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Publié le

17/12/2025

Possédez vous un livre religieux (bible, coran, etc..) ?

Résultats ajustés

du 19/07/2026 à 19:02

Depuis toujours

Réponses

1289

Oui

42%

Non

58%

Ne sais pas

0%

Synthèse des résultats

La possession d'un livre religieux — qu'il s'agisse d'une Bible, d'un Coran ou d'un autre texte sacré — constitue un indicateur discret mais révélateur du rapport des Français à la pratique religieuse dans sa dimension la plus intime. Dans un pays où la laïcité structure depuis 1905 les relations entre l'État et les cultes, cette question touche à la liberté de conscience garantie par la loi, tout en offrant un reflet de l'attachement personnel, culturel ou spirituel aux traditions religieuses. Selon les résultats recueillis et redressés auprès de 1 284 répondants sur Politês, une majorité déclare ne pas posséder de livre religieux : 58 % répondent non, contre 42 % qui en possèdent un. La distribution est relativement nette et dessine un paysage où la présence du livre religieux au domicile reste minoritaire, tout en concernant près d'un répondant sur deux. Premier enseignement : un écart selon le genre mérite attention. Les femmes déclarent posséder un livre religieux à hauteur de 46 %, contre 37 % chez les hommes, soit un écart de neuf points. Cela pourrait suggérer un lien plus fréquent des femmes avec les pratiques ou héritages religieux, une tendance parfois observée dans les études sur la religiosité en France, sans qu'il soit possible d'en inférer une causalité directe. Deuxième enseignement : la variable générationnelle offre un résultat contre-intuitif. Ce sont les 50-64 ans qui déclarent le plus posséder un livre religieux, avec 54 % de réponses positives, devançant nettement toutes les autres tranches d'âge. À l'inverse, les 25-34 ans affichent le taux le plus bas, à 32 %. Les jeunes adultes apparaissent ainsi comme le groupe le moins attaché, dans sa dimension matérielle, à la possession d'un texte religieux. On pourrait émettre l'hypothèse d'un rapport moins institutionnel à la religion au sein de cette génération, même si ce seul indicateur ne permet pas de le confirmer. Troisième enseignement : une variation régionale se dessine, même si elle reste modeste. L'Île-de-France se distingue avec 46 % de réponses positives, au-dessus de la moyenne nationale, tandis que le Nord-Est et le Nord-Ouest enregistrent les taux les plus bas, autour de 32 à 33 %. Ce résultat pourrait refléter la diversité des profils démographiques et culturels selon les territoires. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large où la pratique religieuse en France se caractérise par une tendance à la privatisation. La loi de 1905, en garantissant la liberté de conscience tout en renvoyant le religieux à la sphère privée, aurait contribué à faire du livre religieux un objet d'appartenance intime plutôt que de démonstration publique. La coexistence de plusieurs traditions religieuses sur le territoire français, couplée à un mouvement de sécularisation progressif, pourrait éclairer la répartition observée. Les résultats présentés ici sont redressés afin de refléter au mieux la population française dans son ensemble, ce qui renforce leur fiabilité d'ensemble. Certains segments régionaux ou sociaux affichent des effectifs limités et appellent à une lecture nuancée. Si une majorité de Français ne possède pas de livre religieux à domicile, près de quatre sur dix en ont un — ce qui témoigne d'une présence non négligeable du fait religieux dans la vie privée. La question demeure de savoir si cette possession reflète une pratique active, un héritage familial ou une dimension culturelle détachée de toute observance : autant de nuances que ce seul indicateur ne permet pas de trancher.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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