Environnement
Sciences et Technologies
Vie Pratique et Consommation
Publié le
31/10/2025
du 01/11/2026 à 06:01
Depuis toujours
Réponses
3074
Oui
27%
Partiellement
31%
Non
39%
Il m'en faut une deuxième
2%
Ne sais pas
1%
La voiture occupe en France une place structurante dans la vie quotidienne, héritée de décennies d'aménagement du territoire pensé autour de l'automobile. Se demander si l'on pourrait s'en passer revient à interroger à la fois les modes de vie, les contraintes territoriales et les transformations en cours dans les mobilités. C'est aussi une question de plus en plus présente dans le débat public, à mesure que s'imposent les enjeux climatiques et que se multiplient les politiques visant à réduire la place de la voiture individuelle. Au global, les résultats recueillis sur Politês révèlent une population majoritairement attachée à son véhicule. Près de quatre répondants sur dix (39 %) déclarent ne pas pouvoir vivre sans voiture, tandis que 31 % estiment pouvoir s'en passer partiellement seulement. Seul un peu plus d'un quart (27 %) affirme pouvoir y renoncer totalement. La réponse « il m'en faudrait une deuxième » reste marginale (2 %), tout comme l'indécision (1 %). Premier enseignement : la dépendance déclarée à la voiture s'accentue avec l'âge. Chez les 18-24 ans, 33 % déclarent ne pas pouvoir s'en passer, une proportion qui monte à 41 % chez les 35-49 ans et atteint 52 % chez les 65 ans et plus. Cette progression pourrait suggérer que l'ancrage dans des modes de vie organisés autour de la voiture tend à se renforcer au fil du temps, possiblement en lien avec des situations résidentielles ou professionnelles moins compatibles avec les alternatives de mobilité. Deuxième enseignement : le lieu de résidence joue un rôle déterminant. Les répondants franciliens se distinguent nettement du reste du territoire : 44 % d'entre eux déclarent pouvoir vivre sans voiture, contre seulement 21 % dans le Nord-Ouest et 23 % dans le Sud-Ouest. Dans ces deux dernières régions, la part de ceux qui déclarent ne pas pouvoir s'en passer dépasse 43 %. Ce contraste pourrait s'expliquer, au moins en partie, par la densité des transports en commun en Île-de-France, qui offre des alternatives que les territoires moins urbanisés ne proposent pas au même niveau. Troisième enseignement : une différence apparaît selon la catégorie socioprofessionnelle. Les répondants appartenant aux CSP- expriment plus nettement leur dépendance à la voiture (46 % de « non ») que les CSP+ (39 %) ou les inactifs (34 %). Ce résultat pourrait indiquer que les contraintes de mobilité liées à l'emploi, combinées à des ressources moindres pour accéder aux alternatives, pèsent davantage sur les catégories populaires. Ces données s'inscrivent dans un contexte où les politiques publiques cherchent à accélérer la transition vers des mobilités plus durables, notamment via les zones à faibles émissions (ZFE) ou l'interdiction de vente des véhicules thermiques neufs en Europe prévue d'ici 2035. Les résultats rappellent néanmoins que la capacité à renoncer à la voiture reste profondément inégale selon les territoires et les situations sociales, ce qui constitue un enjeu central pour l'acceptabilité de ces transformations. Il convient de noter que les résultats présentés ici sont des données brutes, non redressées, ce qui invite à une certaine prudence dans leur généralisation à l'ensemble de la population française. Au fond, cette enquête dessine moins un rejet de la voiture qu'une dépendance vécue comme contrainte par une part significative des répondants. La question centrale n'est peut-être pas tant « voulez-vous vous passer de voiture ? » que « en avez-vous réellement le choix ? »
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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