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Publié le

17/12/2025

Possédez vous un livre religieux (bible, coran, etc..) ?

Résultats ajustés

du 31/10/2026 à 07:32

Depuis toujours

Réponses

1392

Oui

42%

Non

58%

Ne sais pas

0%

Synthèse des résultats

La possession d'un livre religieux constitue un indicateur concret du rapport entretenu par les Français avec la religion, au-delà des seules déclarations d'appartenance confessionnelle. Dans un pays où la laïcité est un principe constitutionnel fondateur, cette question touche autant à la pratique intime qu'à l'héritage culturel transmis de génération en génération. À l'échelle nationale, les résultats collectés sur Politês indiquent une majorité de répondants ne possédant pas de livre religieux : 58 % déclarent ne pas en avoir, contre 42 % qui affirment en posséder un. Si la non-possession s'impose comme la tendance dominante, la proportion de possesseurs demeure significative et reflète une réalité plurielle. Premier enseignement : un écart générationnel marqué, notamment autour de la tranche des 50-64 ans. Cette catégorie se distingue nettement avec 55 % de répondants déclarant posséder un livre religieux, contre 32 à 34 % chez les 18-34 ans. Cet écart pourrait refléter un lien plus fort avec la transmission religieuse familiale dans les générations ayant grandi dans les décennies d'après-guerre, période durant laquelle la pratique catholique restait plus répandue. Les tranches d'âge plus jeunes semblent davantage inscrites dans le mouvement de sécularisation documenté depuis plusieurs décennies. Deuxième enseignement : un différentiel selon le genre. Les répondantes déclarent posséder un livre religieux dans 45 % des cas, contre 38 % chez les répondants masculins. Cet écart, bien que modéré, pourrait aller dans le sens d'une relation à la religion légèrement plus présente chez les femmes, tendance relevée dans plusieurs études sur la pratique religieuse en France. Troisième enseignement : une variation régionale notable. L'Île-de-France se distingue avec 45 % de possesseurs, tandis que le Nord-Ouest et le Nord-Est affichent les proportions les plus basses, autour de 32 %. Ce résultat pourrait être mis en regard de la diversité de la composition sociodémographique des régions françaises, notamment la concentration de populations issues de l'immigration en Île-de-France, où la religion occupe parfois une place plus présente dans la sphère domestique. Dans une perspective plus large, ces résultats s'inscrivent dans un paysage religieux français en transformation. Si le catholicisme reste historiquement dominant, les travaux sociologiques décrivent un recul progressif de la pratique régulière et une progression du nombre de personnes sans appartenance religieuse déclarée. La possession d'un livre religieux peut toutefois renvoyer à des réalités très différentes : héritage familial conservé sans pratique active, appartenance religieuse assumée, ou transmission culturelle davantage que confessionnelle. Ces données sont redressées afin de mieux refléter la population française dans son ensemble, ce qui renforce leur robustesse. Au final, ces résultats dessinent un rapport à la religion qui demeure présent pour une part notable des Français, sans pour autant être uniforme selon l'âge, le genre ou la région. La question qui reste ouverte est de savoir dans quelle mesure la possession d'un tel livre reflète une pratique vivante ou davantage un héritage symbolique, dont la signification évolue avec les générations.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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