Environnement
Sciences et Technologies
Société
Publié le
17/12/2025
Résultats ajustés
du 15/09/2026 à 12:39
Depuis toujours
Réponses
1334
Oui
41%
Non
59%
Ne sais pas
0%
La possession d'un livre religieux — qu'il s'agisse de la Bible, du Coran ou de tout autre texte sacré — constitue un indicateur indirect du rapport des Français à la religion et à la culture qui lui est associée. Dans un pays où la laïcité structure depuis plus d'un siècle les relations entre l'État et les cultes, cette question touche à la fois à la sphère intime de la croyance et à la dimension culturelle plus large que ces textes incarnent. Les résultats recueillis auprès des répondants sur Politês révèlent une répartition majoritaire en faveur de la non-possession : 59 % déclarent ne pas posséder de livre religieux, contre 41 % qui en possèdent au moins un. L'écart est notable sans être écrasant, ce qui témoigne d'une présence non négligeable du livre religieux dans les foyers. Le genre constitue la première ligne de différenciation. Les femmes déclarent posséder un livre religieux à 46 %, contre 36 % chez les hommes, soit un écart de dix points. Cet écart pourrait refléter un rapport différencié à la religion et à la spiritualité selon le genre, une tendance régulièrement documentée dans les études sur la pratique religieuse. La variable de l'âge apporte un éclairage complémentaire. La tranche des 50-64 ans se démarque nettement : 54 % de ce groupe déclarent posséder un livre religieux, un niveau sensiblement supérieur aux autres tranches d'âge, qui oscillent entre 32 % et 40 %. On peut émettre l'hypothèse que cette génération, ayant grandi dans un contexte de pratique religieuse plus répandue, aurait conservé un attachement plus marqué aux textes sacrés, que ce soit pour des raisons spirituelles ou culturelles. Sur le plan géographique, l'Île-de-France se distingue avec 46 % de répondants déclarant posséder un livre religieux, contre des niveaux plus faibles dans les régions Nord-Ouest (32 %) et Nord-Est (32 %). Ce résultat pourrait s'inscrire dans un contexte de plus grande diversité religieuse en région parisienne, reflet d'une population plus composite sur le plan des origines et des pratiques. Ces résultats méritent d'être replacés dans un cadre plus large. En France, environ une personne sur deux âgée de 18 à 59 ans déclare avoir une religion. Par ailleurs, les textes sacrés — et notamment la Bible — ne sont pas uniquement perçus comme des objets de dévotion : ils peuvent aussi être considérés comme des références culturelles, historiques ou patrimoniales. La possession d'un livre religieux n'implique donc pas nécessairement une pratique active, ce qui invite à interpréter ces données avec prudence. Au fond, quatre Français sur dix déclarent avoir un livre religieux chez eux. Ce chiffre dit quelque chose d'une présence persistante du fait religieux dans la sphère privée, bien au-delà des seuls pratiquants. La question qui demeure est de savoir dans quelle mesure cette possession relève d'un engagement spirituel, d'un héritage familial ou d'une appartenance culturelle revendiquée.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
EricCantonnais
a demandé
Réponses
4678
matauxfrites
a demandé
Réponses
4412
Cysiboul
a demandé
Réponses
4325
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8741
Aztek21
a demandé
Réponses
8197
Lisa
a demandé
Réponses
8187