pandémie, atteignant 181 millions d'entrées en 2023, mais ce chiffre reste en retrait par rapport aux niveaux d'avant-crise. Dans le même temps, le marché mondial du streaming continue de progresser. Le fait qu'une majorité de répondants ne considère pas les plateformes comme responsables de la mort des salles pourrait également s'interpréter au regard de la chronologie des médias, dispositif réglementaire qui protège l'exclusivité des salles pendant quatre mois avant toute diffusion sur les plateformes, et qui continue de structurer l'offre audiovisuelle française. Les résultats présentés sont redressés pour refléter au mieux la population française, ce qui renforce leur fiabilité d'ensemble. Au final, les Français sur Politês semblent davantage percevoir streaming et cinéma comme deux formes de consommation culturelle appelées à coexister plutôt qu'à s'exclure mutuellement. La question qui demeure est peut-être celle-ci : dans un paysage audiovisuel en recomposition permanente, quelle place les salles parviendront-elles à préserver en tant qu'expérience culturelle distinctive ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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