Culture et Loisirs

Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

20/10/2025

Les plateformes de streaming ont-elles tué les salles de cinéma ?

Résultats ajustés

du 12/09/2026 à 10:05

Depuis toujours

Réponses

1052

Oui ✅

40%

Non ❌

53%

Sans opinion

7%

Synthèse des résultats

La question de l'impact des plateformes de streaming sur les salles de cinéma cristallise un débat qui traverse l'ensemble de l'industrie culturelle. Derrière la formulation volontairement tranchée, « ont-elles tué les salles ? », se joue en réalité une interrogation plus profonde sur la place du cinéma comme pratique collective et sur la recomposition des usages culturels à l'ère numérique. Le résultat global est clair : une majorité des répondants sur Politês estiment que les plateformes de streaming n'ont pas tué les salles de cinéma. Ils sont 53 % à répondre non, contre 40 % qui partagent ce diagnostic. Les sans-opinion restent minoritaires, à 7 %. On se trouve donc face à une opinion majoritaire, sans pour autant que le débat soit tranché : deux répondants sur cinq perçoivent bel et bien une menace existentielle pour les salles. Premier enseignement, un écart générationnel marqué structure les réponses. Les 25-34 ans (n=395) et les 35-49 ans (n=216) sont les plus enclins à rejeter la thèse de la mort des salles, avec respectivement 63 % et 62 % de réponses négatives. À l'inverse, les 65 ans et plus basculent dans l'autre sens, avec 52 % de « oui » ; ce segment présente toutefois un effectif réduit, ce qui invite à la prudence dans l'interprétation. Les 50-64 ans (n=79) présentent une répartition quasi symétrique entre les deux positions, à 46 % de chaque côté. Ce profil pourrait suggérer que les générations les plus familières avec le streaming comme alternative quotidienne seraient aussi les plus convaincues que salles et plateformes peuvent coexister. Deuxième enseignement, un écart selon le statut socio-professionnel mérite attention. Les inactifs (n=251) sont nettement plus nombreux à répondre « oui » (49 %) que les CSP+ (n=529), qui ne sont que 35 % à partager ce sentiment. Les CSP- se situent entre les deux, à 39 %. On pourrait émettre l'hypothèse que cette différence reflète des pratiques culturelles et une accessibilité aux salles distinctes selon les profils : les inactifs, qui peuvent inclure des retraités ou des personnes dont les habitudes de consommation culturelle ont davantage évolué vers le domicile, percevraient peut-être plus fortement la concurrence exercée par les plateformes. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte sectoriel documenté. La fréquentation des salles françaises a connu des baisses notables ces dernières années, tout en affichant des signes de rebond ponctuels. Les plateformes, longtemps perçues comme des rivales, participent désormais au financement d'une partie de la production française, tandis que la chronologie des médias — qui encadre les délais d'exploitation entre la salle et les autres supports — fait l'objet de vifs débats réglementaires. Ce contexte de coexistence tendue, ni rupture totale ni harmonie établie, correspond bien à la nuance que les répondants semblent exprimer collectivement. Les résultats présentés ici sont redressés pour refléter au mieux la diversité de la population française. Certains segments présentaient des effectifs insuffisants pour en tirer des enseignements fiables et n'ont pas été commentés. En définitive, les répondants sur Politês apparaissent plus enclins à voir dans le streaming une transformation du cinéma qu'un arrêt de mort. La question qui se dessine en creux est peut-être celle-ci : à quelles conditions les salles pourront-elles rester un espace culturel incontournable dans un paysage de l'offre profondément reconfiguré ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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