Économie

Politique

Vie Pratique et Consommation

Publié le

15/12/2025

Pour ou contre le revenu universel ? (Revenu mensuel égal pour tous sans contrepartie)

Résultats ajustés

du 19/08/2026 à 22:18

Depuis toujours

Réponses

724

Pour

41%

Contre

52%

Sans opinion

7%

Synthèse des résultats

Le revenu universel, entendu comme un revenu mensuel identique versé à chaque citoyen sans condition ni contrepartie, est l'une des propositions les plus débattues en matière de politique sociale. Il cristallise des interrogations profondes sur le sens du travail, le rôle de l'État et les mécanismes de solidarité. La question soumise aux répondants invitait à se prononcer simplement : pour ou contre ? Les résultats recueillis par Politês montrent une opinion majoritairement défavorable, mais loin d'être unanime. 52 % des répondants se déclarent contre le revenu universel, contre 41 % pour, et 7 % sans opinion. Si l'opposition est majoritaire, l'adhésion reste substantielle, ce qui traduit une opinion publique partagée plutôt qu'un rejet tranché. Le premier enseignement notable concerne les variations selon l'âge. Les 35-49 ans se distinguent nettement : ils sont les seuls à pencher en faveur du revenu universel, avec 53 % de soutien contre 37 % d'opposition. À l'inverse, les 18-24 ans affichent le niveau de rejet le plus élevé, à 57 % contre, pour seulement 33 % pour. Les 25-34 ans se montrent quant à eux quasi équilibrés (43 % pour, 45 % contre). Ces écarts entre tranches d'âge pourraient suggérer que l'adhésion au concept n'est pas portée principalement par les plus jeunes, contrairement à une idée parfois répandue. Deuxième enseignement : la dimension géographique révèle des contrastes marqués. Les répondants de la région Nord-Ouest se montrent les plus favorables, avec 55 % de soutien contre 36 % d'opposition, ce qui en fait la seule grande région clairement favorable au revenu universel. En Île-de-France et dans le Nord-Est, en revanche, l'opposition dépasse les 54 %, au-dessus de la moyenne nationale. Troisième point : le genre et la catégorie socioprofessionnelle n'introduisent ici aucune différenciation notable. Hommes et femmes affichent des résultats strictement identiques (41 % pour, 52 % contre), et les CSP+, CSP- et inactifs convergent vers des proportions très proches, avec des écarts de l'ordre d'un à deux points. Ces résultats s'inscrivent dans un débat public qui, depuis les années 2010, a connu plusieurs cycles d'intensité en France. La proposition portée par Benoît Hamon lors de la campagne présidentielle de 2017, ou encore les réflexions autour d'un revenu universel d'activité engagées sous le gouvernement Macron, témoignent d'une idée qui traverse les clivages partisans sans jamais s'y ancrer durablement. Les mutations du marché du travail, la progression de l'automatisation et la persistance de la précarité constituent autant de toiles de fond qui continuent d'alimenter la réflexion, sans pour autant trancher les questions de financement ou d'effets attendus. Les résultats présentés sont redressés pour mieux refléter la population française dans son ensemble, ce qui renforce leur robustesse. Ce que ces données donnent à voir, c'est moins un rejet de principe qu'une opinion divisée, traversée par des clivages géographiques et générationnels qui méritent attention. La question de fond reste ouverte : dans un contexte de redéfinition du travail et de la protection sociale, le revenu universel pourrait-il trouver un ancrage plus large, ou demeurera-t-il un horizon débattu sans jamais devenir une conviction majoritaire ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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